La 5G est-ce le bonheur ?

21 septembre 2020

 

La 5G ou cinquième génération de la technologie de communication sans fil dont l’ouverture des premières offres de fréquences en direction des opérateurs est prévue fin septembre inquiète beaucoup de citoyens.  Un moratoire avait pourtant été demandé par les ministres de la santé en repoussant au premier semestre 2021 son démarrage afin d’attendre l’avis de l’Anses (agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) sur les risques pour la santé. Mais depuis Macron a tranché pour sa mise en place rapide sans tenir compte des avis contraires et en particulier de la convention citoyenne pour le climat dont il s’était pourtant engagé à retenir les propositions !

Exposition aux rayonnements !

 La 5G va augmenter fortement l’exposition des populations européennes aux champs électromagnétiques qui sont suspectés d’être cancérigènes par l’OMS. En effet les ondes millimétriques porteuses de la 5G sont fortement absorbées par les murs, la pluie, le végétaux ce qui oblige à multiplier les antennes relais et par la même l’exposition aux radiations de la population.

En a-t-on besoin !

La question que l’on peut se poser c’est : a-t-on vraiment besoin de la 5G ? Macron en est convaincu si l’on retient ses « bons » mots : retour à la lampe à huile et on n’est pas des Amish afin de ridiculiser les opposants ! Mais quels sont ses avantages essentiellement un débit beaucoup plus rapide permettant de charger un film sur son téléphone en quelques secondes, mais visionner un film sur son téléphone est-il intéressant et essentiel. Les autres applications concernent le transport (autonomie des véhicules, la  télé médecine et le commerce en ligne, mais le principal reproche est le manque de démocratie dans sa mise en place. 

Avertir le consommateur ! 

Alors que sur les paquets de cigarettes on peut lire : « le tabac nuit à votre santé » pourquoi ne pas écrire la même chose sur les futurs portables : «  la 5G nuit à votre santé » car avec cette nouvelle technologie on ne sait rien des effets santé sur le long terme, seul l’avenir nous le dira ! Mais ce n’est pas fini, la 6G avec un débit de données au niveau du térabit est déjà en cours de développement.

Grâce au covid, Netflix a gagné !

14 septembre 2020

 

Grâce au covid, Netflix a gagné et les récentes  décisions du premier ministre concernant le port du masque tout au long des séances de cinéma ne va pas améliorer la situation. Les salles étaient déjà presque vides et cette nouvelle mesure ne va pas favoriser le retour des spectateurs. Le suppression des distances de sécurité en compensation dans les zones vertes n’est pas très rassurante et dans les zones rouges ce sera la double peine, masque plus un fauteuil sur deux, pour les propriétaires de salles.

Porter un masque durant la séance !

Porter un masque tout au long de la séance est contraignant et loin d’être agréable, je l’ai testé récemment et c’est loin de m’enthousiasmer. Cela va réduire mes envies de cinéma où j’allais au moins une fois par semaine depuis des années. Si ces consignes sont bien respectées par l’ensemble des spectateurs mais il n’ont pas vraiment le choix, par contre les habituels mangeurs de pop-corn sont pénalisés et encore plus les gérants des salles pour qui la vente des confiseries est essentielle pour compléter leur chiffre d’affaires.

Avec Netflix ciné à domicile ! 

Pendant ce temps-là, Netflix et les plateformes similaires se frottent les mains car leur nombre d’adhérents augmente. En effet cette situation va pousser les gens à installer chez eux à l’aide de vidéo projecteur des mini salles de cinéma domestiques remplaçant l’écran de télévision et permettant de visionner des milliers de films sur des grands ou plutôt des moyens écrans muraux, mais dans son propre fauteuil, sans masques et à moindre coût. Plusieurs de mes fils ont déjà fait la démarche et j’avoue que j’hésite encore car sans l’argent apportés par les spectateurs les films auront du mal à être financés et produits.

La fin des cinémas indépendants !

Dans ces conditions, on risque de voir disparaître une grande partie des cinémas indépendants. Par ailleurs, la production de nouveaux films risque de se réduire si le CNC, qui collecte les taxes sur les entrées, voit ses recettes baisser fortement du fait de l’absence de spectateurs ; il ne pourra plus jouer son rôle essentiel de financeur des activités liées à la production cinématographique.

De plus en plus de clusters !

7 septembre 2020

C’est la fin des vacances mais les gens ont beaucoup circulé et le virus aussi. Malgré les mesures barrières de plus en plus respectées par la population cette saloperie de covid s’infiltre partout. Il y a encore quelques temps je ne connaissais pas de malades contaminés parmi mes proches, mais depuis il y en a.

Rester chez soi !

C’est inquiétant à moins de rester chez soi et de ne rencontrer personne il est très difficile de se protéger. Le port du masque de plus en plus imposé, même à l’extérieur dans certaines villes, ne semble pas suffisant car il ne protège pas directement de la maladie mais évite seulement son extension. En effet il empêche la propagation des gouttelettes respiratoires émises par les personnes porteuses du virus, mais son pouvoir filtrant ne s’exerçant que vers l’extérieur il ne protège pas totalement son utilisateur, mais c’est l’unique moyen de prévention dont on dispose aussi est-il maintenant imposé partout. Il semble que ce soit dans les usines et dans les rassemblements familiaux que le risque de contamination soit le plus élevé dans la mesure où la distanciation sociale est difficile à faire respecter pour des gens qui se connaissent tous et pensent ne rien risquer. Mais il suffit de la présence d’un contaminé asymptomatique qui ne porte pas de masque pour qu’un cluster (foyer de contamination en français) se mette en place.

Tester les invités !

L’une des solutions serait (une idée de mes cousins) avant d’organiser une fête de famille, de tester tous les convives dans la mesure où les tests sont maintenant disponibles. Mais cela reste très contraignant et gâche un peu le plaisir de se réunir. Se méfier de tous le monde même de ses proches va perturber les relations familiales et humaines. Le monde d’après que nous promettais notre président risque d’être beaucoup moins convivial, mais il faudra faire avec tant que ce virus n’aura pas disparu surtout qu’avec la rentrée la menace d’une deuxième vague épidémique reste possible, bien que l’on nous dise le contraire.

Centres de dépistages !

Le ministère de la santé vient de mettre en place des centres de dépistages dans les villes, libre d’accès, gratuits et sans rendez-vous, excellente initiative sauf qu’il y a une file d’attente importante devant ces dispensaires improvisés. Si l’on ne respecte pas bien les consignes de distanciation surtout pour les contaminés qui l’ignorent, le risque d’attraper le virus à cette occasion n’est  pas négligeable et cette contamination récente ne sera pas détectée, la charge virale étant en début d’infection encore insuffisante. Cette situation est kafkaïenne !

Rentrée des classes !

La rentrée de 12 millions d’élèves en classe cette semaine risque d’aggraver la situation même si les mesures sanitaires proposées par le ministre Blanquer sont respectées. Mais pour de nombreux enseignants et parents d’élèves elles sont insuffisantes et devraient être renforcées.A l’université le retour de plus de 2,7 millions d’étudiants qui ont dû beaucoup faire la fête durant l’été va aussi participer à la dissémination du virus comme c’est déjà le cas à Nantes lors d’une soirée d’intégration en médecine !

Enseigner avec un masque : un challenge !

31 août 2020

Face à une classe d’adolescents et d’adolescentes masqués, le professeur lui même masqué va devoir faire passer son message en n’utilisant que sa voix elle-même partiellement déformée, cela ne va pas être facile. Il ne pourra plus lire sur le visage de ses élèves l’état de compréhension de son discours. Pour ces derniers les messages de satisfaction seront difficiles à envoyer a moins de les écrire sur leurs paupières comme pendant les cours  d’Indiana Jones !

Plus de perception visuelle du discours !

En effet chez l’enseignant comme chez tout conférencier en plus de la voix, pour celui qui écoute il y a une perception visuelle des informations sur le visage de celui qui parle, qui complète le discours reçu par les oreilles et joue un rôle important dans la transmission du message. Les politiques l’ont bien compris qui se présentent à visage découvert lors de leurs meeting et à la télé. La présence d’un masque sur le visage de l’enseignant comme de l’apprenant va faire disparaître cette relation émotionnelle qui facilite beaucoup les échanges, la compréhension et la mémorisation des cours transmis.

Adieu l’empathie !

 En dehors des informations  transmises par le visage comme un sourire ou une grimace et qui étaient à l’origine d’une certaine empathie entre le professeur et ses élèves et qui vont disparaître, les mouvements des lèvres définitivement absents participaient à la compréhension des messages en particulier chez les mal entendants.  

Place au mime !

Avec la face masquée on va se rendre compte combien le message oral était conditionné par un engagement corporel total avec le visage comme élément central. En l’absence de ce dernier les enseignants devront amplifier leur gestuel, mimer leurs cours et les sensibiliser par des mouvements corporels. Toutefois lever les deux bras à la De Gaulle, comme l’a essayé maladroitement l’actuel président lors d’un meeting préélectoral, ne sera peut-être pas suffisant pour raccrocher l’attention des élèves. Ils devront réinventer une nouvelle manière d’enseigner et après l’utilisation à marche forcée d’internet pendant le confinement, c’est un nouveau défi qui leur est proposé, souhaitons leur bien du courage !

Le jour du dépassement est déjà derrière nous !

24 août 2020

 

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Classement de Shanghai des universités

17 août 2020

 

Comme tous les ans à pareil époque, l’université de Shanghai publie son classement des universités faisant la part belle aux universités anglo-saxonnes qui comme d’habitude trustent les 10 premières places. Mais pour une fois 5 universités françaises, ou plutôt des regroupements d’établissements qui ont été mis en place dans ce but, se classent dans les 100 premières. Malencontreusement notre actuelle ministre de l’enseignement supérieur, toujours aussi nulle, se félicite de ce résultat en déclarant que cela témoigne de la «qualité de notre enseignement et de notre recherche au plan international ». 

Un coup dans l’eau !

C’est raté car justement  c’est ce que l’on reproche à ce classement, de ne prendre en compte que la recherche et de négliger totalement les activités d’enseignement des établissements classés. Seuls sont pris en compte les activités de recherche et leurs évaluations à l’aide d’indicateurs que sont le nombre de prix Nobel ou de médailles Field, le nombre de chercheurs les plus cités donc présentant un indice bibliométrique ( facteur h) élevé et le nombre de leurs publications dans les revues scientifiques américaines  les plus cotées comme « Sciences ou Nature ». 

Les universités de l’ouest !

 La nouveauté, qu’elle a oublié de noter, c’est la présence de trois universités de l’ouest : Rennes, Nantes et Angers pourtant négligées par le ministère au niveau des classements dit de campus d’excellence dont la recherche est abondamment financés par les fameux IDEX (initiative d’excellence). Cherchez l’erreur !

Service public et territoire !

Malgré la destruction du service public et le déséquilibre territorial que cela engendre et les protestations des syndicats, en 2012, François Hollande en remet une couche en inventant les I-SITE (Initiatives Sciences-innovations-territoires-Économie) dans lequel pour le grand ouest seule l’université de Nantes émarge quelque peu.

Rien pour les sciences humaines !

Par contre dans ce système qui ne met en valeur que les sciences dures, les sciences humaines sont naturellement exclues. Les étudiants en sciences humaines en France sont pourtant les plus nombreux, trois fois plus que les scientifiques si l’on y ajoutent le droit et les sciences économiques. Dans ce système qui privilégie l’excellence et l’autonomie au détriment du reste elles privilégient la qualité de leurs enseignements et de leurs formations, mais ce sont les plus mal loties et pourtant elles font un travail excellent, essentiel mais mal récompensé. D’autres classements existent et sont publiés mais la référence reste celui de Shanghai qui fait la part belle à la langue anglaise, quid de la francophonie, c’est navrant !

Covid, notre pays pas encore au point sur les tests !

10 août 2020

 

Le gouvernement par la voix de son ministre de la santé, Olivier Véran se vante d’en proposer 700 000 par semaine mais sans avoir tenu compte des disponibilités des laboratoires d’analyses qui sont saturés. Ainsi les délais d’obtention des résultats, 48 h au mieux mais jusqu’à 5 jours dans certaines régions, c’est loin de respecter les injonctions du monde médical qui considère que 24 h est le maximum pour éviter les contaminations si le patient est porteur du virus. Autant dire que nous sommes loin d’être performant à ce niveau. Les décisions du gouvernement d’ouvrir à tous et sans contraintes (pas de prescription médicale et remboursement par l’assurance maladie) a aggravé la situation saturant les laboratoires d’analyses. Avoir envoyé 1,3 millions de bons pour un test PCR covid aux francilien en juillet sans s’inquiéter des capacités d’accueil et sans concertations avec les laboratoires c’est une nouvelle gaffe de ce gouvernement complètement dépassé. Il vient encore de faire mieux en mettant les tests en accès libre avec remboursement par l’assurance maladie.

Coke, pardon tests en stock

 Nous avons maintenant un énorme stock de tests donc le problème n’est pas là, on pourrait maintenant pratiquer les 700 000 prélèvements pour tests comme promis par le ministre de la santé mais le compte n’y est pas, on atteint difficilement les 500 000 tests par semaine  et en Ile  de France le délais est encore de deux à six jours pour savoir si l’on est porteur du virus, ce qui pour les médecins infectiologues est beaucoup trop 

Point d’étranglement 

Pourtant le ministre de la santé a élargi les habilitations à faire des prélèvements en autorisant les aides soignantes, les étudiants en médecine, les secouristes, les pompiers et même les techniciens de laboratoire à les réaliser.  Le point d’étranglement se situe surtout au niveau des biologistes, en sous effectif dans cette période de vacances, capables de réaliser des analyses par PCR. Ce manque de techniciens compétents et disponibles pour les effectuer et les interpréter va s’aggraver en août et à la rentrée de septembre cela ne va pas s’arranger. 

 Dépistage généralisé 

 Si le ministre se voit obligé de dépister des villes entières, ce qui risque de se passer en Mayenne il faudra mettre en place un grand plan d’urgence en embauchant plus de personnels, en affectant des locaux adaptés, en développant de nouveaux centres d’appels, si l’on ne veux pas se retrouver dans la situation précédentes où l’on manquait de tout et de ce fait remettre en place le confinement. Pas facile d’être ministre de la santé à l’heure actuelle, souhaitons lui bien du plaisir !

 

Pas de milliards pour la recherche publique !

3 août 2020

 

Face à la pandémie la ministre Frédérique Vidale a annoncé la mise en place d’une ANR flash Covid pour plusieurs millions d’euros mais réalisée à budget constant. Autrement dit on va déshabiller Pierre pour habiller Paul ou plus précisément réduire les crédits de certains chercheurs car ces sommes seront prélevées sur le budget des autres projets ANR qui vont de ce fait être financièrement affaiblis. 

LPPR

A côté de cela, elle se vante de la mise en place rapide de la loi de programmation annuelle de la recherche (LPPR) qui devrait, suivant ses dires, apporter de nouveaux moyens budgétaires et des emplois au niveau de la recherche publique. Mais il n’en est rien, elle parle d’un investissement le plus important sur 10 ans jamais effectué de 25 milliards d’euros. Effets d’annonce, mais si l’on regarde dans le détail on constate que ces sommes qui semblent importantes ne vont que juste compenser l’inflation des dix dernières années pour moitié et pour le reste ne font que suivre les prévisions d’augmentation du PIB telles qu’elles avaient été programmées avant la pandémie. L’engagement européen de 2000 d’amener le budget de la recherche à 1% du PIB est encore loin d’être atteint. À l’inverse d’une progression comme l’affirme faussement la ministre, c’est donc une stagnation programmée de l’effort de recherche publique pour les dix ans à venir. 

Répartition contestable

Dans les faits c’est encore plus dramatique, si l’on étudie la loi de finance rectificative pour 2021 concernant les universités et la recherche, la répartition des crédits (un peu moins des 400 millions d’euros prévus et cela baisse toutes les semaines !) en dehors de l’aide d’urgence aux étudiants en difficultés et des subventions au CROUS pour compenser les pertes de loyer, l’essentiel des crédits seront ciblés vers le soutien indirect aux entreprises privées  qui développent de nouveau moyens de transport plus écologique, tout cela un nouvelle fois au détriment de la recherche publique. C’est à nouveau un tour de passe-passe budgétaire et les projets des chercheurs vont en faire les frais. Tout particulièrement un budget prévisionnel doit être prévu pour la rentrée de septembre concernant le financement de la prolongation des contrats doctoraux et post doctoraux des jeunes chercheurs, mais on l’attend toujours ! 

 

Avec Macron on tourne en rond !

27 juillet 2020

 

Soit-disant innovant avec son interview du 14 juillet Emmanuel Macron a rabâché le discours qu’il délivre depuis plusieurs mois : prendre un nouveau chemin (mal défini) avec une nouvelle équipe tout en ne changeant pas de politique. Il a essentiellement changé de premier ministre qui devrait être plus proche des citoyens que le précédent, car maire d’un petit bled et non d’une grande ville, cela reste à voir ! 

Pas de risque d’aller dans le mur !

L’avantage de tourner en rond c’est qu’il ne risque pas d’aller dans le mur quand il ratisse à droite comme à gauche, mais il a quand même une stratégie qui consiste à récupérer les électeurs de Nicolas Sarkozy en vue des prochaines élections présidentielles. 

Transition écologique

Il met en avance la transition écologique, mais sans donner plus de précisions sur un calendrier d’applications des nombreuses promesses sur le climat qu’il a faites. Sans engagement budgétaire dans ses discours successifs, il tente d’endormir les français et en particulier les 150 membres de la convention citoyenne pour le climat en leur proposant deux référendums sur l’environnement afin de montrer son engagement vers l’écologie. 

Deux référendums 

 Le premier proposant de faire apparaître dans l’article un de la constitution la lutte contre le changement climatique. Mais après réflexion il a refusé la réécriture du préambule de la constitution qui place l’environnement au dessus des autres valeurs fondamentales de notre république, comme il a rejeté la notion de crime écocide. Le second référendum est moins précis sur les mesures qui seront retenues. Après avoir déclaré suite aux municipales qu’il n’allait quand même pas verdir son programme, il prévoit quand même d’injecter sur deux ans donc avant la fin de son quinquennat 15 milliards d’euros pour financer la conversion écologique en investissant dans les transports moins polluants dont les bagnoles et dans l’isolation des bâtiments et des habitations. Cette dernière proposition, qui n’est pas nouvelle est bonne, par contre elle a engendré un démarchage téléphonique insupportable !

Comment mécontenter tout le monde !

20 juillet 2020

 

 

Alors qu’il nous avait promis avec ce nouveau gouvernement un changement de cap, une prise en compte de l’environnement et du défit climatique, voilà qu’il retourne à sa politique réformatrice en remettant sur le tapis la réforme des retraites. Pour une fois il met tout le monde d’accord, syndicat et patronat sur la mauvaise idée de relancer ses projets de réforme des retraites alors que la priorité devrait  être de résoudre la crise économique avec la mise en place d’un plan de relance.  

Tout faux !

Une nouvelle fois il a tout faux privilégiant son ego et voulant marquer l’histoire comme un grand réformateur, il relance sa retraite à point qui ne sera totalement appliquée que dans une ou deux décennies. Mais peut-être se voit-il comme Poutine une sorte de président à vie, réélu tous les 5 ans, le mandat présidentiel est actuellement limité à deux, mais avec une petite loi modificative de l’article 6 de la constitution, le tour est joué ! Dieu nous en préserve !

Grande messe écologique !

 En ce qui concerne les conclusions de la grande messe écologique dont il était très fier, grand show sur les pelouses de l’Élysée, il s’est engagé à prendre en compte la presque totalité des mesures proposées par la convention citoyenne sur le climat, hormis trois : la réduction de la vitesse sur les autoroutes, la modification du préambule de la constitution mettant en avant la protection de l’environnement et la taxe de 4% sur les dividendes des entreprises. 

Mesures rejetées !

 Mais très rapidement certaine de ces mesures ont été rejetées par l’exécutif : pas de renégociation du CETA, pas de suppression des vols intérieurs sur courte distances, pas de concept de crime écocide, pas de réduction de la TVA sur les billets de train, maintien de la publicité sur les SUV, pas d’arrêts de l’extension des aéroports, pas de moratoire sur l’extension de la 5G. D’autres reculs vont apparaître discrètement dans les jours à venir et grignoter peu à peu les engagements d’Emmanuel Macron et les objectifs définis de réduction de 40 % des émissions des gaz à effets de serre vont rester un voeux pieux, tant pis pour les générations à venir.

Dernière info : les discussions sur la réforme des retraites seront repoussées en fin d’année et celle de la réforme de l’assurance chômage reportée début 2021. C’est plus raisonnable !

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