Vaccin AstraZaneka un gros cafouillage !

Dans les vaccinodromes des Haut de France, si l’on a épuisé rapidement les doses de Pfizer les doses d’AstraZeneca restent sur les bras des personnels chargé de la vaccination et les centres ont dû fermer plus tôt que prévu du fait d’un nombre abondants de désistements. L’image que renvoie l’utilisation de ce vaccin est trouble. 

Thromboses !

 En dehors des thromboses dont certaines mortelles qu’il semble avoir provoqué, sa prescription en fonction de la classe d’âge est cafouilleuse. En France à 58 ans il est possible de se faire vacciner avec l’AstraZaneka, mais ni en Allemagne ni aux Pays-Bas. Pour se faire vacciner avec le même vaccin il faudra au moins quatre ans de plus en Suède et en Norvège, alors qu’en Espagne il faut être considéré comme un travailleur essentiel pour être vacciné après 65 ans et en Italie à plus de 80 ans ce vaccin n’est pas recommandé. 

Inversion politique !  

En France il y a eu une inversion de la politique alors qu’il était réservé au moins de 50 ans d’après l’épidémiologiste Emmanuel Macron lors d’un discours, puis après quelques jours de suspension à cause de cas de thrombose suite à l’injection, il est maintenant réservé au plus de 55 ans. Plus kafkaïen les moins de 50 ans qui ont reçu une première dose de ce vaccin auront des difficultés à obtenir une deuxième dose et le ministre leur propose une deuxième dose de vaccin à ARNm.

Désinformation ! 

 Dans ces conditions de désinformation, on comprend que nos concitoyens soient réticents à  recevoir ce vaccin à  l’ancienne qui contient un vecteur viral qui engendre une réponse immunitaire rapide et plus marquée que les nouveaux vaccins à ARN messager, mais avec des effets secondaires plus marqués. Le nom de ce vaccin a été changé en Vaxsevria par le producteur suedo-britannique mais le produit reste le même et ne suffira sûrement pas à faire disparaître les doutes sur son innocuité. Le changement d’emballage sera-t-il suffisant pour redonner confiance aux patients, j’en doute ! Pourtant dés aujourd’hui les plus de 55 ans vont pouvoir se faire vacciner avec de l’AstraZeneka, bon courage !

Les anglais n’ont pas tout bon !

Le premier ministre anglais  qui se vante d’avoir vaccinés la moitié de ses concitoyens est maintenant coincé car ne disposant pas de quoi leur fournir de deuxième dose. Seulement un peu plus de 5% ont vraiment reçu leur deuxième dose ce qui réduit l’avantage des anglais par rapport à la vaccination en France.

 

Une réponse à “Vaccin AstraZaneka un gros cafouillage !”

  1. Henri . Cal dit :

    Bonjour Prof Gg,
    voici une copie de l’article publié dans
    Le Gob-journal :

    Adieu l’entente cordiale !…
    La vaccination – compétition entre UK et EU est une folie et une faute
    Henri Poincal
    La grande bretagne est-elle redevenue une île, où tout le monde est vacciné et ou la pandémie n’entrera plus jamais?
    Cette île paradisiaque, hélas, n’est qu’un paradis de conte de fées. Une fiction inventée et bien racontée dans les « tabloïds » par des griots conservateurs qui prennent leurs rêveries de grandeur impériale pour la réalité.
    La question de savoir s’ils sont simplement des bonimenteurs séniles et naïfs ou des manipulateurs d’opinion cyniques est au delà de mes compétences de chroniqueur mayennais. Pour ce qu’il m’est possible de comprendre, je ne parviens pas à savoir s’il s’agit d’une comédie ou d’une tragédie. Je dois bien l’avouer, c’est le cas à chaque fois que je m’aventure à vouloir lire Shakespeare dans le texte. Toutefois, mon impression est que cette manière de voir la vaccination comme une compétition qui opposerait la Grande Bretagne au reste de l’Europe est une erreur et qui plus est une faute.
    Présenter le score vaccinal comme ceci : UK 20% EU 2% est une erreur.
    Il est vrai que la Grande Bretagne à commencé sa campagne de vaccination contre le Covid dès le début du mois de décembre avec le vaccin Pfizer-BioNTech. Grâce à l’abnégation des personnels soignants et d’ infirmières, dignes héritières de Florence Nightingale, 20 % de la population britannique a reçu, à ce jour, sa première dose de vaccin. Le problème est que ce vaccin doit être suivi d’un rappel. Le score annoncé n’est donc que celui de la première période de la première mi-temps. Présenter cela comme le résultat du match est donc une erreur.
    Ce qui est une faute, c’est de présenter les effets des politiques vaccinales de la Grande Bretagne et de l’Union Européenne, comme s’il s’agissait d’une compétition. Dans un monde globalisé, vacciner une seule région du globe n’assure pas la sécurité de cette région, quand bien même il s’agirait d’une île.
    En matière d’immunité contre le virus et ses diverses couronnes, c’est « tous ou rien », ce n’est pas « que le meilleur gagne » !…
    Alors, pourquoi une certaine presse britannique présente-t-elle les choses ainsi? Pourquoi cette erreur et cette folie ? L’hypothèse est simple à formuler : il s’agit d’une publicité faite aux responsables politiques qui ont orchestré le « brexit ».
    L’Union Européenne à l’occasion de la pandémie a montré une de ses faiblesses, sa lenteur. Il n’est pas facile de synchroniser 27 états membre. Mais elle montre aussi une de ses vertus : la solidarité entre tous ces membres et même un peu aussi en direction de l’Afrique…
    En somme, ce que à quoi nous assistons, ce n’est pas un tournoi entre des nations, mais une mise à l’épreuve d’une gouvernance participative à l’échelle de la planète.
    Merci petit virus, grâce à toi une grande idée se fait jour…

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