Le climat, référendum ou plébiscite ?

 

Après avoir rejeté beaucoup de propositions de la convention citoyenne, Emmanuel Macron, à la surprise générale, met de l’eau dans son vin en proposant un référendum sur le climat. Il propose une révision de la constitution pour y introduire dans l’article premier la défense de l’environnement. Plus précisément en incluant la phrase : « La république garantie la préservation de la biodiversité, de l’environnement et lutte contre le dérèglement climatique ». Coup médiatique et politique, mais qui n’apporte rien car les spécialistes du droit constitutionnel considère que ce texte n’aura aucune conséquence juridique !

 Un coup dans l’eau !

Pour Macron, c’est un coup dans l’eau ; en effet, dans la charte de l’environnement introduite en 2004 par Jacques Chirac dans la constitution, le texte : « Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement » est bien plus précis faisant non pas référence à la république pour protéger l’environnement mais à une personne et prévoit non pas l’immobilisme mais son amélioration.

Pas un vrai référendum !

Mais cette proposition n’a rien d’un référendum car dans un référendum on pose une question à laquelle les citoyens doivent répondre par oui ou par non et souvent ils répondent non pas à la question posée, mais par un oui ou par un non, désavouant ou non celui qui l’a posée avec un résultat souvent décevant. Nous en avons un exemple dans l’histoire récente avec le Général de Gaulle et son référendum sur la régionalisation qui a abouti à sa démission.

Propositions à la trappe !

Ce référendum sert à cacher les nombreux renoncements concernant les 150 propositions de la convention citoyenne pour le climat alors qu’il s’était engagé dans l’enthousiasme de leur présentation à prendre en compte 146 de ces propositions. Depuis il n’a cessé de revenir en arrière parfois brutalement et de façon désagréable comme sur la 5G faisant fi de la proposition de moratoire proposé par la convention citoyenne et les écologistes en se référant de façon insultante à la lampe à huile et au modèle Amish.

Plébiscite !

Macron cherche plutôt  un plébiscite  qu’un référendum afin de devenir le candidat incontournable lors des élections présidentielles de 2022. Il faudra qu’il choisisse avec soins la question qu’il posera aux français lors de ce référendum s’il ne veut pas se trouver dans la même situation que le grand Charles. En final si le non l’emporte il n’aura plus qu’à s’en aller et ce sera sûrement la meilleure solution  !

 

 

2 Réponses à “Le climat, référendum ou plébiscite ?”

  1. Peter dit :

    Référendum de de Gaulle sur la régionalisation ? C’est nouveau, ça !

  2. prgg dit :

    C’était un référendum sur la mise en place des régions en 1969 donc sur la régionalisation !

    Dernière publication sur Prgg : La dure vie du chroniqueur !

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