La covid, vaccin ou traitement ,

 

Ce n’est pas difficile à comprendre quand on se place du côté de l’industrie pharmaceutique l’obtention d’un vaccin concerne plusieurs millards d’êtres humains alors que celle d’un traitement ne va concerner au maximum que quelques millions de malades. L’échelle n’est pas la même et le profit espéré est bien différent, le choix est donc facile plutôt que de chercher à soigner les malades, ils ont préféré orienter leurs travaux vers la recherche de vaccins.

Vaccin ou traitement !

Si ces sociétés pharmaceutiques communiquent beaucoup sur leur avancées en ce qui concerne les vaccins, elles restent plus discrètes sur les traitements permettant de guérir les patients. Pourtant dans une échelle de temps la vaccination sera sûrement efficace sur le long terme  avec l’espoir d’éradiquer cette épidémie, mais sur le court terme, pour soigner les malades qui s’entassent dans les hôpitaux, il y aurait urgence à proposer un médicament antiviral efficace bloquant la réplication du virus dans l’organisme et ainsi l’éliminant.

Pas de nouvelles molécules !

Une piste semble apparaître qui consisterait, plutôt que de rechercher de nouvelles molécules, à tester les molécules connues, déjà présentes dans des médicaments existant, en les repositionnant c’est à dire en les prescrivant pour un autre usage que celui pour lequel elles avaient été mises sur le marché. Mais pour l’industrie pharmaceutique on comprend que cela soit beaucoup moins motivant, surtout moins intéressant financièrement si ces molécules sont déjà dans le domaine public.

Concurrence !

Si l’on a obtenu très rapidement des vaccins,  la concurrence a été rude et le choix est grand. Mais le premier à être utilisé en Grande Bretagne est celui de la  société américaine  Pfizer qualifié d’efficace à 90 %, mais sans trop préciser sur quelle population et il y a un doute concernant les personnes âgées qui vont pourtant être les premières à bénéficier du vaccin.

Pistes nombreuses !

Pour produire ces vaccins plusieurs pistes ont été explorées avec des démarches différentes. La  démarche originale jamais encore testée est l’injection d’un ARN messager provenant du virus et censé s’intégrer dans les cellules humaine en y produisant une protéine virale qui va stimuler le système immunitaire. C’est le cas du vaccin proposé par Pfizer mais aussi par Sanofi et Moderna. D’un autre côté des vaccins à adenovirus recombinant sont  étudiés par AstraZeneca d’Oxford comme le vaccin russe Spoutnik V ; considérés comme des vaccins OMG, jamais encore utilisés chez l’homme, ils devraient faire l’objet de tests plus approfondis et sont à l’origine de fortes inquiétudes de la part des citoyens. La méthode classique du virus atténué ou inactivé est utilisée dans les vaccins chinois Sinopharm et Sinova et semble plus rassurante. Dans tous les cas je pense que nous n’auront pas le choix lorsque l’on nous proposera de nous faire vacciner !

La chaîne du froid !

Le vaccin Moderna semble avoir l’avantage, annonçant 95 % d’efficacité, il a besoin d’une chaîne du froid moins contraignante que son concurrent : conservation au congélateur à – 20 °C pendant 6 mois puis dans un frigo normal pendant 30 jours. Concernant le vaccin  Pfizer qui doit être conservée à -70 °C, prévoyant cette fois le ministre de la santé, Olivier Véran, a commandé 50 super congélateurs, est-ce judicieux ! Par contre on risque d’attendre un peu, voire beaucoup pour disposer d’un traitement efficace, c’est dommage !

Une réponse à “La covid, vaccin ou traitement ,”

  1. Peter dit :

    Très juste. La vaccination risque d’être inutile si le covid disparaît définitivement comme la grippe espagnole ou la grippe asiatique. Un traitement serait plus approprié. De la même manière on discute d’objectifs de réduction des émissions de carbone mais on ne construit pas de digues ni de pare feu…

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