Confinement brutal

Fermer brutalement, en milieu de semaine, pour cause de confinement les petits commerces est une aberration. Les technocrates, purs produis de l’ENA qui nous dirigent, manquent de bon sens, cette matière ne devait pas être dans leur programme de formation. En effet fermer d’un coup les commerces comme les restaurants, les bars et les brasseries qui ont rempli leurs frigos de victuailles en vue du week-end, c’est la double peine ils vont perdre ces provisions en plus de perdre toute activité pour un mois au moins ! Le manque d’anticipation de ce gouvernement est une constante depuis le début de l’année.

Coup de baguette magique 

Mais y avait-il urgence à confiner en catastrophe tous les français d’un seul coup de baguette magique. En fermant tous les petits commerces non essentiels à la vie de la nation et en laissant par contre ouvert les grandes surfaces comme lors du précédent confinement. En particulier les libraires et les marchands de jouet qui font la moitié de leur chiffre d’affaires annuels durant la période précédent Noël et dont les stocks sont au maximum n’apprécient pas que la grande distribution puissent continuer à distribuer librement ces produits pendant le confinement et protestent vivement. Par contre en protestant ils voulaient obtenir la réouverture de leurs établissements et ils n’ont obtenus que la fermeture des points de vente équivalents dans les grandes surfaces !

 

Confinement «  light « 

On est théoriquement tous confinés mais les enfants vont à l’école et les parents au travail, seul les grands-parents retraités restent cloîtrés à la maison, les chômeurs aussi mais ils restaient déjà à la maison ! En fait, de façon déguisée ce deuxième épisode de confinement va surtout concerner les plus de 65 ans. Dans la mesure où cette tranche d’âge est reconnue comme celle à risque qui remplit les lits de réanimation des hôpitaux avec une fin souvent triste et l’idée du confinement par tranche d’âge, qui n’avait jusque là pas très bonne presse, se concrétise cette fois de façon déguisée. 

Notre liberté mise en cause

Nous avons survécu au premier confinement mais nous allions vers l’été, il était possible de sortir dans son jardin sans demander d’autorisation, il faisait beau et chaud et on pouvait lire un bouquin au soleil ou sous un arbre ! Cette fois nous allons vers l’hiver, il fait froid et humide pas question d’aller bouquiner à l’ombre d’un arbre qui perd d’ailleurs ses feuilles. Dans ces conditions hivernales notre survie va être moins évidente, cette privation de liberté est difficilement acceptable aussi je me souviens de la définition de la liberté que l’on m’a apprise dans un établissement confessionnel et dont j’ai changé le dernier mot : « Être libre c’est être capable de prendre à son compte la réponse à faire à l’appel de Macron ! ». Dans la phrase originale c’était « à l’appel de Dieu » mais comme Macron se prend pour Jupiter cela peut aussi marcher encore qu’il semble que ses adeptes, pour ne pas dire ses disciples soient de moins en moins nombreux ! Cela ne résout rien et avec au moins un mois de confinement, on va avoir le temps de méditer.

Fini la culture

Les activités artistiques sont définitivement arrêtées : plus de théâtre, de concert, de cinéma, de musées, des milliers d’artistes, d’intermittents du spectacle, de personnels techniques et administratifs associés à ces activités sont au chômage et cela risque de durer. Que reste-t-il comme distractions pour les vieux, les bistrots sont fermés, plus possible de prendre un petit blanc ou un petit noir sur le zinc, ils doivent marcher au maximum une heure par jour mais pour aller où ? Tourner en rond autour de leur pâté de maison afin de ne pas s’éloigner de plus d’un km de leur domicile pour respecter les consignes gouvernementales, ce n’est pas très excitant. L’aventure n’est plus au coin de la rue comme le chantait Dutronc sauf si l’on a oublié son attestation et que l’on soit contrôlé !

 

 

Une réponse à “Confinement brutal”

  1. rousselhenry16@gmail.com dit :

    Le paradoxe, pour ce qui concerne les libraires, c’est que pour les soutenir, il faut recourir à internet qui est le vecteur de leur destruction : amazon est plus fort que la distribution locale… Bref non seulement nous sommes confinés, mais en plus placé dans une injonction contradictoire.
    En effet, c’est brutal !

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