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Archive pour octobre 2020

Avoir vingt ans !

Lundi 26 octobre 2020

 

« C’est dur d’avoir 20 ans en 2020 ». Suite à cette déclaration d’Emmanuel Macron lors de son « interview », les jeunes ont réagi car ils sont particulièrement touchés par cette situation sanitaire et ses effets secondaires : privation de liberté, chômage partiel, annulation des stages, plus de petits boulots pour financer leurs études, plus de baby-sitting, examens remis et pour ceux qui ont terminé leurs études embauches gelées. Plus de sorties après 21 h dans 54 départements, fêtes étudiantes interdites partout, c’est pas une vie quand on a 20 ans !

Génération covid !

Comment ne pas céder au pessimisme quand, jeune, on voit que son avenir est provisoirement bouché. Toutefois on peut espérer que les scientifiques vont finir par trouver comment éradiquer ce virus, même si cela risque de prendre un peu de temps. Avec le couvre-feu qui s’étend, la génération covid doit réinventer sa jeunesse en remplaçant les soirées entre amis par des plateaux repas devant la télé, c’est moins motivant. Peu de cours en présentiel dans les facs mais du télé enseignement tout seul devant l’écran de son ordinateur, plus de grands rassemblements donc plus de convivialité, et lorsque l’on se rend sur un campus respect de la distance sociale avec masque obligatoire. Plus de longs séjours à refaire le monde le soir dans les bistrots devant un café en laissant le temps passer car il faut rentrer chez soi à 21 h !

 Génération 68 !

J’ai eu 20 ans en 1968  et c’était une autre histoire, les universités fermées ou du moins occupées par les étudiants en grève. La  fête du matin jusqu’au soir, avec de grand rassemblements dans les amphis à préparer les manifestations et la révolution même si elle n’a pas vraiment abouti.  Il n’y a pas eu de grand soir mais une révolution culturelle qui a durablement modifié la société française se traduisant par une contestation de l’autorité à la fois des profs, des patrons et des parents. On est passé d’une société d’autorité et de travail à une société de liberté, de loisirs et d’épanouissement dont nous profitons encore pleinement aujourd’hui, mais pas tous malheureusement !

L’après covid !

Espérons pour les jeunes qu’il y aura de même un après covid ? Il n’est pas sûr que la compassion du président soit suffisante pour leur faire oublier cette situation car comme le dit la chanson : » On n’a pas tous les jours 20 ans, ça n’arrive qu’une fois seulement «  et pour la génération 2020, seulement 6 à table, il sera difficile de fêter leur anniversaire. Quoiqu’il en soit, on espère tous une évolution vers une société empreinte de plus d’entraide et de plus de tolérance impulsée par l’élan de solidarité que nous avons vécu lors de cette crise sanitaire et du confinement qui en a résulté. Toutefois il y a un risque que face aux  conséquences sanitaires, économiques et sociales de cette pandémie, il se mette en place un climat de stigmatisation, de rejet et de repli sur soi.

Interview bidon

Lundi 19 octobre 2020

Lors du soi-disant interview diffusé sur TF1 et France 2 Emmanuel Macron a changé la donne ; il s’est présenté en pleine forme, sûre de lui, presque souriant pour nous annoncer une série de mauvaises nouvelles. Il est passé de chef de guerre belliqueux contre ce virus au visage fermé à  assistante sociale prodiguant des conseils aux  français : face au virus, lavez vous les mains plusieurs fois par jour, ouvrez vos fenêtres, restez à plus d’un mètre de vos voisins, portez un masque, pas plus de 6 à table, etc. Mais est-ce vraiment le rôle d’un président de la république ?

  Pas de prompteur !

Il a remplacé le prompteur par deux journalistes à sa botte qui ont fait semblant de lui poser des questions afin de le relancer dans son exposé. Mais face à cette deuxième vague aucune question sur l’hôpital, le recrutement de soignants supplémentaires la revalorisation de leurs salaires et l’ouverture de lits supplémentaires en réanimation. On se moque un peu de nous.

L’armistice !

Après la guerre contre le virus, c’est l’armistice mais avec un couvre-feu dans les grandes métropoles et en particulier dans la région parisienne comme au bon vieux temps. Y aura t il des patrouilles dans les rues pour le faire respecter. Et dans les banlieues comment faire respecter cette mesure alors que les jeunes ont l’habitude de zoner une partie de la nuit au bas de leurs immeubles. Ce couvre-feu est très stricte, on ne peut plus aller au théâtre ni au cinéma le soir après 21 h mais on peut toujours promener son chien dans son quartier à condition de ne pas trop s’éloigner de chez soi a précisé notre président, on est soulagé !

Un remake à venir !   

le cinéma, cela va être l’occasion de faire un « remake » de la traversée de Paris avec Depardieu à  la place de Gabin et Clavier remplaçant Bourvil.  Mais qu’y aura-t-il dans la valise ? Pas du cochon mais peut-être des millions voire des milliards  d’euros pour compenser les pertes d’activités des restaurants, des bistrots, des théâtres, des cinémas, des salles de sport, des boites de nuit, etc. Ou bien des offres de prêts garantis par l’état dont on nous rabâche les oreilles, mais une entreprise peut-elle emprunter quand elle n’a plus activité ? Beaucoup de mesures proposées par Macron sont irréalistes comme de ne pas se réunir à plus de 6 à la maison; avec mes 5 fils, mes trois belles filles on est déjà dix sans compter les petites filles. Tant pis pour les familles nombreuses, elles ne pourront pas réveillonner à Noël. 

La politique du mensonge !

Lundi 12 octobre 2020

 

Alors que le monde médical reconnaît que les masques grands publics chirurgicaux ou en tissus ne protègent pas l’utilisateur du virus mais évite qu’il ne contamine ses semblables s’il est positif à la covid il est maintenant obligatoire presque partout. Son rôle principal est donc d’éviter que la pandémie ne se répande dans la mesure où il bloque tous les virus rejeté par expectorations sous forme de gouttelettes lors des éternuements mais aussi lorsque l’on parle. 

Masques FFP2 !

 En mars, faute de masques, le président nous assurait, pieux mensonge, que la distanciation sociale de plus d’un mètre suffisait pour se protéger  du virus alors que le lendemain il visitait l’hôpital militaire encore vide qui venait d’être installé et portait un masque FFP2 le seul efficace pour se protéger du virus  « faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais » ! (1). Il faut savoir que ces masques efficaces ne sont toujours pas disponibles dans les pharmacies car ils sont réservés aux soignants en milieu hospitalier. On peut quand même les trouver sur le web mais leur prix est élevé (autour de 5 €) et leur utilisation n’est pas à la portée de toutes les bourses dans la mesure où comme les autres il faut les jeter après 4 h d’utilisation. 

Personne à risque 

Classé parmi les personnes à risque vu mon âge avancé, je m’en suis procuré une boîte afin de pouvoir continuer à vaquer à mes occupations à l’université. Les discours en direction des plus de 70 ans en leur demandant de rester chez eux m’insuportte au plus haut point. Autant nous empêcher de vivre et pour quoi pas nous euthanasier. L’un des problèmes est l’occupation des lits de réanimation par les malades âgés et leur nombre qui fait cruellement défaut. Alors que le ministre nous en promettait 12 000 pour gérer la deuxième vague, il semble que pour le moment leur nombre n’ait pas augmenté stagnant autour de 5 000 places comme avant la pandémie. Un mensonge de plus pour ce gouvernement dont c’est devenu une façon de gouverner et dont l’incohérence des décisions prises à la va vite est devenu la règle dans cette période difficile. C’est consternant !

1) évangile de Saint Mathieu,

 

Tenue républicaine !

Lundi 5 octobre 2020

Lorsque j’étais au collège le problème ne se posait pas car d’une part tout les élèves portaient une blouse grise moins par soucis d’uniformité que pour se protéger des taches d’encre car seul le stylo à plume succédant au porte-plume était autorisé. La tenue vestimentaire des filles ne posait pas de problème non plus car les établissements étaient séparés les filles d’un côté et les garçons de l’autre. Pour les filles on imposait souvent le port d’un pantalon sous la jupe et avec une blouse par dessus afin de cacher ce que les garçons ne devaient pas voir.

 Le stylo à bille

L’arrivée du stylo à bille et l’autorisation de l’utiliser en classe a changé la donne, la blouse n’était plus utile et a rapidement disparu, fini l’uniformité vestimentaire. Tout cela concernait le siècle dernier, depuis la mixité dans les établissements scolaire a engendré de nouveaux problèmes. Les adolescents et surtout les filles se sont mises à suivre la mode avec des tenues de plus en plus libres exprimant leur féminité. Alors qu’en Angleterre le port d’un uniforme en milieu scolaire est requis dans la grande majorité des établissements, afin entre autres de masquer les différences sociales, en France rien de tel, pas de « dress code », la liberté est totale.

Nombril à l’air

La vague de chaleur du début du mois de septembre qui a coïncidé  avec la rentrée des classes à fait que les collégiennes et les lycéennes ont conservé leur tenue d’été laissant le plus souvent leur nombril à l’air comme les minettes de ma jeunesse. Il en a résulté une polémique entre les chefs d’établissements qui voulaient interdire ces tenues soit disant incorrectes à l’école et les adolescentes qui prônaient la liberté de s’habiller comme elles le souhaitaient.

Intervention ministérielle

Le ministre avec ses gros sabots est intervenu en parlant de tenue républicaine à l’école et personne n’a rien compris à sa remarque. Voulait-il dire venir sans culotte ou en partie dépoitraillée comme dans le tableau de Delacroix ? Une nouvelle fois il a fait la preuve de son incompétence comme la plupart de ses collègues, les ministres de Macron.

L’arrivée des températures automnales a réglé provisoirement le problème, mais la question reste posée.