Le Coronavirus a-t-il décalé Macron vers la gauche ?

Dans le discours  récent d’Emmanuel Macron on dénote un changement de cap politique. De nouveau mots clefs sont apparus comme : éloge de l’état providence, la santé n’a pas de prix, l’intérêt collectif doit primer comme le soucis des plus vulnérables et des plus démunis, solidarité et fraternité, etc. Surprenant pour un adepte fanatique du néolibéralisme prônant une politique favorable aux plus riches en détricotant la partie sociale de notre état. 

Plus de logique comptable 

Va-t-il rompre avec la logique comptable á l’origine de la réduction des capacités d’accueil des hôpitaux publics dues aux impératifs de rentabilité qui leur ont été imposés depuis plusieurs années. Va-t-il octroyer d’importants moyens financiers aux hôpitaux, financer à un juste niveau la recherche médicale, augmenter le salaire des infirmières et autres personnels mal payés de ces établissements, et pendant qu’il y est revaloriser le salaire des enseignants ? Ces mesures seront-elles provisoires ou définitives ? Étant donné qu’il ne fait pas un soupçon d’autocritique sur sa politique passée, il risque de poursuivre sa politique libérale une fois la pandémie passée et ce qui serait pire de l’aggraver pour compenser les pertes dues à la crise sanitaire. 

Ancien banquier d’affaires 

Ancien banquier d’affaires, il est trop tenu par ses idées de droite, son ambition et ses soutiens financiers pour changer de politique ; il n’est pas prêt de tourner le dos au marché roi ! Une fois la guerre contre le virus finie, pour reprendre les termes du président, les mesures sociales mises en place dans l’urgence risquent de disparaître car il n’a pas renié son attachement au néolibéralisme autoritaire. Dans son dernier discours à Mulhouse il promet un plan massif d’investissement et de revalorisation des carrières pour les hospitaliers après la crise. Il a également demandé à ce qu’une majoration sous forme de primes au niveau des heures supplémentaires soit accordées au personnel soignant ainsi qu’aux fonctionnaires mobilisés.

Des milliards

Dans  la cadre des 45 milliards d’euros prévu pour faire face aux conséquences économiques de la pandémie, Darmanin prévoit ainsi 2 milliards pour financer la crise sanitaire en les consacrant à la fourniture d’équipements de protection et à la rémunération des personnels soignants. Il n’est jamais trop tard pour bien faire encore que ! Si l’on additionne  toutes les mesures, on peut se demander où ils vont trouver tout cet argent ? Heureusement à l’encontre de Donald Trump et de Bolsonaro, notre président, entre l’économie et la vie de ses concitoyens,  a choisi la vie, tandis que les deux autres sont prêt à sacrifier une partie de leur population afin de sauver leur économie, c’est monstrueux !

 

 

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