Le retour des MOOCs

 

Avec le corona virus et ses conséquences, la fermeture de tous les établissements d’enseignement dans notre pays, les MOOCs vont redevenir d’actualité. Il y a quelques années je m’étais inquiété de l’apparition des « Massive Open Online Courses » autrement dit les célèbres MOOCs. Je craignais surtout la disparition du métier de professeur des universités : » les MOOCs arrivent en France : un projet qui va mettre les profs d’université au chômage « article encore en ligne au niveau du Plus du nouvel Obs (2013). Je m’étais trompé : 5 ans après, ce concept qui devait révolutionner l’université a fait plouf ! Alors que les MOOCS devaient donner la possibilité, pour tout un chacun, d’accéder du monde entier et gratuitement aux cours des meilleures universités, ce bel idéal qui devait ouvrir à tous l’enseignement supérieur a partiellement échoué.

Disparition des MOOCs

Après avoir été ouverts gratuitement à tous au début, la plupart des MOOCs ont disparu faute de participants, en effet à peine 5 % des inscrits allaient jusqu’au bout des formations et très vite la gratuité a elle aussi disparu surtout aux États Unis. D’une façon plus générale au niveau des universités les relations entre l’enseignement académique traditionnel et les MOOCs a été déficient. Il aurait fallu repenser les cursus en y intégrant les MOOCs et les mutualiser entre plusieurs établissements, alors qu’au contraire chaque établissement a développé  ses propres produits en privilégiant la communication au détriment d’une transformation en profondeur des formations.

Dans la plupart des cas les MOOCs ont été considérés comme une sur-couche à disposition des apprenants et lorsqu’ils étaient intégrés dans une formation, ils fonctionnaient de date à date comme les cursus traditionnels donc de façon contraignante alors qu’il aurait été plus judicieux de les laisser ouverts en permanence et de fournir une attestation de suivi lorsque tous les exercices proposés auraient été faits et validés; ce qui aurait été un complément au CV de l’étudiant.

Les irréductibles

Quoiqu’il en soit il reste encore quelques irréductibles qui organisent des sessions d’examens afin de valider les diplômes issus des MOOCs comme dans mon université en chimie par exemple, mais cela risque de disparaître à plus ou moins long terme. Les acoustichiens pardon acousticiens de mon universités se sont lâchés en mettant récemment à disposition d’un large publique un MOOC intitulé «  les bases de l’acoustique, la voix dans tous ses états », bel effort, mais peut-être un peu tardif ! Par contre les cours en visioconférence se développent de plus en plus dans les filières surchargées comme la première année de médecine, mais il semble que pour les étudiants rien ne remplace le professeur en chair et en os, c’est plus conviviale.

Pour conclure

Quoiqu’il en soit si l’utilisation des MOOCs dans les pays développés où abondent les établissements d’enseignement supérieur est en régression, c’est dans les pays en voie de développement, en Afrique ou en Asie, qui manquent cruellement d’enseignants et d’universités que les MOOCs sont le plus utiles et dont l’utilisation devrait  se développer, du moins on peut l’espérer ! Encore que depuis que Macron a fermé  les universités l’utilisation des MOOCs devraient être relancée dans notre pays

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