La politique des déficits

 

 

Le pouvoir actuel détériore le fonctionnement des services publics afin que les usagers finissent par considérer qu’ils ne présentent plus aucun intérêt et demandent leur remplacement par du privé. Tel est le but de ce gouvernement, ce qui n’est pas nouveau car cela a toujours été la politique de la droite mais elle s’amplifie avec Macron.

Hôpitaux en déficit 

Au niveau des hôpitaux, plus d’un hôpital sur deux est en déficit avec un montant historique global qui tourne autour de un milliard et demi d’euros. Cette situation résulte d’un mauvais choix économique avec l’obligation de faire des économies tout en réduisant le prix des actes qui aurait dû être compensé par une augmentation de l’activité mais qui n’a pas eu lieu; le système étant déjà saturé caractérisé par un déficit en personnel et de mauvaises conditions de travail comme le montre les récentes manifestations. Le mouvement social des hospitaliers a débuté il y a plusieurs mois avec un point fort aujourd’hui, l’envoi de 1200 lettres de démission de leur fonction d’encadrement par les chefs de services. C’est inquiétant car c’est la santé des citoyens qui est en jeu et cela indiffère l’actuel gouvernement ! 

La fin de la sécurité sociale 

Alors que la sécurité sociale était revenue presque à l’équilibre en 2018 et qu’en 2019, il était prévu un retour à l’équilibre avec même un excédent et c’est raté elle est à nouveau en déficit. A qui la faute ? Devinez ! Ce gouvernement ne compensant pas par exemple les baisses de ressources induites par l’exonération de cotisations sociales salariales sur les heures supplémentaires et d’autres ressources du même type, on se retrouve avec un déficit de plus de 5 milliards d’euros pour 2019 et idem pour 2020. On a l’impression que ce gouvernement veut montrer que le système n’est pas viable. C’est la sécu qui a payé les dépenses imprévues liées au mesures sociales prises par le gouvernement en faveur des gilets jaunes. En supprimant ses recettes elle met la sécurité sociale dans le rouge on pourrait penser que Macron veut changer de système.

Déficit au niveau des universités 

Au niveau des universités, en ne finançant plus le GVT (glissement vieillesse technicité) et en ne prenant pas en compte l’augmentation du nombre d’étudiants dans leur financement, le gouvernement ne compense plus l’augmentation de la masse salariale et crée ainsi le déficit en argumentant qu’elles sont maintenant autonomes et doivent trouver de nouvelles ressources au niveau du privé. Pour essayer de se maintenir à flot la seule marge de manœuvre est de geler des postes afin de récupérer la masse budgétaire pour apurer partiellement le déficit alors que le taux d’encadrement des étudiants régresse, c’est navrant

Abandon du 3 %

Alors qu’il en était un partisan convaincu Macron abandonne les 3 % de déficit imposé par l’Europe en disant que une mesure d’un autre temps, comme quoi il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Il a donc décidé de financer les budgets à venir par l’endettement dans la mesure où la France emprunte actuellement à des taux négatifs. Il n’y aura que la fin de triste à moins qu’il ne se représente pas et qu’il retourne chez Rothschild !

Laisser un commentaire