Sauvons la planète

 

 

La nouvelle conférence internationale sur le climat (COP25) « Conference of the Parties » s’est ouverte lundi dernier à Madrid et réunie les représentants de près de 300 états, ce qui est en soit déjà un exploit, mais rend difficile l’obtention de positions communes aussi les avancées de telles rencontres sont très lentes. 

Greta Thunberg !

Depuis 2 ans grâce à Greta Thunberg et a ses prises de paroles virulentes devant de nombreuses instances internationales, la problématique liée au réchauffement climatique a bousculé les hommes politiques au plus haut niveau, même les présidents et elle a sensibilisé les jeunes citoyens en lançant une grève scolaire pour le climat, qui est rapidement devenue mondiale et en les faisant descendre dans la rue le vendredi. Elle a reçu pendant la même période de nombreux prix et encouragements et devient incontournable pour beaucoup d’hommes politiques et d’intellectuels qui tout en acquiesçant devant elle face à ses propos n’hésite pas à la critiquer par derrière. Beaucoup d’attaques portent sur sa jeunesse et son autisme et dans d’autres temps, elle aurait été brûlée vive comme sorcière.

Les rapports de GIEC !

Depuis plusieurs années les rapports du GIEC sur l’impact du réchauffement climatique se succèdent et ont été abondamment publiés et commentés.  Le SMOC (Système mondial d’observation de climat) a été mis en place en suivant en permanence une cinquantaine d’indicateurs : les « variables climatiques essentielles » (ECV en anglais) afin de contrôler l’état de santé de notre planète.

Gaz à effets de serre !

On parle surtout des gaz à effets de serre, mais il faut savoir, (on l’a tous appris à l’école primaire), que notre atmosphère est essentiellement composée d’azote et de dioxygène pour 99 % et pour seulement 1 % d’autres gaz dont ceux dits à effet de serre. Ces derniers jouent pourtant un rôle important car sans eux la température moyenne au niveau du sol serait de – 18 °C. Parmi ceux-ci le dioxyde de carbone et le méthane sont issus en partie des activités humaines et s’ajoutent aux concentrations préexistantes issues de l’activité géologique et des cycles biogéochimiques qui se sont déroulés aux cours des millénaires.  Les émissions naturelles de CO2 et de CH4 correspondent à la biodégradation des végétaux qui lorsqu’elle se déroule en aérobie aboutit au dioxyde de carbone mais en anaérobie à la production de méthane; ce dernier provenant aussi d’un rejet par les déjections animales et en particulier des ruminants. A cela s’ajoute pour le CO2 le volcanisme et la respiration animale et humaine.

Avertissement !

le Programme des Nations unies pour l’environnement a lancé un avertissement aux 196 États qui sont  réunis actuellement à Madrid. En substance : vous avez perdu une décennie (2009-2019) à ne rien faire pour réduire les gaz à effet de serre, vous allez devoir en faire beaucoup plus et beaucoup plus vite dans la décennie à venir si vous voulez maintenir le réchauffement climatique à + 1,5 °C.

Des décisions à prendre !

La révision à la hausse des ambitions climatiques ne devrait pourtant pas faire l’objet d’une décision proprement dite à Madrid. En vertu de l’accord de Paris de 2015, les parties ont en effet jusqu’en 2020 pour soumettre de nouvelles “contributions déterminées au niveau national” (“nationaly determined contribution”, NDC), qui vont définir pour chaque État les efforts et les politiques à engager pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. 

Beaucoup de choses doivent changer !

Pour éviter de dépasser une hausse moyenne globale des températures de 1,5 °C d’ici la fin de ce siècle, il faudra changer profondément nos conditions matérielles et sociales d’existence aussi bien en matière d’énergie, que d’urbanisation et d’infrastructures (transport et bâtiments inclus) ainsi qu’au niveau de nos systèmes industriels qui devront réduire voir totalement éliminer les rejets de gaz à effets de serre. Autrement dit  « La croissance doit s’arrêter et la plupart des économistes ne semblent pas le réaliser et encore moins l’accepter ». Ce problème plus social que scientifique sera difficile à mettre en place, et devra durer. Sinon dans un temps plus ou moins proche on risquera de ne plus mourir de vieillesse mais de changement climatique !

 

 

 

 

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