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Archive pour décembre 2019

Glyphosate de proximité

Lundi 30 décembre 2019

La décision récente prise par ce gouvernement à la botte des lobbys de l’agrochimie concernant l’épandage du glyphosate et des autres pesticides à proximité des habitations et des écoles est un nouveau scandale. Autoriser un épandage à moins de 10 m des zones habitées voire de  3 m dans certains cas, cela craint. La consultation organisée par le gouvernement sur ce sujet a été purement symbolique et nous n’avons pas vraiment été informé des résultats mais la question sur la distance de protection n’était même pas posée. Du coup nous allons continuer à nous empoisonner; fini le bon air des campagnes, il faut mieux habiter en ville mais loin des jardins publiques ! 

Dans les urines

Les tests urinaires réalisés sur plus de 5000 volontaires ont montré une contamination significative. On peut en déduire que nous sommes tous contaminés. Mais chose bizarre des tests réalisés sur des agriculteurs normands ont été négatifs, à priori utilisateurs de ce pesticide peut-être se sont-ils bien protégés conscient du danger, portant des masques ce qui expliquerait l’absence de contamination.

Cancérogène 

Ce produit, pourtant utilisé massivement depuis des années, a été classé cancérogène probable pour l’homme en septembre 2015. Sous la pression de la FNSEA suivant les directives européennes ce produit ne sera interdit définitivement qu’en 2022, par contre la vente aux particuliers a été suspendue en 2019 ce qui devrait réduire de façon importante l’épandage de ce désherbant pourtant bien pratique qui reste en vente libre sur internet.

Vieilles méthodes

Pour éliminer les mauvaises herbes dans les allées des jardins rien ne vaut les vieilles méthodes de nos grand mère qui consistait à balancer l’eau de cuisson des patates dans les allées. Pour éviter la binette, qui est pénible à manier à partir d’un certain âge, rien ne vaut l’eau bouillante, à tel point qu’un marché vient de s’ouvrir à la fois pour les agriculteurs et les jardiniers. Plusieurs sociétés comme Dynajet ou Oeliatec ont conçu des machines très efficaces pulvérisant de l’eau bouillante et leur avenir risque d’être florissant si l’Europe ne revient pas sur ses décisions. Comme quoi c’est toujours dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes ou autrement dit les vieilles méthodes restent les meilleures d’autant plus que si les mauvaises herbes existent depuis la nuit des temps et il y a moins de 50 ans que le Roundup a été mis sur le marché  par la firme Monsanto; était-ce vraiment indispensable de contaminer les sols et les humains afin d’enrichir cette multinationale ? Maintenant il va falloir s’en passer au grand dam des actionnaires.

Trêve de Noël

Dimanche 22 décembre 2019

A la SNCF cela semble mal parti car de nombreux trains vont être annulés, tant pis pour les passagers qui ne pourront pas fêter Noël en famille. Si l’on reste au premier degré à qui la faute ? On pourrait la faire porter par les cheminots et plus particulièrement les conducteurs de train. Mais si on regarde de plus près, à l’origine de cette situation dramatique il y a un projet de réforme des retraites ( à points et soit-disant universelle) voulu par notre jeune président encore bien loin de cette échéance. Dans tous les cas du fait de son statut actuel comme tous les autres élus et les policiers, il ne sera pas concerné par les nouveaux dispositifs de retraite qu’il met donc en place pour les autres !

Pas de négociations 

Mais pourquoi, après deux ans de négociations avec les syndicats qui n’ont pas abouti, prend-t-il  le risque de lancer son projet de loi à quelques semaines de Noël. La réaction des syndicats ne s’est pas fait attendre en lançant des grèves. Face à cette situation le gouvernement joue l’usure en espérant que les contraintes imposées à la population par les difficultés à se déplacer qui s’accentuent à l’approche des fêtes de Noël (pas de réveillons en famille pour des centaines de milliers de citoyens) vont déconsidérer le mouvement encore soutenu par plus de 60% de la population.

Âge pivot 

Parmi les nombreuses mesures négatives contenues dans la future loi, l’âge pivot de 64 ans définit comme l’âge qui correspond à l’équilibre financier global du système de retraite va obliger les gens à travailler plus longtemps pour obtenir une retraite à taux plein et cela progressivement mais va démarrer dès 2022, ce qui stigmatise même les syndicats les plus conciliant comme la CFDT.

Coup de poker

Les prochaines négociations sont reportées en janvier, même s’il réussi ce coup de poker en jouant la montre, Macron, mauvais père Noël, risque d’y laisser des plumes; après la démission de Delevoye d’autres vont suivre et il n’aura plus qu’à faire de même. Un cadeau de Noël qui ferait le bonheur de beaucoup ! Sinon il risque de laisser son nom dans l’histoire comme celui qui a gâché les fêtes de Noël 2019 de ses concitoyens. S’il veut rattraper le coup il a intérêt à peaufiner son discours du 31 décembre, et nous faire des propositions décentes. La balle est dans son camp, nous souhaiter ses meilleurs vœux pour 2020 dans la situation actuelle sera loin d’être suffisant !

Le scoop !

 Son annonce récente de renoncer à l’avance à sa future retraite de président de la république de plus de 6 000 € mensuel. Cela ne va pas suffire à combler les déficits ni à convaincre les grévistes  et le côté je donne l’exemple fait sourire. Il annonce aussi qu’il ne siégera pas au conseil constitutionnel et ne touchera pas non plus les 13 500 € d’indemnité mensuelle. Comme le souligne Ségolène il prévoit peut être après son ou ses mandats (par malheur) d’aller pantoufler dans le privé où les retraites chapeau sont d’une autre ampleur ! L’avenir nous le dira.

Changement de paradigme !

Dimanche 15 décembre 2019

 

Surprise, le directeur du CNRS, concernant la recherche et les chercheurs, prône l’inégalité !  il n’y avait déjà pas beaucoup de fraternité dans ce milieu et alors que la liberté dans le choix des thématiques de recherche se réduit comme peau de chagrin, la devise de notre république pourtant gravée dans la pierre au fronton de nos mairies, est mise à mal. Cet individu, ancien professeur de mathématiques à l’ENS, déclare lors d’une interview concernant le projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche annoncée par le gouvernement : «Je suis pour une loi inégalitaire, vertueuse et darwinienne ». 

Pauvre Darwin !

Se servir de ce pauvre Darwin, qui doit se retourner dans sa tombe,  pour cautionner et justifier une évolution aussi régressive du devenir de la recherche en France et de ses acteurs afin de se plier au dictat des classements mondiaux, c’est affligeant. Il devrait relire Darwin et surtout les travaux qui ont suivi  car la sélection naturelle basée sur la compétition entre individus n’est sûrement pas la meilleure méthode pour faire émerger une nouvelle espèce comme une science de qualité. Si dans la nature au cours de l’évolution. ce sont les individus les plus aptes à survivre et à se reproduire rapidement qui s’en sortent le mieux, dans le monde universitaire ce sont les chercheurs, qui ayant repéré quels sont les critères de sélection et s’y plient, qui bénéficieront dans l’avenir du jackpot financier de l’état  C’est déjà un peu le cas mais l’idée, c’est d’institutionnaliser la démarche et notre bon président qui n’aime que les meilleurs y est très favorable. Cela concerne les soi-disants plus productifs donc les plus publiants sans tenir compte du fait que le système d’évaluation actuel à base d’indices, principalement quantitatifs, est loin d’être satisfaisant.

 Sur-financer les petits génies !

  Il faudrait au contraire promouvoir une science de qualité rigoureuse. Inventive, originale et surtout coopérative plutôt que de sur-financer des centres dits d’excellences remplis de petits génies, se reproduisant entre eux, alors que les avancées scientifiques sont plutôt le fait de multiples équipes de recherche fonctionnant de façon collectives et échangeant travaux et idées. Nous sommes nombreux à penser que la démarche inégalitaire, plus de moyens aux équipes les mieux notées, proposée par ce «petit» directeur (dictateur !) du CNRS est un mauvais choix et sera en final contre productive. 

Camembert ! Le Petit ! Mauvaise blague mais je n’ai pas pu m’en empêcher.

Sauvons la planète

Dimanche 8 décembre 2019

 

 

La nouvelle conférence internationale sur le climat (COP25) « Conference of the Parties » s’est ouverte lundi dernier à Madrid et réunie les représentants de près de 300 états, ce qui est en soit déjà un exploit, mais rend difficile l’obtention de positions communes aussi les avancées de telles rencontres sont très lentes. 

Greta Thunberg !

Depuis 2 ans grâce à Greta Thunberg et a ses prises de paroles virulentes devant de nombreuses instances internationales, la problématique liée au réchauffement climatique a bousculé les hommes politiques au plus haut niveau, même les présidents et elle a sensibilisé les jeunes citoyens en lançant une grève scolaire pour le climat, qui est rapidement devenue mondiale et en les faisant descendre dans la rue le vendredi. Elle a reçu pendant la même période de nombreux prix et encouragements et devient incontournable pour beaucoup d’hommes politiques et d’intellectuels qui tout en acquiesçant devant elle face à ses propos n’hésite pas à la critiquer par derrière. Beaucoup d’attaques portent sur sa jeunesse et son autisme et dans d’autres temps, elle aurait été brûlée vive comme sorcière.

Les rapports de GIEC !

Depuis plusieurs années les rapports du GIEC sur l’impact du réchauffement climatique se succèdent et ont été abondamment publiés et commentés.  Le SMOC (Système mondial d’observation de climat) a été mis en place en suivant en permanence une cinquantaine d’indicateurs : les « variables climatiques essentielles » (ECV en anglais) afin de contrôler l’état de santé de notre planète.

Gaz à effets de serre !

On parle surtout des gaz à effets de serre, mais il faut savoir, (on l’a tous appris à l’école primaire), que notre atmosphère est essentiellement composée d’azote et de dioxygène pour 99 % et pour seulement 1 % d’autres gaz dont ceux dits à effet de serre. Ces derniers jouent pourtant un rôle important car sans eux la température moyenne au niveau du sol serait de – 18 °C. Parmi ceux-ci le dioxyde de carbone et le méthane sont issus en partie des activités humaines et s’ajoutent aux concentrations préexistantes issues de l’activité géologique et des cycles biogéochimiques qui se sont déroulés aux cours des millénaires.  Les émissions naturelles de CO2 et de CH4 correspondent à la biodégradation des végétaux qui lorsqu’elle se déroule en aérobie aboutit au dioxyde de carbone mais en anaérobie à la production de méthane; ce dernier provenant aussi d’un rejet par les déjections animales et en particulier des ruminants. A cela s’ajoute pour le CO2 le volcanisme et la respiration animale et humaine.

Avertissement !

le Programme des Nations unies pour l’environnement a lancé un avertissement aux 196 États qui sont  réunis actuellement à Madrid. En substance : vous avez perdu une décennie (2009-2019) à ne rien faire pour réduire les gaz à effet de serre, vous allez devoir en faire beaucoup plus et beaucoup plus vite dans la décennie à venir si vous voulez maintenir le réchauffement climatique à + 1,5 °C.

Des décisions à prendre !

La révision à la hausse des ambitions climatiques ne devrait pourtant pas faire l’objet d’une décision proprement dite à Madrid. En vertu de l’accord de Paris de 2015, les parties ont en effet jusqu’en 2020 pour soumettre de nouvelles “contributions déterminées au niveau national” (“nationaly determined contribution”, NDC), qui vont définir pour chaque État les efforts et les politiques à engager pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. 

Beaucoup de choses doivent changer !

Pour éviter de dépasser une hausse moyenne globale des températures de 1,5 °C d’ici la fin de ce siècle, il faudra changer profondément nos conditions matérielles et sociales d’existence aussi bien en matière d’énergie, que d’urbanisation et d’infrastructures (transport et bâtiments inclus) ainsi qu’au niveau de nos systèmes industriels qui devront réduire voir totalement éliminer les rejets de gaz à effets de serre. Autrement dit  « La croissance doit s’arrêter et la plupart des économistes ne semblent pas le réaliser et encore moins l’accepter ». Ce problème plus social que scientifique sera difficile à mettre en place, et devra durer. Sinon dans un temps plus ou moins proche on risquera de ne plus mourir de vieillesse mais de changement climatique !

 

 

 

 

Le black friday, vendredi noir pour l’environnement !

Dimanche 1 décembre 2019

 

 Le vendredi noir nous vient d’Amérique où il correspond au lendemain de la fête du « Thanks giving » lors de laquelle la dinde est la reine de la fête (si l’on peut dire) sous forme d’un plat traditionnel, servie rôtie et farcie sur les tables familiales en Amérique du Nord. Fête laïque donc non confessionnelle, très suivie avec la traditionnelle grâce présidentielle que n’a pas manqué de faire Trump devant un parterre de journalistes pour l’un de ces volatiles qui échappe ainsi au sacrifice suprême (de volaille !).

Sacrifice du consommateur pas des dindes !

En France on ne va pas encore sacrifier des millions de dinde le jeudi, mais le vendredi on suit depuis quelques années le mauvais exemple de nos amis américains en mettant en place un black Friday,  vaste fumisterie commerciale qui ne justifie aucunement dans notre pays. Le black Friday est partout, agressant les citoyens, se traduisant par un emballement du  consumérisme et des achats compulsifs assimilables à une forme d’addiction. 

Pas très écologique

Les jeunes des  mouvements écologistes s’inquiètent de cette situation. C’est tout le système économique qu’il faut revoir. Une alternative au black Friday s’est mise en place depuis 3 ans, le green Friday appelant les entreprises à signer une charte d’engagement pour une consommation responsable. Les entreprises qui y ont adhéré se sont engagées à ne pas proposer de réduction lors du vendredi noir, la Camif va jusqu’à fermer son site de vente en ligne ! La mobilisation est importante au niveau du réseau ENVIE initiateur du vendredi vert qui propose de réparer gratuitement les appareils ménagers durant cette journée. La mairie de Paris soutient cette initiative et même la ministre de la transition écologique Élisabeth Borne met en garde contre la pollution que génère la surconsommation du black Friday, avec en 2018 plus d’un million de colis livré dans Paris le lendemain !

Peut-être interdit l’an prochain !

Un amendement à la loi anti gaspillage proposant l’interdiction du black Friday sera discuté à l’assemblée la semaine prochaine, il n’y aura peut-être pas de vendredi noir en 2020. Pendant ce temps des militants se référant au block Friday bloquent des entrepôts d’Amazon. Un collectif fondé par Faguo une marque de chaussures écoresponsable « make Friday green again »  a réuni plus de 500 sociétés s’engageant à ne pas faire de réduction ce jour là. Bien au contraire cette société propose de venir déposer dans des bacs de récupération et de recyclage, mis à disposition dans ses magasins, chaussures, vêtements et sacs non utilisés.

Merci pour les patrons !

Quoi qu’il en soit toutes ces actions seront insuffisantes pour mobiliser le grand public très avide de faire de soi-disantes bonnes affaires en achetant des objets dont ils n’ont pas besoin. Les dépenses devraient atteindre 6 milliards d’euros durant ce week-end, les patrons des sites de vente en ligne et des grandes surfaces de ventes présentes dans le pourtour des villes se frottent les mains.