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Labourage et pâturage ne sont plus les deux mamelles de la France

  On est obligé de constater que le labourage profond  est encore pratiqué  par une grande partie (40%) des agriculteurs alors qu’il est coûteux et va à l’encontre de la conservation des sols. Il  est néfaste pour la microflore et la microfaune du sol; entraînés en surface et ne résistant pas à ces nouvelles conditions les organismes anaérobies ne supportent pas cette exposition à l’oxygène alors que les aérobies enfouis ne pouvant plus respirer et disparaissent. 

Ne plus labourer, une solution !

En remplacement le non-labour réduit non seulement les dépenses en carburant et l’utilisation de machines agricoles couteuses, mais il participe aussi à la conservation des sols en favorisant le développement des vers de terre et en réduisant le rejet de CO2 au niveau du sol donc participe à la lutte contre l’effet de serre. Le semis direct est alors la solution, il se caractérise par une absence totale de travail du sol, ni retournement, ni décompactage, ni préparation de lit de semences. Toutefois dans les systèmes sans labours un désherbage est souvent nécessaire lors de l’interculture et la tentation d’utiliser du glyphosate  est forte dans la mesure où les méthodes de remplacement sont coûteuses à la fois en temps de travail et en matériel. 

Pâturage pas mieux !

Du côté pâturage, cela ne s’est pas arrangé non plus, le pâturage dans des prairies d’embouches est passé de mode et l’industrialisation de l’élevage a fait que beaucoup d’animaux ne voient plus jamais l’extérieur, confinés dans des bâtiments adaptés afin que leur croissance et leur développement soit totalement contrôlés et automatisé. Cet élevage intensif se caractérise par une augmentation du rendement avec une densité d’animaux élevés sur une surface réduite, avec pour conséquence l’utilisation d’une alimentation à base de farines protéinées d’origine pas toujours très claires, non produite sur site rendant l’éleveur dépendant d’approvisionnements externes et en particulier du soja importé du Brésil cultivé intensivement après élimination de la forêt amazonienne. Les effets de cette déforestation, au profit d’une monoculture sont très négatifs  sur l’environnement et commencent à inquiéter les populations et, c’est nouveau, surtout les jeunes générations.

Sully avait donc tort !

L’agriculture productiviste prônée par la FNSEA, utilisant abondamment des machines et des produits industriels (engrais et pesticides) pour produire des farines afin de nourrir automatiquement les animaux en élevage intensif, devra être remise en cause si l’on veut protéger la planète. Son impact sur l’environnement est très négatif à court terme, avec la dégradation des sols, l’augmentation de l’émission des gaz à effet de serre, la pollution des eaux douces et marines, et à plus long terme avec la perte de la biodiversité et le changement climatique. Quelle terre laisseront nous à nos petits enfants ?

C’est un problème dont Macron, qui se prend pour le roi de l’environnement  et de l’écologie depuis son show lors du dernier G7, devrait s’occuper en priorité

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