Environnement, avoir le cul entre deux chaises !

 

Alors qu’il essaie de se transformer en défenseur de l’environnement lors de ses discours,   Emmanuel Macron a du mal à faire coïncider paroles et actes. Pour prendre quelques exemples. Tout en dénonçant vigoureusement la destruction de la forêt amazonienne par le président brésilien lors du G7, ce qui a été à l’origine de polémiques virulentes avec Bolsonaro, il attribue plus de 300 000 hectares de forêt guyanaise aux multinationales minières.

Les chasseurs

Cédant au lobby de la chasse, la fausse ministre de l’écologie vient de signer un arrêté autorisant la chasse de 18 000 tourterelles des bois, espèce pourtant classée vulnérable. Bien que n’ayant pas de permis de chasse (hormis la chasse aux voix), le président fait les yeux doux au chasseurs qui constituent un électorat potentiel important à ne pas négliger !

Les pesticides

Dans la protection de l’environnement le ministre de l’agriculture n’est pas en reste proposant une distance de 3 à 5 m des habitations pour l’interdiction de pulvériser des pesticides face aux propositions de 150 m des maires des communes rurales. Tout en voulant soi-disant sortir des pesticides avec un engagement d’une réduction de 50 % avant la fin du mandat présidentiel; difficile à croire ! Devant tant d’inconséquence de discours et de décisions contradictoires, nous n’avons plus qu’à jeter l’éponge ou plutôt rejeter ce gouvernement d’incapables et d’inconscients qui propose maintenant une distance d’épandage de 5 à 10 m des habitations après consultation des citoyens dés aujourd’hui.

Les centrales à charbon

Il reste encore 4 centrales électriques à charbon qui rejettent par an autant de CO2 que 4 millions de voitures et que le gouvernement s’est engagé à fermer en 2022, comptant sur l’EPR pour compenser.  Dans la mesure où la mise en marche de ce dernier est fortement retardée, des dérogations à ces fermetures risquent d’apparaître bien que ces centrales ne fournissent que moins de 2 % de l’électricité consommée par an.

Article premier de la constitution

 Dans la réforme de la constitution le gouvernement a proposé une formulation appauvrie de l’article premier donnant la priorité à l’écologie : « la république favorise toutes les actions en faveur du climat et de la biodiversité » en remplaçant le verbe agir qui aurait été trop contraignant par favoriser. Courageux (et encore) mais pas téméraire !

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