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Archive pour septembre 2019

Labourage et pâturage ne sont plus les deux mamelles de la France

Lundi 30 septembre 2019

  On est obligé de constater que le labourage profond  est encore pratiqué  par une grande partie (40%) des agriculteurs alors qu’il est coûteux et va à l’encontre de la conservation des sols. Il  est néfaste pour la microflore et la microfaune du sol; entraînés en surface et ne résistant pas à ces nouvelles conditions les organismes anaérobies ne supportent pas cette exposition à l’oxygène alors que les aérobies enfouis ne pouvant plus respirer et disparaissent. 

Ne plus labourer, une solution !

En remplacement le non-labour réduit non seulement les dépenses en carburant et l’utilisation de machines agricoles couteuses, mais il participe aussi à la conservation des sols en favorisant le développement des vers de terre et en réduisant le rejet de CO2 au niveau du sol donc participe à la lutte contre l’effet de serre. Le semis direct est alors la solution, il se caractérise par une absence totale de travail du sol, ni retournement, ni décompactage, ni préparation de lit de semences. Toutefois dans les systèmes sans labours un désherbage est souvent nécessaire lors de l’interculture et la tentation d’utiliser du glyphosate  est forte dans la mesure où les méthodes de remplacement sont coûteuses à la fois en temps de travail et en matériel. 

Pâturage pas mieux !

Du côté pâturage, cela ne s’est pas arrangé non plus, le pâturage dans des prairies d’embouches est passé de mode et l’industrialisation de l’élevage a fait que beaucoup d’animaux ne voient plus jamais l’extérieur, confinés dans des bâtiments adaptés afin que leur croissance et leur développement soit totalement contrôlés et automatisé. Cet élevage intensif se caractérise par une augmentation du rendement avec une densité d’animaux élevés sur une surface réduite, avec pour conséquence l’utilisation d’une alimentation à base de farines protéinées d’origine pas toujours très claires, non produite sur site rendant l’éleveur dépendant d’approvisionnements externes et en particulier du soja importé du Brésil cultivé intensivement après élimination de la forêt amazonienne. Les effets de cette déforestation, au profit d’une monoculture sont très négatifs  sur l’environnement et commencent à inquiéter les populations et, c’est nouveau, surtout les jeunes générations.

Sully avait donc tort !

L’agriculture productiviste prônée par la FNSEA, utilisant abondamment des machines et des produits industriels (engrais et pesticides) pour produire des farines afin de nourrir automatiquement les animaux en élevage intensif, devra être remise en cause si l’on veut protéger la planète. Son impact sur l’environnement est très négatif à court terme, avec la dégradation des sols, l’augmentation de l’émission des gaz à effet de serre, la pollution des eaux douces et marines, et à plus long terme avec la perte de la biodiversité et le changement climatique. Quelle terre laisseront nous à nos petits enfants ?

C’est un problème dont Macron, qui se prend pour le roi de l’environnement  et de l’écologie depuis son show lors du dernier G7, devrait s’occuper en priorité

Le site de la Hague

Lundi 23 septembre 2019

 

Ce n’est pas nouveau, mais Greenpeace a remis à la mode les rejets en mer de déchets radioactifs à l’aide d’un pipeline qui partant de l’usine de  retraitement du site de la Hague s’enfonce dans la manche sur plusieurs km.

Rejet de tritium

  Naturellement le taux de radioactivité de ces rejets est contrôlé et ne dépasse pas les normes autorisées par la réglementation. C’est essentiellement de l’eau tritiée (1) qui est rejetée dans la mesure où sous cette forme mais rassurez vous si vous en avalez malencontreusement en vous baignant, il est rapidement éliminé par l’organisme. C’est plutôt le principe de protection de l’environnement qui est bafoué par cette pratique très répandue dans tous les sites nucléaires. La tolérance zéro si chère à nos gouvernants ne s’applique pas ici, on se demande pourquoi ? Raison d’état bien sûr pour ce permis de polluer, mais là encore c’est navrant ! Dans l’Ouest, info ou intox, il semble que plus de 6 millions de personnes sont alimentées par de l’eau contaminée au tritium sans toutefois dépasser le seuil autorisé de 100 Bq (2) par litre, on est rassuré ! Une ONG, l’ACRO (l’association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest) demande que des contrôles plus fréquents de la présence du tritium soient réalisés.

  1. De l’eau tritiée contient un radio-isotope de l’hydrogène, le tritium (3H). C’est un émetteur d’Électrons bêta dit mous car de faible énergie et de ce fait il est peu radiotoxique.

Fûts de déchets 

Sans oublier que pendant presque 50 ans des milliers de fûts de déchets radioactifs solides ont été déversés en grande quantité dans la Manche à proximité de nos côtes, dans la fosse des Casquet. Ce n’est qu’en 1993 que cette pratique qui concernait aussi l’Angleterre et la Belgique a été suspendue reconnaissant que c’était une erreur; mais le mal est fait, certains de ces fûts sont éventrés et libèrent leur contenu dans la mer sans que l’on puisse maintenant intervenir, c’est inquiétant d’autant plus que la radioactivité est une pollution totalement transparente, qui ne se voit pas et ne se sent pas et seul un appareil conçu en son temps par Mr Geiger peut la détecter. Un jour peut-être avant d’aller se baigner sur les côtes du Corentin en plus du niveau de pollution bactérienne affiché à l’entrée des plages il faudra regarder quel est la quantité de Becquerel par litre d’eau de mer si l’on ne veut pas devenir fluorescent !

Grand débat national

 Un grand débat national (nouvelle spécialité de notre président) sur la gestion des déchets radioactifs est en cours, le PNGMDR (bel acronyme signifiant : plan national de gestion des matières et déchets radioactifs et non plan national de gestion mort de rire, encore que!). Il a débuté en avril et se terminera le 25 septembre. Trois mois et demi déjà d’un débat (avec des hauts et des bas) avec des rencontres publiques discrètes dont la prochaine est prévue début septembre. On peut surtout y participer par internet sur une plateforme participative proposée par le CNDP (commission nationale du débat public). Un premier compte rendu sous forme de synthèse est en ligne sur le site mais la participation est faible. On peut le résumer à un affrontement entre deux lobbys celui du nucléaire et celui des écologistes avec des champions des deux côtés. Boycotté par certaines organisations comme « Sortir du nucléaire » alors que d’autres y participent comme « Greenpeace » ce qui engendre une polémique au sein des antinucléaires. A la fin du processus un compte rendu sera rédigé et une vague commission sera mise en place pour prendre en compte les propositions des citoyens, mais il est bien connu que lorsque l’on veut enterrer un projet, et c’est le cas ici pour les déchets entre autres, on crée une commission !

Dernière minute 

Dernière minute, une mauvaise nouvelle, les japonais ne vont plus pouvoir stocker l’eau contaminée au tritium utilisée pour refroidir le réacteur de Fukushima; aussi envisagent-ils  de la rejeter dans l’océan Pacifique de façon contrôlée (un milliard de litres quand même !) d’ici trois ans. Emportée par les courants marin cette pollution risque de se retrouver sur les côtes coréennes. Du coup les coréens sont inquiets et très mécontents, on le serait à moins, et demandent le soutien de la communauté internationale pour stopper le projet du gouvernement japonais. Un dernier scoop cinq de nos vieux réacteurs nucléaires vont devoir s’arrêter pour des problèmes de soudures ! Mais l’EDF reste discrète, les soudures ce n’est pas son truc !

(1) le Becquerel est une unité d’activité d’une source radioactive correspondant à une désintégration par seconde d’un noyau instable d’un radio-isotope.

Une consultation foireuse

Lundi 16 septembre 2019

Sur le problème de la distance de pulvérisations des pesticides par rapport aux zones habitées,v alors qu’une grande majorité de citoyens considèrent qu’il faut une distance importante pour éviter de contaminer les enfants qui jouent dans les jardins, le gouvernement propose 5 à 10 m suivant les cas. On peux se demander où le ministre a trouvé de telles valeurs, tout simplement elles sont inscrite sur le bidon ! Belle analyse des technocrates qui l’entourent, j’espère qu’ils ne sont pas payés très cher !

Consultation en ligne

Une consultation en ligne efficace aurait consisté à proposer un choix de distances aux participants avec le risque que la proposition du ministre soit rejetée ce qui n’était bien évidemment pas le but. Aussi d’autres technocrates plus malins proposent à ceux qui veulent intervenir de mettre en ligne une sorte de pensum; en effet il faut donner son avis en saisissant un texte dans la case prévue et avec un titre en plus. De ce fait cela  rendra impossible une exploitation statistique et sera donc exploité sous forme d’une synthèse rédigée par les mêmes technocrates et qui ne résoudra rien. Aller savoir si la synthèse n’est pas déjà rédigée avant les contributions, comme dans le temps dans certains partis politiques et syndicats, je dis cela, je dis rien !

Les écologistes 

Dans ces conditions les organisations écologistes considèrent le projet gouvernemental nettement insuffisant et engagent tous les citoyens à se mobiliser pour que le projet soit modifié. Les sondages donnent plus de 80 % de personnes contre le projet gouvernemental alors que seulement moins de 15 % y sont favorables, certainement des membres. de la FNSEA. Il n’en reste pas moins que pour une fois nous sommes le premier pays d’Europe dans l’utilisation des pesticides, les premiers pour une fois, pas de quoi être fier, il est temps de faire quelque chose face à ce problème de santé publique, mais quoi faire  face à un gouvernement aveugle et de mauvaise fois

Environnement, avoir le cul entre deux chaises !

Lundi 9 septembre 2019

 

Alors qu’il essaie de se transformer en défenseur de l’environnement lors de ses discours,   Emmanuel Macron a du mal à faire coïncider paroles et actes. Pour prendre quelques exemples. Tout en dénonçant vigoureusement la destruction de la forêt amazonienne par le président brésilien lors du G7, ce qui a été à l’origine de polémiques virulentes avec Bolsonaro, il attribue plus de 300 000 hectares de forêt guyanaise aux multinationales minières.

Les chasseurs

Cédant au lobby de la chasse, la fausse ministre de l’écologie vient de signer un arrêté autorisant la chasse de 18 000 tourterelles des bois, espèce pourtant classée vulnérable. Bien que n’ayant pas de permis de chasse (hormis la chasse aux voix), le président fait les yeux doux au chasseurs qui constituent un électorat potentiel important à ne pas négliger !

Les pesticides

Dans la protection de l’environnement le ministre de l’agriculture n’est pas en reste proposant une distance de 3 à 5 m des habitations pour l’interdiction de pulvériser des pesticides face aux propositions de 150 m des maires des communes rurales. Tout en voulant soi-disant sortir des pesticides avec un engagement d’une réduction de 50 % avant la fin du mandat présidentiel; difficile à croire ! Devant tant d’inconséquence de discours et de décisions contradictoires, nous n’avons plus qu’à jeter l’éponge ou plutôt rejeter ce gouvernement d’incapables et d’inconscients qui propose maintenant une distance d’épandage de 5 à 10 m des habitations après consultation des citoyens dés aujourd’hui.

Les centrales à charbon

Il reste encore 4 centrales électriques à charbon qui rejettent par an autant de CO2 que 4 millions de voitures et que le gouvernement s’est engagé à fermer en 2022, comptant sur l’EPR pour compenser.  Dans la mesure où la mise en marche de ce dernier est fortement retardée, des dérogations à ces fermetures risquent d’apparaître bien que ces centrales ne fournissent que moins de 2 % de l’électricité consommée par an.

Article premier de la constitution

 Dans la réforme de la constitution le gouvernement a proposé une formulation appauvrie de l’article premier donnant la priorité à l’écologie : « la république favorise toutes les actions en faveur du climat et de la biodiversité » en remplaçant le verbe agir qui aurait été trop contraignant par favoriser. Courageux (et encore) mais pas téméraire !

Le G7

Lundi 2 septembre 2019

 

 

Ils sont sept, nombre magique, mais c’est aussi le nombre des pêchés capitaux (espérons qu’il ne vont pas en commettre !), sept ans de malheur quand on a cassé un miroir (s’ils restent calme cela devrait pouvoir être évité !), les sept couleurs de l’arc en ciel (ils nous en font déjà voir de toutes les couleurs), les sept branches du chandelier des juifs (insuffisant pour éclairer le monde), le nombre de jours dans une semaine (avec encore un jour férié pourvu que cela dure !) , le pH d’une solution neutre (bien que leurs propos soient souvent acides !), le jeu des 7 familles (mais qui distribue les cartes ?), etc.

Les maîtres du monde

Les sept maîtres du monde, dont l’importance est inversement proportionnelle à leur impuissance, se sont donc réunis chez nous à Biarritz déclenchant un monstrueux capharnaüm en pleine période estivale pour cette cité balnéaire bordant l’atlantique qui n’avait rien demandé de tel. Ils auraient du être 8 mais l’un d’entre eux n’est plus très fréquentable depuis qu’il a annexé la Crimée faisant fi des accords internationaux; encore que certains dont notre président le rencontrent quand même mais en catimini comme Macron dans sa résidence de vacances.

Grand bazar

Ce grand bazar n’a pas abouti à grand chose et n’a donné lieu qu’à une mince déclaration sans engagements, tenant  sur une page et rien à signer, aucun engagement, ils sont tous repartis contents. Rien sur le climat dans la motion finale, aucune vision globale sur la lutte contre le dérèglement climatique, c’est décevant. Trente-six millions d’euros dépensés et notre président qui se félicite du rayonnement de la France. Tout ça pour ça !

A part un blocage du Mercosur qui avait été déjà annoncé avant le G7  par Emmanuel Macron, seul point positif notre pinard reste protégé d’une taxation voire d’un embargo par nos amis américains !

Le G7, un succès 

Il faut quand même le reconnaître ce G7 à été un succès, non seulement pour notre pays qui l’a accueilli mais surtout pour son grand ordonnateur, emmanuel Macron, qui a ainsi connu son jour de gloire, même si la montagne a accouché d’une souris !  L’un des points essentiels de l’ordre du jour a quand même été écarté : la lutte contre les inégalités. Le capitalisme reste la règle, dans notre pays qui est,  bien que notre ministre de l’économie, l’incontournable Bruno Lemaire, dise qu’il faut le refonder pour réduire les inégalités. Alors que pendant ce temps nos entreprises sont les championnes  du monde de la redistribution des dividendes aux actionnaires au détriment des travailleurs. L’égalité ce n’est pas pour demain !