Discours de Macron, il nous enfume !

Il gouverne avec le cul entre deux chaises, comme on dit vulgairement, mais ses fesses reposent de plus en plus sur la chaise de droite.  il reprend à son compte une expression à la mode soi-disant concerné à la fois, par la fin du monde (transition écolo-énergétique) et par la fin du mois (résoudre la crise sociale). Dans son discours récent, sur la fin du mois, rien, nada, wallou, même pas un petit coup de pouce au SMIC en janvier hormis la revalorisation automatique pour compenser l’inflation; pour la fin du monde, tout un fatras de mesures sur la transition énergétique pour réduire les rejets de CO2 mais pas toutes rassurantes comme la prolongation des vieux réacteurs nucléaires, jusqu’en 2035 qui devraient déjà pour certains être arrêtés depuis longtemps. Après lui le déluge ou plutôt l’accident nucléaire !

« Je n’ai pas été élu sur l’arrêt du nucléaire mais seulement sur l’engagement de le réduire à 50 % » déclare-t-il. Mieux ou pire que cela, il confirme que le nucléaire participe de la transition énergétique. La direction de l’EDF est rassurée et satisfaite avec un, voire plusieurs,  EPR à venir; pourtant celui de Flamanville, qui ne fonctionne toujours pas, n’est déjà pas un succès avec un énorme dépassement budgétaire. Il repousse donc de dix ans le démantèlement des réacteurs nucléaires et aucun réacteur ne sera arrêté au cours de son quinquennat hormis celui de Fessenheim.

Tout le monde (les gilets jaunes, certains députés de la majorité, les présidents de région sauf Xavier Bertrand, bizarre !) souhaite un moratoire sur la hausse des taxes, mais est-ce que cela sera suffisant pour régler les problèmes de fin de mois des gilets jaunes ? On en doute !

Le président a décidé de changer de méthode mais, droit dans ses Berlutis, pas de changement de cap. Il prévoit une sorte de retour à la taxe flottante sur les carburants, mais dans les 3 mois avec l’espoir que le cour du baril de pétrole diminuera suffisamment pour entraîner une baisse du prix des carburants à la pompe tout en maintenant les taxes actuelles. D’ailleurs celles prévues au 1er janvier ne sont pas supprimées, ce qui ne va pas calmer le jeu et maintenir la mobilisation des gilets jaunes

Il faudrait que ce président reconnaisse la souffrance et la détresse de ses compatriotes qui portent des gilets jaunes mais ce n’est pas son truc. Dans son palais, sous les dorures de la république que l’on voit trop souvent à la télé, il est bien trop loin de la réalité. Lorsqu’il parle de ses compatriotes, hormis des premiers de cordée, il est méprisant : « les gens qui ne sont rien qui coûtent un pognon de dingues en aides sociales », il ne respecte pas son peuple de gaulois réfractaires au changements. Du coup 84% des français soutiennent les gilets jaunes ou au minimum comprennent ce mouvement. L’avenir politique de notre président risque d’être compromis s’il ne cède rien aux gilets jaunes et ne sort pas de cette crise de société qui semble très profonde. Après une nouvelle journée d’émeutes sur Paris, il va devoir trouver un fusible sinon c’est lui qui risque de sauter et nous sommes  nombreux à l’espérer.

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