Macron, président des pauvres

pauvresIl va maintenant s’occuper des pauvres, on craint le pire. Sa déclaration : »les minima sociaux coûtent un pognon de dingue » n’est pas rassurante ! Après avoir traité les pauvres et les chômeurs de fainéants et de profiteurs, il en remet une couche en essayant de les culpabiliser. Début juillet, il devrait présenter un plan pour lutter contre la pauvreté. Parmi les mesures envisagées une aide de l’état pour la garde d’enfants des familles les plus défavorisées avec éventuellement une tarification progressive des cantines scolaires.

Autre projet le versement des aides sociales en une seule fois dès 2019, mais dont le but même pas caché est surtout de faire des économies importantes, de l’ordre de un milliard d’euros, excusez moi du peux ! On ne voit pas bien comment cette mesure d’économie s’intègre dans le plan anti-pauvreté, mystère de la pensée complexe macronienne !

Une nouveauté, L’automatisation du versement des minima sociaux afin que tous les ménages en bénéficient rapidement et surtout sans en oublier, ce qui laisse à penser que jusque là des bénéficiaires étaient oubliés ou bien n’en faisaient pas la demande. Il est aussi prévu une aide financière à la formation des jeunes se prolongeant jusqu’à 18 ans. Bonne idée à condition que cette formation mène à l’emploi !

Enfin il nous refait le coup du verre de lait dans les écoles de Pierre Mendes France, pas pour lutter contre l’alcoolisme et éponger la surproduction de lait, mais pour d’autres raisons en proposant des petits déjeuners gratuits dans des écoles ou des collèges où certains élèves arrivent le ventre vide. Quelle compassion ! A l’encontre de ce qui est présenté par ce gouvernement, l’idée n’est pas nouvelle et à déjà fait l’objet de nombreuses controverses et cette mesure est condamnée par l’AFFSA et les nutritionnistes.

Autre mesure poudre aux yeux de Macron, le RAC zéro ou reste à charge zéro est surtout une opération de communication basée sur une négociation d’ordre financier entre les différents partenaires (gouvernement, sécurité sociale, assureurs et professionnels de santé) et non pas de santé publique comme on aurait pu le penser, mais nous sommes naïf ! Dans les faits, le RAC zéro ne concernera que ceux qui ont peu de moyens avec un panier minimal de soins, mais en contre partie un panier à tarif libre et sans contraintes sera mis en place ce qui rassure le secteur libéral et privé. Même s’il est prévu un autre panier dit maîtrisé avec des plafonnements, la politique de Macron, même dans le secteur de la santé, reste la division sociale et l’augmentation des inégalités. Bien dans la ligne de ce gouvernement, on est rassuré !

Pour en finir avec les retraités et dans un soucis d’économies (toujours le même motif) ce gouvernement prévoit de supprimer les pensions de réversion dont bénéficiaient essentiellement (á 90 %) les veuves pour 33 milliards d’euros, c’est créer une nouvelle catégorie de pauvres. Quelle aberration !

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