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Archive pour janvier 2018

Macron président anglophone !

Dimanche 28 janvier 2018

Déjà avant d’être élu président Emmanuel Macron lors de sa campagne électorale il avait tendance à étaler sa maîtrise de la langue anglaise. Dans une courte vidéo diffusée sur facebook : « Come to France, it’s your nation » il s’adressait dans un anglais impeccable aux chercheurs américain en climatologie.

Déjà début janvier  en Allemagne il s’était exprimé en anglais pour évoquer l’avenir des relations franco-allemandes, c’est original ! Quid des langues officielles des deux pays concernés; il s’en est justifié en expliquant que c’était pour que tous les participants comprennent son discours. On s’étonnera ensuite que l’anglais devienne de plus en plus la langue de l’Europe, langue qu’ils nous ont laissé en héritage après nous avoir quitté. Ils doivent bien rigoler !

Président polyglotte il en profite, ainsi, récemment à Davos il a innové en utilisant l’anglais puis le français lors de son discours et cerise sur le gâteau il n’a pas dit la même chose dans les deux langues (plutôt social en français et plutôt libéral en anglais, comme par hasard !) alors que l’on aurait pu penser qu’il répétait son discours pour les non francophones.

En s’exprimant fréquemment en anglais Macron fait allégeance à l’hégémonie des USA et à celle de l’argent, alors que diplomatiquement il est d’usage que les chefs d’états s’expriment dans leur langue maternelle hormis lorsque par courtoisie ils disent quelques mots dans la langue du pays d’accueil. Dans le cas de notre président je pencherais plutôt vers une petite vanité personnelle (une de plus chez ce mégalomane) «Ecoutez comme je parle bien l’anglais, bien mieux que mes prédécesseurs ! », mais compte tenu du faible niveaux de ceux-ci, c’est plutôt facile.

En même temps il se veut le défenseur de la francophonie (il n’est pas à une contradiction près) lors d’un discours récent devant les étudiants de l’université de Ouagadougou en lançant le projet d’un dictionnaire de la francophonie à la charge de sa correspondante au sein de l’AUF (Agence Universitaire de la Francophonie » et de l’académie française. Pour une fois, il va dans le sens de l’histoire dans la mesure où les prévisionnistes prévoient que le français sera, grâce à l’Afrique, la langue la plus parlée au monde à l’horizon 2050.

Macron le champion des « fake News »

Lundi 22 janvier 2018

Emmanuel Macron veut publier prochainement une loi sur les « fake news » ou fausses nouvelles en français (quid de la francophonie !). Il aurait mieux fait de se regarder dans la glace ou plutôt dans le petit écran avant de se lancer dans cette croisade. En effet c’est un adepte du genre même s’il ne s’en rend pas compte, il devrait balayer devant sa porte. Lors de sa campagne électorale, il a délivré sur lui même des « fake news » pour les contredire ensuite, comment s’y retrouver ? Juste quelques exemples : un coup il déclare « moi je suis socialiste et je l’assume ! » puis dans une autre interview « je ne suis pas socialiste ! », « Je suis de gauche » puis « je ne suis pas de gauche », « mon parti ni de droite, ni de gauche » pour déclarer ensuite « je n’ai jamais dit cela » ! Pas une bêtise près  : « Le libéralisme est une valeur de gauche », « il n’y a pas une culture française », « l’art français je ne l’ai jamais vu ». Cerise sur le gâteau : « je n’ai jamais eu de collaborateur s’occupant de ma circonscription ! « et pour cause il n’a jamais été élu nulle part. Après ce florilège proposer une loi contre les « fake news » lors des campagnes électorales il faut être gonflé ou inconscient. Maintenant président il a tiré un trait sur tout cela et à la place des fausses nouvelles il en propose des vrais, nouvelles, mais des mauvaises comme par exemple l’augmentation de la CSG ou la suppression de l’ISF.

Sur ce sujet il existe déjà deux lois, l’une contre la diffamation et l’autre contre la divulgation de fausses informations. Emmanuel Macron veut en rajouter une couche est ce bien nécessaire ? Déjà il faudrait se poser la question : quel type de « fake news » est concerné, les « fake news » de propagande, celles de complots ou les « fake news » commerciales. Dans son discours à la presse il a essentiellement ciblé celles de propagande et de complot, mais dans une telle loi il y a un risque liberticide non négligeable qu’il faudra bien évaluer lors de sa rédaction. Saisir un juge alors que les tribunaux sont déjà très encombrés, les délais d’intervention pour bloquer les fake news risquent d’être beaucoup trop long dans la mesure où leur diffusion sur les réseaux sociaux est hyper rapide.

En fait c’est un verrouillage de l’information pour les médias en ligne soutenu par les gros propriétaires des médias conventionnels qu’il prépare avec une reprise en main déjà en cours de l’audiovisuel; on se croirait revenu sous De Gaulle, lorsque son ministre de l’information Alain Peyrefitte  contrôlait chaque soir le contenu du journal télévisé afin que le journaliste ne présente que des bonnes « nouvelles »  comme on disait à l’époque ! Il en profite pour préparer une modification des règles du temps de parole télévisuel lors des prochaines élections européennes. Ces temps de paroles seraient attribués au prorata des parlementaires élus dans chaque parti. La manœuvre est grossière afin de réduire au minimum les interventions des partis d’opposition au gouvernement, quel mauvais joueur !

Macron mégalo jamais à court, de chasse !

Lundi 15 janvier 2018

Il est favorable à la réouverture des chasses présidentielles, une survivance de la monarchie,  qui avaient été supprimées par Nicolas Sarkozy (pour une fois qu’il faisait quelque chose de positif). Elles servaient surtout à inviter lors d’une prestation de prestige des personnages importants comme des chefs d’états, des industriels influents ou des amis que l’on voulait flatter. Notre Jupiter en argumentant que les chasses représentent la culture française mais surtout pour faire plaisir aux fédérations de chasseurs a décidé de les remettre au goût du jour.

Ce projet est loin de faire l’unanimité; ainsi Laurence Parisot, la présidente d’honneur du Medef, que l’on ne l’attendait pas sur ce sujet, demande à l’inverse à Nicolas Hulot d’interdire la chasse à cour. Ce dernier avait d’ailleurs précédemment déclaré que la cruauté de cette activité le heurtait profondément; malheureusement il ne semble pas décidé à l’interdire dans la mesure où son président prône le contraire et les vigoureuses protestations de Brigitte Bardot, qui vient de lui écrire publiquement, comme celle de nombreuses autres associations de défense des animaux ne vont rien y changer; j’en ai peur car il est obstiné le gamin !

En se déclarant pour la réouverture des chasses présidentielles devant l’assemblée nationale des chasseurs le président du renouveau fait encore une fois marche arrière en se retournant vers le passé. Les chasseurs, il les avait déjà rencontrés et choyés lors de sa campagne électorale car plus d’un million d’électeurs cela ne se néglige pas.

Le faste de ces chasses qui se déroulent dans les propriétés de l’état comme le domaine national de Rambouillet où dans celui de châteaux comme celui de Chambord est l’occasion de recevoir des hôtes de marque et de traiter des affaires entre riches et puissants en toute discrétion. C’est Chirac le premier qui les a supprimé en maintenant cependant des battues de régulation dans ces grands domaines entourés de murs. Officiellement, les chasses n’existent plus, bien que tous les ans  discrètement des personnalités triées sur le volet et proche du pouvoir sont invitées à participer à ces battues.

Avec Macron ces activités vont retrouver leur faste d’antan, même si plus de 80 % des français y sont défavorables. J’espère que les français qui l’ont élu seront satisfaits de cette façon mégalomaniaque de gaspiller l’argent publique.

Macron a un nouvel ami !

Lundi 8 janvier 2018

 

En recevant Erdogan à l’Élysée, Emmanuel Macron confirme son ambition : prendre le leadership au niveau européen. Cette visite officielle est argumentée par ses envies de faire de la « realpolitik » et de se placer comme le principal interlocuteur de l’Union Européenne au niveau international. Conscient que ce président turc, pourtant élu démocratiquement, est loin d’être un démocrate dans la mesure où prenant le prétexte d’un coup d’état raté, il a emprisonné plus de 55 000 personnes (journalistes, universitaires, militaires, etc.) et limogé plus de 140 000 fonctionnaires de tous les corps de métier, Macron assure qu’il abordera avec fermeté la question des droits de l’homme en Turquie; mais l’aspect relations économiques et commerciales ne sera pas négligé bien au contraire aussi bien au niveau européen qu’au niveau français (plus de 13 milliards de dollars d’échanges en 2016, ce n’est pas une paille !), Erdogan souhaitant amener ces échanges à 20 milliards.

Si l’une des priorités d’Emmanuel Macron est de maintenir la coopération avec la Turquie sur les questions migratoire et la lutte contre le terrorisme, d’après les observateurs il ne devrait pas céder sur la possibilité d’intégration dans l’Union Européenne compte tenu de la situation actuelle des droits de l’Homme en Turquie. Ce qu’il confirme avoir fait en fermant la porte à toute adhésion de la Turquie à l’UE, on est rassuré !

Les réactions à cette visite dans le monde politique ont été assez rares hormis quelques condamnations par la gauche ou du moins ce qu’il en reste (PC et Front de gauche) et une inquiétude de la maire de Paris. Seules les FEMEN ont marqué leur opposition en montrant leurs seins devant l’Élysée couverts de slogan culinaire à l’occasion du déjeuner officiel en proposant leur menu (étouffé de journaliste, émincé de kurdes, tartare de femme, etc.) avant d’être expulsé par la police.

Tardivement et à posteriori certains médias s’insurgent contre cette visite inopinée, mais bien dans le style de notre jeune président qui est un adepte des relations avec des dirigeants autoritaires, les recevant sous les ors (caissons dorés des plafonds)  de la république comme Poutine, Trump ou le président égyptien Al Sissi, pour maintenir le dialogue. Pour finir il a proposé un partenariat  entre  la Turquie et l’Union européenne en signant un contrat d’études au niveau de La Défense aérienne et antimissile impliquant l’achat de missiles sol-air à un consortium franco-italien, ce n’est pas très rassurant !

Les mauvais vœux de Macron pour 2018

Lundi 1 janvier 2018

Il nous fait sans arrêt le coup du candidat qui tiens ses promesses voulant de démarquer de ses prédécesseurs, mais s’il a tenu ou s’apprête à tenir la totalité de ses promesses économiques qui ne sont pas vraiment de gauche, loin s’en faut, comme la suppression de l’ISF, le réforme du code  du travail, omettant quand même la lutte contre la fraude fiscale, il a glissé sous le tapis ses promesses relatives à la défense  de nos libertés en les restreignant encore plus avec sa loi sur la sécurité intérieure. On en viendrait presque à regretter ses prédécesseurs qui oubliaient très vite les leurs de promesses (moi, président, nana, nananère !).

Alors qu’il avait tenu un discours humaniste et ouvert à l’égard des migrants lors de sa campagne électorale, se félicitant de la politique migratoire d’Angela Merkel, la politique menée actuellement par son gouvernement est l’inverse avec un renforcement de l’approche sécuritaire. Cette politique très décriée sera officialisée par une nouvelle loi sur l’immigration au contenu très restrictif, déjà contestée par de nombreuses associations humanitaires, cela promet !

La réforme de l’assurance chômage essentiellement orientée vers la sanction, essayant de faire passer les chômeurs pour des fraudeurs voire des délinquants dans l’opinion publique comme ci ces derniers avaient choisi cette situation. En vacances à la neige, il a précisé que tous ne seront pas poursuivis, on est rassuré !

Réformer l’apprentissage en le privatisant afin que ce soit le marché et non les exécutifs régionaux qui le pilote comme actuellement; avec derrière cela un énorme enjeu financier une cagnotte de plus de un milliard et demi d’euros qui pourraient retourner dans les poches du patronat au détriment des régions, on comprend les motivations de certains ! 

Abaisser la limitation de vitesse à 80 km à l’heure sur les routes de campagne nationales et départementales ce qui est loin de contenter tout le monde et surtout pas les associations d’automobilistes qui ont lancé des pétitions contre ce projet et qui font un succès; à moins de ne pas être concerné; comme le disait jean Yann dans un sketch culte : « je hais les routes départementales, je n’y vais jamais, c’est plein de boue et ça sent mauvais » !

Réformer la justice, actuellement engorgée, mais en réduisant le nombre de cours d’appel ce qui semble contradictoire et inquiéte beaucoup les avocats. L’astuce étant de dématérialiser un grand nombre de procédures grâce à l’informatique et aux réseaux. Ce n’est pas innocent car cela devrait réduire les coûts en personnel, avec toutefois une augmentation du budget sur les 5 ans mais peut être pour acheter des ordinateurs !

Prendre position sur la laïcité, après les polémiques sur les prières de rue, l’affaire Tarik Ramadan, les crèches dans les mairies, il s’inquiète de la radicalisation de la laïcité, alors qu’il devrait plutôt s’occuper de l’organisation de l’islam en France afin de combattre les discours radicaux dans les mosquées comme il l’avait promis dans son programme présidentiel !

Déjà à l’américaine, parodiant Trump. il a signé, dans son bureau à l’Élysée et devant les caméras des télévisions, les trois dernières lois votées par le parlement dont celle très inquiétante pour les maires concernant la suppression de la taxe d’apprentissage. Quel cinéma, c’est vraiment le roi de la com ! Cela promet pour 2018. Pour ses vœux télévisés alors qu’il devait nous surprendre, il ne s’est même pas déguisé, c’est décevant pourtant avec un déguisement mi père Noël mi père fouettard, il aurait été aussi crédible qu’en aviateur ou en marin encore que banquier reste le costume qui lui va le mieux.