Archive pour août 2017

Loi travail, c’est pas du boulot !

Lundi 28 août 2017

Cela a du le travailler pendant toutes les vacances, mais maintenant après avoir beaucoup marché, il arrive au bout du chemin; Macron va devoir promulguer sa loi travail dernière version, par ordonnance, donc sans consulter les élus de la république et sans débat parlementaire. La loi d’habilitation ayant été votée en juillet, il a les mains libres, toutefois ce n’est pas encore un pouvoir absolu; concernant ces ordonnances, le président a juste le pouvoir de les signer et donc de décider de leurs applications ou bien de les refuser. Mais pour être transformées en loi, l’ordonnance doit quand même être ratifiée par le parlement et les sénateurs. Si l’ordonnance n’est pas ratifiée, elle n’aura que valeur de décret et non de loi. Ce n’est donc pas gagné.

Le contenu des ordonnances sur la loi travail est actuellement présenté aux partenaires sociaux en commençant comme par hasard par le Medef, le plus facile et en se poursuivant par les autres syndicats sûrement moins conciliants, encore que FO… Suite à ces négociations, s’il y en a, le document final sera présenté fin août et adopté définitivement le 20 septembre. Mais entre ces deux dates il y aura très certainement une forte opposition dans la rue, le 12 pour la CGT et le  23 septembre pour la France insoumise, du moins on peut l’espérer.

Si l’on prend en compte le mécontentement des maires avec la suppression de la taxe d’habitation, la baisse de 300 millions d’euros de la dotation de l’Etat aux collectivités locales décidée de façon unilatérale en juillet, (il n’y a pas de petites économies quand on veut à tous prix respecter les 3 %) et, cerise sur le gâteau, le non renouvellement d’une partie des contrats aidés à quelques jours de la rentrée scolaire, de quoi vraiment fâcher les maires, ce gouvernement Marche, mais sur des œufs et il est loin de faire l’unanimité ou alors de plus en plus contre lui.

Est-ce astucieux quand on sait que le 24 septembre il y a des élections sénatoriales avec un renouvellement pour moitié (170) des sièges, car qui vote sinon les maires ou du moins leurs représentants. Du coup on ne peut pas accuser Macron de clientélisme, mais plutôt d’inconscience. Si l’on rajoute le mécontentement des étudiants et de leurs syndicats avec la baisse des APL et les difficultés d’accès dans certaines filières des universités mal résolues par un tirage au sort, c’est la fin de l’état de grâce comme le confirme les derniers sondages de l’IFOP avec un chute de 24 points de popularité pour Macron sur juillet/août, la rentrée risque d’être très très chaude.

Parti de rien, mais arrivé au sommet !

Lundi 21 août 2017

« L’argent appelle l’argent », pour une fois cette sentence africaine ne se vérifie pas. A sa création le parti d’Emmanuel Macron est parti de rien (sans argent) d’autant plus que les adhérents n’ont pas payé de cotisations. Pourtant parmi les candidats à la présidentielle, c’est Emmanuel Macron qui a le plus dépensé d’argent pour sa campagne électorale. Plus de 16 millions d’euros, c’est le plafond autorisé. Il devance donc les candidats des partis bien établis dont les ressources financières sont connues car ils touchent des financements publics et leurs adhérents payent une cotisation souvent conséquente.

Par contre, « En Marche » n’ayant pas d’élus ne touchait pas de financement publique, sa seule ressource étaient les dons de ses sympathisants (limités à 7500 €). Aucune entreprise n’a théoriquement pas financé ce nouveau parti car c’est interdit par la loi. Grâce aux dons des particuliers, il aurait ainsi récupéré la moitié de la somme dépensée et l’autre moitié aurait été empruntée par le candidat à titre personnel sans cautionnement et sans garanties (attitude rare chez les banquiers, mais pour Macron la banque c’est un peu sa famille).

Dans la mesure où l’état devait lui rembourser presque la moitié de ses frais de campagne à condition de dépasser les 5 % de voies, face aux prévisions des instituts de sondage, le risque n’était pas bien grand pour les banquiers; pour valider ce prêt à titre personnel, les assureurs ont quand même exigé un test d’effort, il a du pédaler un maximum car comme disait Raffarin « la route est droite, mais la pente est forte ». 

Toutefois l’argument de Macron lors de sa campagne : «Chez moi on ne vit pas du contribuable » reste douteux car tous les dons qu’il reçoit ou qu’il a reçu sont, comme pour les autres partis politiques, au moins en partie déductibles (66% du revenu imposable) donc indirectement, c’est l’état qui finance au détriment des impôts sur le revenu.

Depuis, suite aux élections législatives, son parti est blindé pour les cinq prochaines années, c’est pourquoi les adhésions vont continuer à être gratuites. Maintenant, il est président à seulement 39 ans, le plus jeune président de la république de l’histoire, le précèdent, c’était Louis Napoléon Bonaparte en 1848 (il avait 40 ans), cela ne nous rajeunit pas et on sait comment cela a fini… Pourvu que le notre ne suive pas ce modèle et n’ai pas l’ambition de devenir empereur !

L’inquiétude, c’est l’incertitude sur sa pratique présidentielle encore qu’après trois mois de Jupiter on a un petite idée. Il va difficilement être le président de tous les français compte tenu d’une popularité assez faible, il n’a été élu que par moins de 44 % des inscrits et encore beaucoup n’ont voté pour lui que par défaut; son indice de satisfaction ne cesse de s’amenuiser moins de 36 %, plus faible que celui de ses prédécesseurs au même stade, du en partie aux nombreux cafouillages entre lui et son gouvernement. Jupiter va devoir redescendre sur terre, même s’il soigne son image un jour, déguisé en boxeur, un autre jour en sous-marinier le lendemain en aviateur (style Top Gun) ou pire encore, en vacances à Marseille faisant du jogging avec un maillot de l’OM, il est de moins en moins crédible; aurait-il des choses à cacher, ce qui expliquerait ce goût du déguisement ? Faire le clown à la télé comme ses homologues américain ou russe, ce doit être une mode chez les nouveaux maîtres du monde, mais c’est navrant !

Migrants, le double discours du Président !

Lundi 14 août 2017

 

Emmanuel Macron veut faire disparaître définitivement l’immigration, mais rassurez vous  seulement la pauvre, celle des sans papiers, des illégaux, des clandestins. L’autre, celle des riches et des diplômés qui arrivent en avion (pas à la nage !), avec un visa en bonne et due forme, et qui de ce fait vont pouvoir légalement obtenir un titre de séjour sera maintenue, on est rassuré. Les pauvres, qui se maintiennent dans la clandestinité depuis longtemps ou qui ont récemment affronté la traversée du Sahara et de la Méditerranée (nouveau cimetière marin) au risque de leur vie ne sont pas les bienvenus.

D’après le chef de l’état, très peu sont des réfugiés politiques par contre la plus grande partie sont des réfugiés économiques et il est décidé à enrayer à lui tout seul donc à l’initiative de la France ce mouvement migratoire. Son idée est de mettre en place dans certains pays africains des centres de tri afin de ne laisser passer que les réfugiés qui peuvent prétendre à bénéficier de la convention de Genève dans la mesure où ils sont en insécurité dans leur pays d’origine.

Les autres migrants, dits économiques, fuyant la pauvreté qui viennent manger le pain des français (comme disait si justement Fernand Raynaud dans un de ses sketchs fameux!) Macron n’en veut pas ! Il propose de les dissuader de poursuivre leur voyage et de les renvoyer dans leur pays par la contrainte ou encore de les retenir sur place comme cela se pratique actuellement en Turquie.

En quelque sorte externaliser le problème, loin de nos frontières, en confiant, contre finances comme l’Allemagne, à des pays tiers la prise en charge du tri, des retours ou de la rétention des réfugiés, c’est le projet d’Emmanuel Macron. D’un autre côté, dans un discours récent, au niveau de l’hexagone, il s’engage : « Plus personne dans la rue », « Loger tout le monde dignement », « Des centres d’hébergement partout » et tout cela d’ici la fin de l’année ! Une nouvelle fois, plein de promesses, mais irréalisables car le système d’accueil est saturé et les futurs places d’hébergements ne seront pas ouvertes avant 2018 d’après le premier ministre qui semble une nouvelle fois ne pas jouer la même partition que son président !

Lors d’une conférence de presse avec Angela Merkel, Emmanuel Macron avait pourtant déclaré : « Nous devons accueillir tous les réfugiés car c’est notre tradition et notre honneur » depuis il semble s’être rapproché de la tendance Rocard : «La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde » !

Pas de pot pour le bio !

Lundi 7 août 2017

 

 

 

Alors que son prédécesseur, Stephane Le Foll, l’ancien ministre de l’agriculture avait prévu de doubler les aides à l’agriculture biologique, le nouveau ministre, encore un Stéphane, mais de Travert cette fois, décide de geler les aides à la production du bio. Le gouvernement Macron a fait un choix celui de l’agriculture productiviste donc de l’agrobusiness, on s’en doutait un peu.

On n’est pas à un travers près, alors que le secteur bio est en pleine expansion (plus de 20 % par an) et que le pays doit importer du bio face à une production nationale insuffisante pour apurer les demandes des consommateurs, cette politique est désastreuse. Du coup les agriculteurs bio sont en colère, ils l’ont en « Travert » de la gorge, si l’on peut dire ! La FNAB (fédération nationale d’agriculture biologique) s’inquiète fortement face à la décision du ministre de ne prévoir aucun budget pour l’aide au bio dans les trois prochaines années. Alors que l’espoir des agriculteurs bio était le transfert d’une petite partie  des subventions de PAC vers l’agriculture biologique, c’est la déception.

Cela contredit les promesses de campagne du président sur l’introduction du bio dans les cantines scolaires et témoigne d’un manque de courage politique vis à vis de l’agro-chimie. Actuellement seulement 2 % des aides européennes agricole affectées à la France sont versées aux paysans bios alors qu’ils cultivent plus de 5 % de la surface agricole utile. Cherchez l’erreur !

 Comme depuis des lustres, ce sont à nouveau les intérêts de la toute puissante FNSEA qui passent devant l’intérêt général, bravo pour le changement. D’un côté le gouvernement en soutenant l’agriculture industrialisée fait la part belle à la mal bouffe et de l’autre en organisant les États Généraux de l’Alimentation, il propose un Grenelle de la reconstruction alimentaire, c’est contradictoire.

 L’un des chantiers de ces états généraux qui se déroulent actuellement porte sur la promotion d’une alimentation saine, sûre, durable et accessible à tous. C’est ambitieux mais les travaux sur ces thèmes sont seulement prévus à la rentrée, à partir de septembre, donc après les récoltes !  Tous les citoyens peuvent y participer et donner leur avis en se connectant sur le site du ministère ( https://www.egalimentation.gouv.fr) dans le cadre d’une expérience de démocratie participative, soit disant inédite et révolutionnaire si l’on écoute le ministre. Belle application de la formule bien connue : la démocratie, c’est cause toujours et la dictature, vers laquelle on va gentiment avec Jupiter, c’est ferme ta gueule ! Bon courage !

Tout sur la spiruline pour ceux qui ne l’ont pas lu

Lundi 7 août 2017

 

Plus de 50 000 lecteurs c’est un succès !!!

La spiruline sera-t-elle l’aliment miracle du XXIᵉ siècle ?

21 juillet 2017, 01:24 CEST

De la spiruline. Nouchkac/Pixabay

Auteurs

  1. Gérard Tremblin est un(e) ami(e) de The Conversation

    Professeur de biologie végétale émérite, Le Mans Université

  2. assistant ingénieur biologie, Le Mans Université

Une prise de conscience a beau se développer en Occident sur la surconsommation de viande, l’agro-industrie n’en met pas moins en place des fermes de mille vaches : il serait ainsi opportun de penser à diversifier nos sources de protéines.

Au début du XXe siècle, des scientifiques avaient déjà tenté de produire de façon industrielle des protéines à partir de micro-organismes. Deux candidats furent retenus : une levure et une micro-algue verte, la chlorelle. Si les essais sur la levure ont été rapidement abandonnés, les chlorelles, dont l’avantage principal est de n’avoir besoin pour se développer que d’un peu d’air, d’eau, de soleil et de quelques minéraux, sont toujours produites industriellement. Mais, c’est un autre micro-organisme, la spiruline, qui domine actuellement le marché.

Consommée depuis des millénaires

Traditionnellement consommée depuis des millénaires en Afrique, la spiruline fait toujours partie de l’alimentation des peuplades présentes autour du lac Tchad qui l’utilisent sous forme de « Dihé » (une sauce à la spiruline). En Amérique du Sud, des recherches bibliographiques ont montré que les Aztèques consommaient du « Tecuitlal » ou galette de spiruline dans les environs du lac Texcoco, près de Mexico.

En milieu naturel, sa croissance est rapide grâce à son activité photosynthétique intense qui lui permet de coloniser les mares salées et alcalines et, ainsi, d’éliminer les espèces concurrentes. On rencontre naturellement de la spiruline dans tous les sites lacustres peu profonds des régions tropicales ou subtropicales où vivent des flamants roses : ces derniers sont à la fois des fertilisateurs (leurs excréments apportent de l’azote dans les bassins naturels qu’ils colonisent) et des vecteurs (ils transportent la spiruline lors de leurs migrations).

Plusieurs espèces

Tout sur la spiruline pour ceux qui ne l'ont pas lu file-20170717-6091-1h35gdl
Filament de spiruline ou trichome. B. Moreau, CC BY

Sous le microscope, la spiruline apparaît sous forme de petits filaments pluricellulaires de couleur bleu vert et plus ou moins spiralés (d’où son nom). Avec le développement des connaissances, la dénomination plutôt commerciale de spiruline a été remplacée par le nom de genre Arthrospiraavec deux espèces principales : Arthrospira platensis, originaire d’Afrique et Arthrospira maxima originaire Amérique centrale et de nombreuses variétés.

Abusivement classées parmi les microalgues, les spirulines sont en fait des cyanobactéries.

Dès les années 1970, la culture de la spiruline s’est développée avec un objectif humanitaire : produire des protéines de façon non conventionnelle afin de lutter contre la malnutrition. La spiruline, par sa richesse en protéines, sa forte teneur en vitamine B12 et la présence d’un précurseur de la vitamine A permet de lutter en Afrique contre la xérophtalmie (cécité infantile). Mais, rapidement, les industries agro-alimentaires et cosmétiques ont été très intéressées par l’un de ses composés, la phycocyanine. Cette protéine pigmentaire est abondante dans les cellules de spiruline et c’est l’unique colorant bleu intense qui soit naturel et comestible. Il est commercialisé sous l’appellation « Linablue ». Ainsi, la plus grande part de la production actuelle de spiruline est destinée au marché de la diététique des nations les plus riches. Sa richesse en protéines (plus de 60 %), en acides aminés essentiels, en vitamines (en particulier, le complexe des vitamines B), en acides gras poly-insaturés, en minéraux, en oligo-éléments, et en phycocyanine en fait un complément alimentaire remarquable par ses propriétés anti-inflammatoires, anti-oxydantes, anti-tumorales et immuno-protectrices.

Comment la cultiver et à quel prix ?

La spiruline se cultive facilement au laboratoire dans un photobioréacteur (ci-dessous), et se développe rapidement car ses performances photosynthétiques (qui ont été mesurées et comparées à celles d’autres espèces, il y a quelques années dans notre laboratoire) sont nettement plus élevées que celles des autres microalgues.

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Dispositif automatisé de culture en continu de spirulines. Sur l’image, la source de lumière (des leds blanches) et le cryothermostat permettant de réguler la température ne sont pas présentés. B. Moreau, CC BY

En conditions industrielles, la spiruline est cultivée le plus souvent dans des bassins de type race way ou piste de course dans lesquels une circulation du milieu est assurée par des roues à aube.


Bassin de type race way sous serre permettant de cultiver des spirulines en Anjou. B. Moreau, CC BY

Dans les pays en voie de développement, le coût de la spiruline utilisée par les ONG pour lutter contre la malnutrition de la population locale est minime. Par contre, dans les pays économiquement développés, le prix de la spiruline est bien plus élevé car la demande est forte, ce qui en fait une culture très rentable pour les industriels. Elle est commercialisée comme complément alimentaire sous différentes formes : paillettes, poudre, comprimés ou gélules.


La spiruline à l’état naturel après séchage est commercialisée sous différentes formes. B. Moreau, CC BY

À l’échelle mondiale, la spiruline est essentiellement produite par des grosses compagnies (Siam Algae Company à Bangkok, Earthrise Farm aux États-Unis ou Cyanotech Corporation à Hawaï). Cependant, la production la plus importante est chinoise et fournit plus de 50 % de la spiruline commercialisée. Pourtant, les conditions de production ne sont pas toujours satisfaisantes et le produit fini est souvent de qualité nutritionnelle médiocre et présentant parfois une contamination aux métaux lourds.

La production mondiale est actuellement estimée à un peu plus de 5 000 tonnes par an. Cependant, le marché est loin d’être saturé et elle devrait encore s’intensifier et atteindre le million de tonnes dans les années à venir. En Europe, et plus particulièrement en France, plus de 150 sociétés produisent et/ou commercialisent de la spiruline : Alpha-biotechAlgosudSpiruline de ProvenceSpiruline d’AnjouAlgocorp, etc. La Fédération des Spiruliniers de Franceforme et aide les producteurs à valoriser leurs produits dans le respect d’une charte commune de bonnes pratiques culturales.

Ses utilisations

Les applications de la spiruline en Europe sont nombreuses :

  • Dans le domaine de la diététique : La spiruline est utilisée comme complément protéique bénéfique pour la santé, comme coupe-faim lors des régimes. Grâce à son effet revitalisant, elle aide à surmonter la fatigue après une convalescence. Appréciée des sportifs de haut niveau qui l’utilisent comme aliment ergogénique, elle améliore les performances et réduit la fatigue musculaire.
  • En alimentation humaine : Pour la FAO et L’Unesco comme pour la Chine, la spiruline serait l’aliment miracle du XXIe siècle. En France, ce n’est qu’en 1984 (soit 10 ans après les États-Unis) que le CSHP (Conseil Supérieur Hygiène) a donné un avis favorable à son utilisation en alimentation humaine. Depuis, on trouve de la spiruline incorporée dans un certain nombre de produits alimentaires (des nouilles, des chewing-gums, des glaces, des boissons, des sucreries, etc.).
  • En alimentation animale : On ajoute de la spiruline dans la ration alimentaire des bovins en élevage intensif pour éviter les carences, et on l’utilise aussi pour nourrir les poissons d’aquarium, les oiseaux en cage, etc.
  • En cosmétologie : Sous forme de crème, les extraits de spiruline améliorent la souplesse et l’élasticité de la peau grâce à son action stimulante et régénérante sur le collagène et l’élastine et limite de ce fait l’apparition des rides. De plus, elle freine le vieillissement de la peau grâce à ses propriétés antioxydantes dues à la présence de vitamines A et E.

Cultiver sa propre spiruline dans sa cuisine ?

Un dispositif en cours de réalisation (développé par la société Alg&You) consiste à cultiver la spiruline dans sa cuisine dans une « phytotière », l’équivalent d’une yaourtière, mais à la lumière, et ainsi de pouvoir consommer sa propre production.

En attendant d’en produire chez vous, il est maintenant facile de s’en procurer dans les commerces bio ou sur Internet. Toutefois, dans la mesure où, pour les cultiver, il faut leur fournir de l’azote sous forme de nitrates ou d’urée, la spiruline ne répond pas, pour le moment, aux normes des produits issus de l’agriculture biologique. Aussi la présence du logo sur certains flacons est usurpée.

Il est navrant de constater tout le travail de mise au point des cultures, effectué dans les années 1970 par l’humanitaire et scientifique américain Ripley Fox et ses collègues, profite davantage aux producteurs occidentaux qu’aux populations mal nourries auxquelles il était initialement destiné. Heureusement, quelques ONG comme Antenna Technologies, Technap, Targuinca, Unis vers la vie Spirumann, Les carrefours de la spiruline, etc., ont pris le relais.

La spiruline reste la meilleure source de protéines au monde. Avec une concentration en protéines trois fois supérieure à celle de la viande de bœuf, un taux de digestibilité exceptionnel et la présence des huit acides aminés essentiels, elle prendra sa part parmi d’autres sources non conventionnelles de protéines afin de nourrir la population de la planète dans les années à venir.