Élection de Macron, piège à (c…) retraités

Emmanuel  Macron vient d’être élu 8ème président de la république française, mais sans enthousiasme, car ce n’est pas pour la plus part des électeurs un vote pour mais plutôt un vote de refus donc contre l’autre candidate. Une  candidate rejetée par beaucoup de français, membre d’un parti politique qui fait honte, et qui n’a cessé de mentir et de provoquer son adversaire au cours du débat de second tour. Elle a alors  montré sa vrai nature et son vrai visage, faussement souriant, de candidate d’extrême droite qu’elle avait réussi à faire oublier ces dernières années en faisant croire qu’elle était la candidate du peuple. Sans aller dans les détails, son programme monétaire, entre autres, s’il était appliqué, ouvrant la porte aux spéculateurs, mènerait à une inflation qui  toucherait surtout les petits salariés et les petits retraités dont le pouvoir d’achat se réduirait comme peau de chagrin, alors qu’elle veut soi-disant les défendre.

 

Sa défaite cuisante sauve de la catastrophe du moins les salariés, car le nouveau président a pour projet de prendre de l’argent à une catégorie qui ne peut plus beaucoup réagir, les retraités dont la pension va être amputée par une augmentation de la CSG passant de 6,6 % à 8,3 % au minimum pour plus de 60 % d’entre eux.

Si socialement l’idée est satisfaisante : permettre de continuer à financer la sécu et les indemnités de perte d’emploi tout en réduisant des cotisations chômage et maladies qui pèsent sur les salariés; c’est beaucoup mieux que d’augmenter la TVA de 2 points comme le proposait un candidat sarthois déchu et qui aurait concerné l’ensemble des contribuables. La CSG, contribution sociale généralisée crée par Rocard en 1991 perd un peu son caractère général car en ciblant préférentiellement cette fois une catégorie sociale, les retraités; il faudrait en changer l’acronyme : CSP, pour personnalisée.

 

Le choix politique est judicieux si l’on sait que cette contribution obligatoire, mais assez discrète rapporte à l’état plus que l’impôt sur le revenu. Elle contribue ainsi pour une grande partie au financement de la protection sociale. Si pour les salariés du privé, mais pas pour les fonctionnaires, son augmentation couplée à une baisse des cotisations salariales va se traduire par une légère augmentation de leur salaire, par contre pour les retraités aisés ! (notion très relative, plus de 14000 € par an quand on compare au prix des maisons de retraites) qui ne cotisent plus ou presque, cela va correspondre à une réduction de leur pension sans aucune contrepartie hormis l’impression d’une participation forcée à une solidarité inter générationnelle. À moins d’être maso ils ont dû être nombreux appuyer sur le bouton blanc (le vote ni ni) ce qui explique les résultats obtenus au niveau du vote blanc ou nul (plus de 4 millions, soit 2 fois plus qu’en 2012 et 3 fois plus qu’en 2007), vote qui aurait du intervenir dans les calculs des pourcentages comme suffrage exprimé. C’est un message pas subliminal dont le nouveau président devra tenir en compte du moins on peut l’espérer.

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