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Archive pour octobre 2016

CETA et cætera

Dimanche 30 octobre 2016

Les irréductibles Wallons ont finit par céder, le CETA va pouvoir être signé à condition que le compromis négocié soit accepté par les parlements de la fédération de Belgique puis par les autres états membres de l’union. Mais cela va très vite, la signature à lieu ce dimanche, il doit y avoir une urgence quelque part, à moins que la proximité d’halloween soit l’explication. La signature le jour où l’on jette des sorts et où l’on se protègé des mauvais esprits, la coïncidence aurait été peut être malvenue. Lors du passage au parlement notre gouvernement pourrait intervenir en précisant que tout le monde n’y est pas favorable, malheureusement il est loin d’être composé d’irréductibles gaulois (pourtant si chers à Sarkosy), mais plutôt par des grands ou des gros tous mous; et l’on nous explique que notre parlement comme celui des autres pays européens est favorable au CETA.
Mais il reste un petit espoir avant d’avoir, entre autres problèmes, dans nos assiettes du poulet javellisé ou du soja Monsanto : la ratification définitive du traité qui devrait encore prendre du temps (début 2017 pour les previsionnistes). D’ici là on connaîtra le nom des deux candidats de la gauche et de la droite qui devront s’affronter dans des débats télévisés. Le sujet du CETA pourrait bien revenir à l’ordre du jour; la messe n’est pas dite !!!

Qu’est-ce que l’AEGC ?

Jeudi 27 octobre 2016

L’AECG ou accord économique et commercial global est plus connu sous l’acronyme anglosaxon CETA « Comprehensive Economic and Trade Agreement« 

 

Quand on pense que ce sont les belges ou plutôt les wallons qui nous ont montré  l’exemple en bloquant le CETA, mais des tractations sont en cours pour que ce traité de libre échange, il faut bien appeler les choses par leur nom, soit quand même signé entre l’Europe et le Canada. Si le roquefort reste protégé pour un pays dans lequel il y a plus de 200 sortes de fromage, n’en sauver qu’un, ce résultat est loin d’être satisfaisant sauf pour notre actuel gouvernement qui semble s’en accommoder.

Si cet accord est signé il est bien évident que pour beaucoup ce sera une porte ouverte vers d’autres accords internationaux, comme le TTIP (ou TAFTA), qui nous mettraient sous la coupe des États Unis avec l’abaissement des barrières tarifaires en matière agricole qui aggraverait la crise agricole et le nivellement par le bas des normes qui protègent encore la qualité de nos aliments, notre système de santé publique, la sécurité de notre monde industrielle et notre environnement.

Aujourd’hui le premier ministre canadien n’a pas pris l’avion pour venir signer ce traité, c’est une bonne nouvelle. Mais il faut rester vigilant, la dernière fois sur la constitution européenne, on s’est fait avoir ! En effet, ce n’est que partie remise  car aujourd’hui  le Premier ministre belge Charles Michel a annoncé qu’un accord a été trouvé pour signer l’accord commercial avec le Canada ce qui pourrait permettre sa signature prochaine. Si aucune date n’est encore prévue pour le sommet européen cela pourrait rapidement revenir à l’ordre du jour ! La balle est dans le camp des belges mais il est navrant que rien ne paraisse au niveau des autres partenaires européens et en particulier du notre malgré une mobilisation conséquente contre ce traité. Les prolongations ont été jouées, attention au tir au but !

Attention aux priorités … à droite !

Mardi 4 octobre 2016

Chers collègues fonctionnaires,  la plupart voire tous les candidats de droite sont d’accord sur la base d’un argument fallacieux, réformer les retraites en rétablissant l’égalité entre le public et le privé; c’est à dire en modifiant les modalités de calcul de la pension de base par la prise en compte non plus des 6 derniers mois de salaire mais des 25 meilleures années. En effet, si l’on regarde les programmes des candidats à la primaire, l’allongement de l’âge de départ à la retraite à  65 ans plus ou moins progressif pour certains et l’alignement entre les régimes public et privé font l’unanimité.

Pour les fonctionnaires atteignant le dernier échelon d’un corps ou d’un grade dans l’année précédant sa retraite, un calcul du salaire de référence sur la moyenne indiciaire des trois dernières années fait perdre environ 3 % sur sa pension, un calcul sur 5 ans fait perdre environ 4 %, et un calcul sur 10 ans fait perdre près de 8 % du montant de la pension. Je n’ai pas trouvé de calcul pour les 25 dernières années mais cela doit encore être plus conséquent  même si l’on intègre cette fois les primes dans ce calcul; sachant que dans beaucoup d’emplois de la fonction publique, ces primes sont souvent insignifiantes, et que dans le système actuel elles sont déjà prises en compte dans la RAFP (Retraite additionnelle de la fonction publique).

En ce qui me concerne, je ne regrette pas ma carrière de fonctionnaire dans l’enseignement supérieur même si l’accès en a été difficile (j’ai du servir la France comme coopérant dans une université étrangère pendant de longues années  avant de réussir à intégrer une Université française) et si mon salaire était bien inférieur à celui de mes collègues du privé ayant un niveau équivalent voire moindre d’études !  Maintenant à la retraite je bénéficie des avantages de la fonction publique puisque que ma pension correspond à  110 % de mon dernier salaire. Mais c’est mérité ! Car en plus d’avoir servi la France en coopération, j’ai fourni à mon pays 5 beaux garçons  (ils me ressemblent !), ce qui a sensiblement augmenté ma pension. Je crains que ces conditions exceptionnelles disparaissent avec le futur président s’il est de droite voire de « gôche » et j’espère que ses mesures, très négatives, sur ce sujet comme sur beaucoup d’autres, ne seront pas rétroactives.