Quel avenir pour l’université, rose ?

25 mars 2017

 

 

Les 5 principaux candidats à la présidentielle, ceux qui ont débattu récemment à la télé, n’en ont pas vraiment parlé car ce n’est pas, pour eux ni pour les journalistes animateurs, un thème important de la campagne électorale. Aussi c’est dans leur programme qu’il faut aller chercher des informations sur les orientations, les moyens et les objectifs en direction du milieu universitaire.

Si tous les candidats (vœux pieux) proposent de développer l’enseignement supérieur et la recherche, la méthodologie proposée par chacun est bien différente.

 

Pour Mélenchon, c’est la rupture avec l’abrogation de la LRU et des lois Pécresse et Fioraso (enfin !) un doublement du budget en cinq ans, la suppression de l’ANR et de l’HCERES (bravo!), le recrutement de 5000 personnels avec un plan de titularisation des précaires et la suppression des primes au mérite,

Il propose aussi L’intégration des grandes écoles aux Universités (pas facile), une réduction des charges d’enseignement et une formation à l’enseignement des enseignants chercheurs au cours de leur thèse (judicieux mais seulement pour ceux qui deviendront MCF), un statut d’élèves-fonctionnaires pour former les enseignants du primaire et du secondaire et enfin rendre l’accès libre à toutes les publications scientifiques des universitaires (enfin).

 

Avec Fillon c’est bien différent les mots clefs sont : toujours plus d’autonomie et mise en concurrence des établissements en les divisant en quelques Universités de haut niveau orientées recherche (pour les meilleurs !) et la majeure partie transformées en Universités de proximité (pour les autres, les moins bons !) au service du tissu économique régional. Avec une augmentation des droits d’inscription surtout en master accompagné d’une sélection (des meilleurs encore !) à tous les niveaux (il a du être très brillant lors de ses études ! faut voir ?). Pour les enseignants chercheurs, c’est non seulement une modulation des services mais aussi des salaires, avec comme objectif le remplacement des fonctionnaires par des contractuels plus à la botte de la hiérarchie. La politique de recherche va dans le même sens avec une relance de l’ANR afin de ne financer que les meilleures équipes. Seul point positif une revalorisation des traitements des maîtres de conférences débutants.

 

Pour l’enseignement supérieur et la recherche, chez Marine, c’est un astucieux mélange de démagogie et d’autoritarisme avec comme chez le précédent une sélection renforcée tout en maintenant un accès de droit à l’université pour tout bachelier ! Par contre on y trouve une défense de l’enseignement en langue française (ce qui pour moi serait plutôt positif) même si derrière se cache un nationalisme exacerbé. Au niveau de la recherche, les laboratoires seront évalués de façon drastique tous les 5 ans  afin de renouveler ou de réduire leur financement et le rôle de l’ANR sera renforcé. Le système des grandes écoles sera maintenu mais en se rapprochant de la recherche universitaire (encore un vœux pieux!). Concernant le statut des EC elle propose une revalorisation de leur point d’indice et le maintien du statut de fonctionnaire avec des heures supplémentaires défiscalisées et majorées, mais avec une modulation des services suite à une évaluation de l’activité de chacun par le CNU, voire une reconversion (dans la politique ?) pour les EC n’ayant rien publié depuis plusieurs années. Par contre pour les étudiants pas d’augmentation des droits d’inscription afin de maintenir l’égalité républicaine.

 

Pour les Universités comme pour le reste, Macron comme prévu picore à gauche et à droite mais surtout à droite. Il veut donner aux présidents d’universités une autonomie réelle et concrète avec la liberté de recruter comme tout chef d’entreprise. Partisans d’un nouveau modèle de gouvernance avec un recrutement des dirigeants suivant des normes internationales (inquiétant), de nouvelles procédures d’évaluation seront mises en place avec, en fonction du bilan, un financement modulé des Universités (vers le bas, bien sûre). Faire de la recherche une priorité nationale et de la France le pays de l’excellence en développant des Universités de niveau mondial et en finançant des projets qui privilégient « la prise de risque et la recherche à la frontière de la connaissance » (c’est bien dit, mais très abstrait !). La France deviendra ainsi le leader mondial de la recherche sur le réchauffement climatique et la transition environnementale (ah bon !). Il s’engage à sanctuariser le budget de l’ESR mais avec diversification des sources de financement (qu’est ce que cela cache ?). Enfin en direction des étudiants, il veut construire des logements en quantité suffisante afin de leur fournir de bonnes conditions de travail sans oublier les bourses au mérite pour ceux qui auront obtenu une mention très bien au baccalauréat (tant pis pour les autres).

 

Avec Hamon c’est un milliard d’euros par an pour l’enseignement supérieur et la recherche (là c’est du lourd !), il se propose de créer 7 500 emplois et d’augmenter le salaire de 10 % des débutants. Original, il veut supprimer les cours magistraux en amphithéâtre en L1 (c’est couteux !). Comme les autres il prévoit de construire 60 000 logements étudiants et ils pourront aussi bénéficier du revenu universel d’existence ce qui leur permettra de se consacrer pleinement à leurs études (au lieu passer plus de temps à travailler au MacDo qu’à l’université !). Il propose de réformer en profondeur le premier cycle universitaire en remettant en place un tronc commun facilitant les passerelles. Pour le personnel enseignant il prévoit de réduire la précarité et de revaloriser les carrières (il est temps !).

 

Pour conclure, un seul point commun, ils veulent tous relancer le bâtiment, c’est à dire,  la construction de résidences universitaires. A partir de là, sur l’unique critère de la défense de notre système universitaire, qui croire, qui soutenir, pour qui voter ? J’ai fait mon choix, à vous de faire le vôtre sur la base de ces quelques informations.

Pour changer de la politique des casseroles

19 mars 2017

Un peu saturé de politique à cause des  présidentielles, je reviens sur une de mes addictions la défense de notre belle langue française (j’ai failli dire hobby !). C’est en effet la semaine de la francophonie. Va-t-on enfin bouter l’anglais hors de France. Déjà qu’avec le « Brexit » ils ne veulent plus de nous ni des autres européens d’ailleurs aussi la scission  définitive avec la communauté européenne serait l’occasion de marquer définitivement notre différence en éliminant leur langue qui s’est sournoisement imposée dans les instances européennes et dans les nôtres, jusqu’à être présente à la fois dans la chanson française de l’Eurovision de cette année et dans notre slogan de candidature aux jeux olympiques; tout cela pour essayer de gagner dans ces deux compétitions abondamment noyautées par les anglo-saxons; si ce n’est pas baisser sa culotte, il faudra que l’on m’explique !

Pour bien faire et défendre notre langue, il faudrait éviter d’utiliser des anglicismes. Si dans certains cas c’est possible comme remplacer « flashback » par « retour en arrière », « dead line » par « date limite » ou encore « faire un break » par « faire une pause »; par contre il est plus difficile de remplacer sans avoir l’air ringard « tags » par « peinture murale », « camping » par « camp de vacances » ou encore « hamburger » par « petit pain rond couvert de graines de sésame avec un steak et du fromage à l’intérieur ». Notre langue sera la deuxième ou la troisième la plus parlée au monde en 2050 avec plus de 700 000 locuteurs surtout en Afrique. Aussi faut il non seulement la défendre mais la préserver.

La 22ème semaine de la langue française et de la francophonie du 18 au 26 mars 2017 est l’occasion de fêter le français en participant aux manifestations organisées à cette occasion. Sans aller jusqu’à brûler les livres en anglais (nous ne sommes pas dans farenheit 451) il faut plutôt positiver (comme on dit dans le français de Carrefour !). Par contre, déception, quasiment rien dans notre région hormis une petite initiative (conférences sur les femmes et la francophonie !) à l’université d’Angers, alors qu’il y a 52 manifestations à Paris et 233 sur tout l’hexagone.

Toutefois dans cette défense de la langue française, il faut éviter d’aller trop loin. C’est le cas de la clause dite Molière qui oblige les chantiers publics à n’embaucher que des ouvriers parlant le français. L’argument principal serait l’amélioration de la sécurité sur les chantiers. Cette mesure raciste et discriminatoire proposée par un élu de droite en période électoral (comme par hasard) est une provocation en direction du gouvernement. Notre président de région, le sinistre Retailleau (bénéficiaire d’après Médiapart comme bien d’autres, bien qu’il le démente, du système occulte des « ristournes » qui a permis à des sénateurs UMP, jusqu’en 2014, de récupérer des fonds théoriquement destinés à la rémunération d’assistants)  a été l’un des premiers à mettre en place cette clause alors même qu’elle est contestée par le président du MEDEF. On marche sur les plates-bandes du Front National. Comme quoi la défense de la francophonie a parfois des effets pervers et nous ramène encore à la politique!

Le programme de Macaron c’est le contraire d’un macaron doux à l’extérieur et dur à l’intérieur !

13 mars 2017

 

Le mouvement d’Emmanuel Macron, « En Marche » (EM), a le même acronyme que sont fondateur, quel ego ! Il est défini par certains comme un « parti attrape tout » de la gauche à la droite, ce qui se vérifie si l’on regarde la liste de ses soutiens de plus en plus de socialistes (surtout des vieux), des libéraux de droite, des écologistes, des centristes dont Bayrou (excusez moi du peu), etc. C’est un programme libéral cherchant à dépasser le clivage gauche/droite. Du coup il y a du bon et du mauvais, de la gauche et de la droite. En voici quelques exemples.

Tout d’abord le bon : il veut moraliser la vie publique et en particulier pour les parlementaires interdire le cumul des mandats électifs (dans la mesure où il n’a jamais été élu, il ne prend pas de risque !), mettre fin à leur régime spécial de retraite, leur interdire d’employer des proches ou des membres de leur famille et d’exercer des activités de conseil (il doit penser à quelqu’un !). Obligation de posséder un casier judiciaire vierge pour accéder à des fonctions ministérielles (il doit penser à quelqu’un d’autre, voire à beaucoup d’autres). Et cerise sur le gâteau il va réduire d’un tiers le nombre des députés et des sénateurs.

En ce qui concerne les travailleurs, il prévoit d’assouplir mais de maintenir les 35 heures en permettant aux jeunes de travailler plus, mais aussi aux seniors de réduire leur temps de travail à 30 ou 32 heures. Il prévoit aussi de pénaliser les entreprises qui abusent des CDD, et de doubler  la prime d’activité pour ceux qui touchent moins 1 500 € par mois. De plus, en supprimant la taxe d’habitation il va faire baisser les impôts de chacun d’entre nous, mais il va ruiner les mairies !

En ce qui concerne l’éducation, du positif encore, la création de 4 000 à 5 000 postes d’enseignants et le rétablissement des sections européennes et des classes bi-langues. Il propose des classes de 12 élèves en CP et CE1 dans les écoles des quartiers en difficultés. En ce qui concerne l’université, il envisage d’introduire une sélection au niveau du master. Il  veut par ailleurs moderniser et réduire le coût du baccalauréat en augmentant la part de contrôle continu.

Pour ce qui est de la sécurité il prévoit la création de 7 500  postes de policiers et de 2500 de gendarmes et la mise en place d’une police de proximité ne tolérant plus les incivilités quelles qu’elles soient.

Pour ce qui est de l’environnement, il propose la réduction de la moitié de la part du nucléaire dans la production d’énergie et la  fermeture de la centrale de Fessenheim; l’interdiction de l’exploitation du gaz de schiste et de revenir sur la construction de l’aéroport de Notre Dame des Landes. Il promet des aliments bio dans les cantines scolaires et la suppression de la commercialisation des œufs pondu par des poules élevées en batterie (c’est bon pour la Sarthe et ses poules pondeuses de Loué élevées en plein air !).

Du point de vue santé, il propose la prise en charge à 100 % des lunettes, des prothèses dentaires et auditives, la mise en place d’un plan d’investissement de 5 millards dans la santé (médecine de ville et hôpitaux), le doublement du nombre des maisons de santé et la réquisition des étudiants en médecine pour un service sanitaire de 3 mois.

La plupart de ces promesses et je ne les ai pas toutes listées sont très démagogiques, faut-il y croire, là est la question ?

Le moins bon, voire le mauvais maintenant : la partie libérale de son programme le rapproche quand même de Fillon. Ainsi pour les retraites et les retraités c’est un traitement sévère  tout le monde sous le même système universel, fonctionnaire ou privé, et en prime un petit coup de CSG à 1,7 point sauf pour les retraités les plus démunis.

Il prévoit d’économiser 15 milliards  sur l’assurance maladie sans préciser comment  mais en supprimant 120 000 fonctionnaires… Pour ces derniers il remet en place le jour de carence cela risque de ne pas leur plaire. Il maintient l’ISF mais en version light, préservant les revenus financiers et en le limitant au patrimoine immobilier; cela va faire plaisir aux banquiers ! C’est normal vu ses origines professionnelles.

En fait il y a beaucoup plus de bon que de mauvais, pour parodier une formule connue « Tout est bon dans le Macron » ou presque … Mais peut-être qu’il ne nous dit pas tout ! N’y aurait il pas des choses de cachées sous ce tapis de bonnes intentions, n’oubliez pas que l’enfer en est pavé !

Pour éviter Marine, il faut aller plus loin !

6 mars 2017

Dans la plus part des secteurs d’activités le vote FN gagne du terrain : 50 % chez les policiers et les militaires, 35 % chez les agriculteurs, 55 % chez les ouvriers, 41 % chez les intérimaires, près de 30 % chez les artisans et même plus de 20 % chez les fonctionnaires, il n’y a que chez les cadres et les retraités de plus de 65 ans que le vote FN reste faible.

Je suis assez d’accord avec Daniel Cohn-Bendit qui déclare : « Si c’est Fillon qui est au deuxième tour, la gauche ira très difficilement voter, si c’est Benoit Hamon, la droite n’ira pas voter. Donc si vous voulez vraiment nous éviter Marine Le Pen, Emmanuel Macron au jour d’aujourd’hui est le mieux placé ». On est pas obligé de suivre les conseils de Dani, même si on est un vieux soixante huitard comme moi, mais malgré tout cette proposition m’interpelle.

Mais un nouveau paramètre vient de surgir en fin de semaine, une éventuelle candidature de Juppé si Fillon se désiste (mais il a décidé de rester) mais ce matin Juppé ne veux plus être président ! On risque de se retrouver au deuxième tour avec un non choix entre la droite et l’extrême droite, toujours le coup de Chirac de 2002 ! L’électorat de gauche, piégé déjà une fois, va avoir du mal à rejouer le vote utile.

Il est encore trop tôt pour aller dans ce sens car nous sommes encore loin de l’isoloir. D’ici là, la vrai gauche va peut-être réagir et nous proposer une autre solution (la promotion des spirulines et des maisons en terre par Mélenchon l’écologiste ne sera pas suffisante !). Mais on finit par en douter si l’on suit les derniers sondages qui donnent, le trio de tête dans un mouchoir de poche autour de 25 % au premier tour. Les deux candidats de gauche restent à deux chiffres mais loin derrière. Pour revenir dans le groupe de tête, il faudrait que l’un des deux se désiste pour l’autre, mais ce n’est pas gagné.

En final devra-t-on voter, par défaut, pour un centriste inspiré déguisé en homme qui marche (de Giacometti), ou plutôt comme un canard (même pas enchainé), un coup  à droite, un coup à gauche et la balle au centre, sans savoir où il va nous mener ? Il nous reste encore quelques semaines pour nous décider et tout peut encore changer.

Fillon versus Marine, comment l’éviter !

27 février 2017

 

On comprend de plus en plus que François Fillon ne va pas abandonner, il va donc être candidat à la présidentielle, et la,  il y a un gros  risque car  si  par malheur il arrive en deuxième position au premier tour, il sera face à Marine Le Pen lors du second. Le coup de Chirac de 2002, mais cette fois les électeurs de gauche, s’étant fait avoir une première fois, vont peut-être avoir du mal à voter utile pour éviter le Front National.

 Comme beaucoup de citoyens « de gauche », je ne me vois pas voter pour Fillon dont le programme est le plus antisocial de tous les programmes de la droite depuis le début de la cinquième république.

Dans la mesure où je suis un citoyen responsable, comme beaucoup d’autres, j’irai accomplir mon devoir électoral mais en déposant un bulletin blanc dans l’urne avec le risque que Marine devienne le 7éme pardon la 7éme présidente de la république française. Comment éviter cela ? La solution, comme les électeurs de droite (et un peu de gauche) à la primaire de droite l’ont fait pour Sarkozy, tout simplement éliminer Fillon du deuxième tour.

Mais alors qui sera face à Marine et capable de la battre ? Tout de suite viens le nom de Macron, celui qui marche « sur l’eau » (quasiment christique !) mais qui va dans le mur, sans véritable programme hormis quelques lieux communs développés dans son bouquin, pas de parti politique, des soutiens financiers mal définis, etc.  Il aura du mal à obtenir une majorité à la chambre des députés lui permettant de gouverner de façon efficace. Il devra faire des alliances avec ses ennemis d’hier et ce ne sera pas facile, même si le ralliement de Bayrou lui entre-ouvre quelque peu les portes de l’assemblée.

 Les 2 candidats de gauche qui restent devraient s’entendre sur une candidature unique cela réglerait peut être le problème. Mais ils en sont loin. Comme Mélenchon ne cédera pas sa place et il l’a confirmé hier, l’une des solutions serait qu’Hamon  abandonne avant le premier tour. En effet la présence d’un candidat du Parti Socialiste est loin d’être indispensable à l’élection présidentielle surtout lorsqu’il ne fait pas l’unanimité dans son parti ou du moins dans ce qu’il en reste ! Une réussite aux élections législatives serait nettement plus positive qu’un échec aux présidentielles, les dirigeants du PS, s’ils étaient raisonnables devraient y réfléchir. Un sondage en cours confirme cette idée de retrait, je ne suis donc pas le seul à y avoir pensé.

À partir de là, il y aura du suspens, au deuxième tour pour éviter le FN il faudra que les électeurs de droite jouent le jeu du vote utile; mais ce n’est pas gagné car voter Mélenchon avec son programme qui décoiffe, surtout les nantis, cela leur sera difficile.

Qui sera la première dame et combien va-t-elle nous coûter ?

20 février 2017

Maintenant que l’on a compris que si Fillon est élu Président de la République (pour notre malheur) Pénélope va nous couter un bras (il serait bien capable de verser un salaire de premier ministre à sa première dame, ne serait-ce que pour ne pas perdre de pouvoir d’achat !). Mais il faut aussi s’intéresser aux autres premières dames potentielles. En effet dans notre système on élit indirectement la femme du Président. La première dame n’a pas de statut officiel mais elle est sur toutes les photos ou presque.

Si l’on revient en arrière, en dehors de tante Yvonne qui payait ses timbres et son électricité, les suivantes n’ont pas été des modèles d’économie.
Madame Pompidou a plusieurs fois et pour diverses raisons défrayé la chronique, amatrice d’art contemporain elle a modernisé à grands frais les appartements de l’Elysée. Giscard d’Estaing avec son nom d’emprunt et son emprunt Giscard indexé sur l’or a ruiné la république, (6 milliards empruntés et 90 milliards remboursé, mais c’est une autre histoire rien à voir avec sa femme), son Anémone, pourtant grande dame puisque née « Anne-Aymone, Marie-Josèphe, Christiane, Sauvage de Brantes », excusez moi du peu, ne couchait pas au palais de l’Elysée qu’elle trouvait trop sinistre; mais son mari non plus, il ne rentrait qu’à l’heure du laitier (pour d’autres raisons !); elle ne fit donc pas de folie s’occupant plutôt de bonnes oeuvres.

Avec Mitterrand, ce qui a coûté surtout cher à la France, ce sont ses deux familles en parallèle, l’officielle avec la fondation de Madame, « France liberté » à but humanitaire (rien à en dire hormis qu’elle était luxueusement logée dans les combles du Palais de Chaillot, la vue était superbe, j’y suis allé une fois) et son autre famille que l’on a découvert tardivement, logée, entretenue et protégée aux frais de la république.

Pour le suivant ce sont les frais de bouche de Bernadette qui étaient élevés lorsqu’il était maire de Paris (4000 francs par jour ou 600 euros si vous préférez) et qui ont du se prolonger à la présidence, mais plus discrètement. En fait il semble que ce soit madame qui était fine gueule, adepte de Fauchon et d’autres petites épiceries parisiennes, alors que lui, une bonne tête de veau et une Corona suffisait à son plaisir.

Enfin le plus ruineux l’avant dernier président, deux « première dames » à la suite au cours de son mandat il n’hésitait pas à la dépense; des le début il nous a mis la pression en doublant son salaire ! ainsi pour l’anecdote, parmi beaucoup d’autres, lors du sommet de L’UE de 3 jours qu’il a organisé au Grand Palais à Paris en tant que président, il s’est fait installer une douche (à sa taille !) pour 250 000 Euros qu’il n’a jamais utilisée et qui a été démolie quelques jours après avoir été construite. Carla sa troisième épouse a été la plus couteuse de toutes les femmes de président, dépensant trois fois plus que Valérie Trierweiler !
Aussi Hollande reste le moins dépensier, hormis pour sa coiffure car son coiffeur était largement rémunéré; il a réduit de beaucoup le train de vie de l’Elysée et depuis qu’il n’a plus de première dame officielle, en dehors de ses déplacements en scooter, ses frais sont réduits au minimum.

Il n’en reste pas moins que dans la cinquième république, l’épouse du président qui joue pourtant un rôle non négligeable au cours du quinquennat n’existe officiellement, dans aucun texte, même pas dans le protocole. Cette situation mériterait d’être améliorée.

Du coup qu’en est-il des potentielles prochaines premières dames ? Qu’est-ce qui nous attend ?

Benoît Hamont a une femme bardée de diplômes, sciences politiques puis collège d’Europe sorte d’ENA européenne, et après plusieurs hautes fonctions, elle devient cadre dans le luxe, chez LVMH. Pas de risque d’emploi fictif, sa rémunération doit largement suffire aux besoins du couple.

Pour Macron c’est très différent dans la mesure où il a épousé sa prof de français de 20 ans son aînée et ayant déjà 3 enfants d’un précédent mariage. Elle doit être être à la retraite ou presque , petite retraite comme tout fonctionnaire de l’éducation nationale. Par contre à 39 ans grâce à sa femme, Macron est déjà 7 fois grand père ce qui coûtera cher en cadeaux de Noël.

Mélenchon c’est l’inverse car c’est lui qui a été professeur de français et sa compagne récente est beaucoup plus jeune que lui, encore 20 ans mais cette fois de moins, avec ses activités multiples, (actrice, productrice, écrivaine, etc.,) elle est autonome financièrement. Un peu beur sur les bords, elle a déjà joué le rôle de Rachida Dati au cinéma, en espérant qu’elle n’a pas retenu le côté dépensier et bling-bling de cette dernière; actrice elle n’aura pas de mal à jouer le rôle de « first lady ».
Pour Marine Le Pen, c’est plus compliqué car son compagnon ne veut pas devenir « première dame de France » et il a déclaré qu’il quitterait la politique si par malheur sa compagne était élue. Ce serait un grand malheur à la fois pour lui, mais surtout pour nous, pas qu’il quitte la politique, mais mais que Marine soit présidente. Il a pourtant de l’expérience en Pénéloperie, car il a été, il y a quelques années, assistant parlementaire à mi-temps pour 5000 euros brut, de Marine, sa conjointe, au parlement européen alors que c’est théoriquement interdit.

Pour Bayrou, s’il est candidat, sa femme est encore plus discrète que Pénélope, ancienne prof de français, mère de famille nombreuse et 17 fois grand mère. Son rôle de mère avec 6 enfants puis de grand mère est loin d’être fictif et elle s’est toujours consacré à sa famille,mais bénévolement !

Dupont-Aignan est un cas particulier car sa femme (ancienne avocate) est son assistante parlementaire depuis son élection en 1997 donc depuis 20 ans et il ne s’en cache pas, par contre on ne sait pas à quel prix ? Et elle travaille beaucoup, elle, déclare-t-il en se raillant de son adversaire de droite à la présidentielle.

Il y a beaucoup d’autres candidats déclarés mais leur chance de réussite est tellement faible que leurs femmes ou leurs maris ont peu d’espoir d’être première dame donc je n’en parlerais pas.

Le résultat dans moins de 3 mois, en attendant méfions nous des contrefaçons

Des ampoules LED gratuites, nouveau siècle des lumières

12 février 2017

L’an passé grâce à la loi de transition énergétique, on vous en offrait 20; cette année pour 2017, c’est seulement 5 mais toujours sous conditions de ressources, il faut fournir sa feuille d’impôts ou son numéro fiscal. Du coup mes 20 ampoules LED n’ont pas été gratuites, j’ai du en payer une partie. Par contre il y a un problème car des LED de lumière blanche cela n’existe pas et donc il a fallu bidouiller beaucoup de lumière bleue avec un peu de jaune pour obtenir du blanc, mais cela je le savais depuis longtemps lorsque mes travaux de recherche portaient sur la photobiologie.

Il faut savoir que les rayonnement bleus sont très énergétiques car leur longueur d’onde est courte (petit rappel de physique : E = h.c/l, équation dans laquelle, h est la constante de Plank, c la vitesse de la lumière, l sa longueur d’onde et E l’énergie, autrement dit pour ceux qui ne comprennent rien à la physique : l’énergie d’un photon est inversement proportionnelle à sa longueur d’onde).

Hors des tests récents sur nos amis les rats, que j’ai fréquentés à une époque (en biologie les rats, on les aime pendant une période de leur vie du moins, ensuite ils sont mis à mort, dans le temps on disait sacrifié, il y avait une connotation religieuse liée à une sorte de pardon, je préférais cette formulation mais elle a été abandonnée) ont montré que ces rayonnements agressent dangereusement leur rétine et que chez l’humain ils pourraient favoriser l’apparition de la DMLA (Dégénérescence maculaire liée à l’âge). Il faudra voir dans 20 ans, mais ce sera trop tard car on ne verra plus rien ! C’est encore un règlement de la commission européenne qui a imposé le remplacement des ampoules à incandescence par les LED. Notre gouvernement, toujours bon élève, a suivi voulant seulement économiser de l’énergie électrique afin de pouvoir fermer quelques centrales nucléaires ! Du coup mes ampoules sont restées dans leur boite.

Par contre il peut y avoir des effets bénéfiques de ces LED  pour les algues par exemple, j’ai montré dans le temps que les macro et les micro algues, surtout les brunes (qu’il ne faut pas prendre pour des prunes, référence culturelle) poussent mieux en présence de lumière bleue. Elles vont donc, elles, tirer  bénéfice de la nouvelle salle de culture équipée de LED, par contre je déconseille à mes collègues d’y séjourner trop longtemps même si c’est l’idéal pour préparer son bronzage de l’été.

pause

11 février 2017

 

 

Un Trump peut en cacher un autre !

6 février 2017

 

 

Un président imprévu c’est peut-être ce qui nous attend prochainement. En effet parmi les candidats possibles, l’un d’entre eux semble être piloté par des forces obscures. On pourrait craindre, ce serait une première dans notre pays, la victoire d’un parti extrémiste. Ce qui semble prévisible, c’est un second tour Fillon/Marine. La raison en est que les électeurs de gauche, les plus démunis, qui ne voient jamais revenir même sous forme de miettes les millions d’euros donnés au patronat pour soi disant créer des emplois, se sont tournés vers Marine. Le risque de cette situation, suite à la désaffection de l’électorat de droite pour Fillon et le refus des électeurs de gauche de revivre le coup de Chirac, ce pourrait être une surprise. Dans la mesure où cela s’est fait de l’autre côté de l’Atlantique voir plus proche de chez nous avec le vote du Brexit, les électeurs français pourraient se dire, les autres l’ont fait pourquoi pas nous et nous retrouver avec une présidente.

Mais les possédants, les ténors de l’économie n’ont pas envie que des extrémistes comme Marine voire JLM accèdent au titre suprême, ce ne serait pas bon pour leurs affaires. Pour éviter cela il a fallu trouver quelqu’un de présentable qui fasse bien sûr la photo officielle, bref le gendre idéal même s’il est déjà marié. Ce premier de classe, on l’a trouvé dans une banque très populaire, celle  des Rothshild ! Génération spontanée pas du tout ! Pure produit de marketing, jeune, ni de droite ni de gauche, mais pas au centre car balançant en permanence entre les deux. Il donne un peu le mal de mère, pardon de mer, avec sa femme qui pourrait être sa mère, on s’y perd ! (mauvaise blague, je le reconnais).

 

 L’idée, c’est de le mettre à la place de Fillon face à Marine, car jeune et moderne cumulant les voix de droite et de gauche il gagnera facilement l’élection (les sondeurs l’ont déjà vérifié). Pour que Macron (Nabila dit Macaron!), puisque c’est lui notre Trump caché, soit au second tour, il faut éliminer Fillon ce candidat trop honnête pour être vrai, chrétien (j’ai failli dire crétin) libéral. Il faut le dézinguer. La manip est déjà lancée avec le « Pénélope gate », d’autres casseroles vont bientôt sortir, en fait les casseroles sont déjà à leur place, avec sa femme (à la cuisine). Les journalistes s’intéressent à sa mystérieuse société de conseil 2F, très rémunératrice pour son unique salarié mais peu transparente quant à ses activités; personne ne parle de la « virgule de Fillon » (une petite histoire locale de train sarthois à 36 millions d’euros pour un peu plus de 3 km de voie ferrée amenant le TGV Paris/Rennes à Sablé comme par hasard), etc., et pour rester au niveau de notre établissement, lorsqu’il était ministre de l’enseignement supérieur, il fit cadeau à sa maman de 5 médailles de l’ordre du Mérite qu’elle distribua dans notre Université à ses collègues préférés, mais je n’en dirais pas plus, il y a prescription, les récipiendaires sont tous partis en retraite et je n’en ai pas eu, de médaille !  La distribution de médailles aux copains est une routine chez l’homme politique français, mais là il avait innové en passant par sa maman, il est très famille cela se vérifie aujourd’hui.

L’élection de Benoit Hamon à la primaire va faciliter les choses en plaçant le Parti Socialiste en porte à faux car une partie des dirigeants et des électeurs vont se tourner vers Macron. Le problème c’est que ce dernier n’a pas vraiment de programme mais seulement de bonnes intentions qu’il définit comme « modernité et partage du travail ». N’a- t-il pas déclaré lors de l’un de ces meetings : « il ne faut pas chercher du travail mais des clients ». Si l’on décode fini le salariat, place aux auto-entrepreneurs qui vont s’auto-exploiter. Car avec Macron tu seras libre, tu seras ton propre patron, mais tu paieras les charges sociales à la place de l’entreprise qui te fera bosser et du coup tu devras travailler 50 ou 60 h par semaine pour survivre. Plus de problème de 35 h.

Mais il reste une question, qui est à la manœuvre, qui est derrière tout cela, à qui profite la mise à mort du candidat des républicains, qui lance des boules puantes, et qui propulse Macron, le seul candidat qui n’a pas de programme précis et qui se complaît à raconter des généralités et des banalités, ce qui enthousiasme pourtant ses supporters. Malheureusement à la fin de cette histoire en avril/mai prochain face à Marine comme beaucoup, on ne pourra que voter pour lui, ou blanc pourquoi pas ? Afin d’éviter un résultat type république bananière comme la dernière fois ! L’important n’est il pas de participer au vote pour que notre démocratie se sorte de cette crise. 

Notre temps est compté

30 janvier 2017

 

23 h 57 min 30 s, c’est l’heure qu’indique une horloge virtuelle, mais inquiétante, celle de l’apocalypse qui annonce l’imminence d’un cataclysme planétaire autrement dit de la fin du monde. Suite à l’élection de Trump et aux gesticulations de Poutine complétés par la négation du réchauffement climatique, elle vient de prendre 30 s de plus.

Cet outil a été créé par un magazine américain en 1947, piloté par des éminents scientifiques prix Nobel en général, afin d’alerter l’opinion publique sur les risques d’une guerre nucléaire. Dans la mesure où la fin du monde est prévue à minuit, il nous reste deux minutes et trente secondes avant la disparition de la civilisation humaine. Un rien inquiétant.

 

La dernière fois que l’on a été si près de la fin du monde, c’était il y a plus de 60 ans lors de l’explosion de la première bombe H et du début de la prolifération nucléaire. Cette information est reprise dans tous les journaux même dans les plus lointaines gazettes mais sous forme de court entrefilet comme dans Libération, un journal du matin que je lis tous les soirs depuis 1973 date de sa création par JSP (Jean Sol Partre pour les initiés) alors que cela aurait du faire le Buzz.

 

Nous nous rapprochons du risque de guerre nucléaire suite à l’élection de Donald  Trump puisque c’est le déclic qui a fait réagir les membres du comité de scientifiques qui fixent l’heure de cette horloge. Les déclarations de Donald Trump en totale rupture avec ces prédécesseurs sur des sujets essentiels comme le développement des armes nucléaires ou la négation du réchauffement climatique ont suffisamment inquiété les scientifiques pour qu’ils rajoutent, il y a quelques jours, ces 30 secondes et nous rapprochent ainsi de la fin du monde.

 

Mais j’ai peur que l’impact médiatique limité à ma connaissance à la presse écrite et au Web soit insuffisant pour faire réagir les citoyens du monde que nous sommes tous. Ayant milité dans ma jeunesse contre l’armement atomique, je reste très concerné par ce problème et ayant survécu plus de 60 ans avec cette épée de Damoclès au-dessus de ma tête ce serait dommage qu’elle me/nous tombe dessus maintenant.

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