Revoilà le service national obligatoire

19 février 2018

Ce fut une épée de Damoclès au dessus de la tête de ma génération ce service militaire obligatoire. J’ai été heureux et soulagé que grâce à la décision de Jacques Chirac mes 5 fils y aient échappé. A mon époque nous étions nombreux à chercher à l’éviter par tous les moyens; la prolongation du sursis pour études universitaires étaient l’une des solutions pour retarder le problème, mais  en final il fallait  opter pour une solution comme la coopération (volontaire du service national actif) avec une sanction, faire six mois de plus, mais on évitait la caserne et la coupe de cheveux. Les plus motivés optaient pour l’objection de conscience mais on en prenait pour deux ans et les plus chanceux étaient exemptés ou s’étaient fait pistonner.

Avec Macron on va remettre le couvert, trois ou six mois, la durée n’est pas encore fixée, mais il faut espérer que ce ne sera pas une perte de temps ni une initiation à la consommation de bière et de tabac pour vaincre l’ennui comme dans le temps dans les casernes.

Il est envisagé par notre président comme un service universel et obligatoire, enverra-t-on les gendarmes pour récupérer les récalcitrants comme dans le temps ? Si l’on écoute le gouvernement ce sera un moment de rencontre entre les jeunes de notre pays, la nation et partiellement son armée, beau programme mais pas sûr qu’il corresponde vraiment aux ambitions des jeunes, encore que si l’on ne leur confisque pas leur portable, symbole de leur liberté, cela peut marcher.

L’un des problèmes reste le coût très important pour l’état car il faudra créer de nouvelles infrastructures pour accueillir deux fois plus de participants que lors de la conscription dans la mesure où les femmes sont cette fois aussi concernées. Pour en assurer le fonctionnement et l’encadrement estime à plusieurs milliards d’euros par an, Macron s’engage à ce que le budget de l’armée qu’il vient de réévaluer ne soit pas impacté. Du coup l’énorme financement pour ce projet sera imputé aux autres ministères, il va y avoir du sport ! En plus qui fournira le personnel d’encadrement ? Beaucoup de problèmes à la fois budgétaires, juridiques et logistiques ne sont pas réglés, le principal étant la tranche d’âge à retenir car passé 18 ans ils sont majeurs et on ne peut plus juridiquement  leur imposer et avant à moins de leur supprimer les grandes vacances ce sera difficile à placer. Pas sûr que la jeunesse, même si elle est En Marche, le suive dans cette direction !

Comme on disait dans le temps : Vivement la quille !

Adieu fonction publique

12 février 2018

La droite en a toujours rêvé, Macron va le faire, supprimer 120 000 fonctionnaires en réembauchant à la place des contractuels ! Fini la sécurité de l’emploi pour les fonctionnaires, l’état va devenir un patron comme les autres qui pourra licencier son personnel quand il n’en aura envie. Macron avait promis de moderniser la fonction publique, mais à ce point c’est plutôt la détruire, ce n’était pas prévu dans son programme ou alors on n’avait pas lu entre les lignes !

Le premier ministre parle d’un assouplissement du statut de fonctionnaire avec l’instauration d’un salaire au mérite et un recours accru aux contractuels complété par un plan de départ volontaire des titulaires. Le but à peine caché étant de réduire les dépenses de l’état, de faire des économies afin de respecter le fameux 3% de déficit public, mais cela se discute, il n’est pas sûr qu’un contractuel va coûter moins cher car si l’état veut trouver des candidats compétents il devra s’aligner sur les salaires du privé.

Dans ce plan il est prévu une rénovation du dialogue social mais compte tenu des premières réactions des syndicats de la fonction publique à ces annonces coup de poing, c’est plutôt mal engagé. Faire des économies sur le dos des fonctionnaires, détruire  la fonction publique, c’est un choix politique d’Emmanuel Macron bien qu’il affirme le contraire.

Alors que les syndicats proposaient au gouvernement fin janvier un plan de titularisation des presque 1 million de contractuels, surprise, surprise ! Le gouvernement propose exactement l’inverse. C’est une provocation qui ne restera pas sans réponses, du moins je l’espère ! Le but à peine caché est de casser le statut général de la fonction publique sous prétexte de le moderniser. Sans complexes le gouvernement propose une concertation avec les syndicats au cours de l’année 2018. Avec de tels projets, cela risque d’être rude, souhaitons leur bonne chance !

Macron, le monarque de l’Élysée !

4 février 2018

Après un précédent président qualifié de grand mou indécis, changement de style, nous nous trouvons face à un président autoritaire pour plus de 70 % des français d’après un sondage. Avec son côté jeune loup fougueux aux dents longues souvenez vous comment il a dévoré Hollande, il fait preuve d’un autoritarisme juvénile et débordant. Revêtant de plus en plus les atours d’un monarque républicain en sur-réagissant vis à vis du pouvoir militaire, suite à un désaccord, il a limogé brutalement le chef d’état-major des armées, il confond autoritarisme et autorité et, inconnu il y a deux ans, il essaie d’asseoir sa stature présidentielle de chef des armées; un milieu qu’il ne connaît pas bien, n’ayant pas fait de service militaire !

Il joue le chef d’orchestre en désignant tout seul le secrétaire général de son parti, II mène tout son monde à la baguette et ses réformes au pas de charge. En réformant les retraites, le code du travail, l’assurance chômage, l’apprentissage et la formation professionnelle, j’en passe et des pires ! Il va secouer toute la société française et bientôt s’attaquer à la fonction publique. Ne craignant pas  les tabous, il a bousculé très vite deux fondamentaux de notre société le code du travail et l’ISF ce qui lui a valu une baisse significative dans les sondages, mais en ce début 2018 tout semble oublié, sa popularité remonte et plus de 50 % des français sont satisfaits de son action. Cette envolée est-elle un cadeau d’anniversaire de la part de ses électeurs pour ses 40 ans, peut-être, mais où cela va t il nous mener ? Il exploite la constitution de 1958 comme un outil au service de son ambition personnelle comme précédemment De Gaulle; son égo surdimensionné le rend dangereux pour notre démocratie, en réformant par ordonnances, il apporte une dimension pharaonique à ses fonctions en mettant en place une monarchie présidentielle et bientôt pourquoi pas une monarchie macronienne !

A l’international c’est encore pire, il se sent investi d’une mission en s’adressant aux peuples du monde dans un show planétaire; en n’hésitant pas à déclarer : » En élisant un président de 39 ans venant de nulle part, la France a stupéfait l’Europe et le monde » ! Il va bientôt parler de lui à la troisième personne comme Alain Delon. En Afrique où il est très présent il se plaît à prononcer sur tous les sujets de longs discours qui se veulent fondateurs afin de développer son leadership international. Cette hyper activité à l’international peut peut-être expliquer sa remontée récente dans les sondages. C’est assez classique chez les présidents de la cinquième république de faire remonter leur popularité en s’investissant à l’international, laissant la patate chaude, c’est à dire la politique intérieure à leurs collaborateurs (comme le disait Sarkozy !) rappelez vous Hollande au Mali où Chirac au moment de la guerre d’Irak. Après Ouagadougou, Tunis, Dakar, saint Louis, où ira-t-il porter sa bonne parole dans les prochains jours ? Le suspens reste entier !

Macron président anglophone !

28 janvier 2018

Déjà avant d’être élu président Emmanuel Macron lors de sa campagne électorale il avait tendance à étaler sa maîtrise de la langue anglaise. Dans une courte vidéo diffusée sur facebook : « Come to France, it’s your nation » il s’adressait dans un anglais impeccable aux chercheurs américain en climatologie.

Déjà début janvier  en Allemagne il s’était exprimé en anglais pour évoquer l’avenir des relations franco-allemandes, c’est original ! Quid des langues officielles des deux pays concernés; il s’en est justifié en expliquant que c’était pour que tous les participants comprennent son discours. On s’étonnera ensuite que l’anglais devienne de plus en plus la langue de l’Europe, langue qu’ils nous ont laissé en héritage après nous avoir quitté. Ils doivent bien rigoler !

Président polyglotte il en profite, ainsi, récemment à Davos il a innové en utilisant l’anglais puis le français lors de son discours et cerise sur le gâteau il n’a pas dit la même chose dans les deux langues (plutôt social en français et plutôt libéral en anglais, comme par hasard !) alors que l’on aurait pu penser qu’il répétait son discours pour les non francophones.

En s’exprimant fréquemment en anglais Macron fait allégeance à l’hégémonie des USA et à celle de l’argent, alors que diplomatiquement il est d’usage que les chefs d’états s’expriment dans leur langue maternelle hormis lorsque par courtoisie ils disent quelques mots dans la langue du pays d’accueil. Dans le cas de notre président je pencherais plutôt vers une petite vanité personnelle (une de plus chez ce mégalomane) «Ecoutez comme je parle bien l’anglais, bien mieux que mes prédécesseurs ! », mais compte tenu du faible niveaux de ceux-ci, c’est plutôt facile.

En même temps il se veut le défenseur de la francophonie (il n’est pas à une contradiction près) lors d’un discours récent devant les étudiants de l’université de Ouagadougou en lançant le projet d’un dictionnaire de la francophonie à la charge de sa correspondante au sein de l’AUF (Agence Universitaire de la Francophonie » et de l’académie française. Pour une fois, il va dans le sens de l’histoire dans la mesure où les prévisionnistes prévoient que le français sera, grâce à l’Afrique, la langue la plus parlée au monde à l’horizon 2050.

Macron le champion des « fake News »

22 janvier 2018

Emmanuel Macron veut publier prochainement une loi sur les « fake news » ou fausses nouvelles en français (quid de la francophonie !). Il aurait mieux fait de se regarder dans la glace ou plutôt dans le petit écran avant de se lancer dans cette croisade. En effet c’est un adepte du genre même s’il ne s’en rend pas compte, il devrait balayer devant sa porte. Lors de sa campagne électorale, il a délivré sur lui même des « fake news » pour les contredire ensuite, comment s’y retrouver ? Juste quelques exemples : un coup il déclare « moi je suis socialiste et je l’assume ! » puis dans une autre interview « je ne suis pas socialiste ! », « Je suis de gauche » puis « je ne suis pas de gauche », « mon parti ni de droite, ni de gauche » pour déclarer ensuite « je n’ai jamais dit cela » ! Pas une bêtise près  : « Le libéralisme est une valeur de gauche », « il n’y a pas une culture française », « l’art français je ne l’ai jamais vu ». Cerise sur le gâteau : « je n’ai jamais eu de collaborateur s’occupant de ma circonscription ! « et pour cause il n’a jamais été élu nulle part. Après ce florilège proposer une loi contre les « fake news » lors des campagnes électorales il faut être gonflé ou inconscient. Maintenant président il a tiré un trait sur tout cela et à la place des fausses nouvelles il en propose des vrais, nouvelles, mais des mauvaises comme par exemple l’augmentation de la CSG ou la suppression de l’ISF.

Sur ce sujet il existe déjà deux lois, l’une contre la diffamation et l’autre contre la divulgation de fausses informations. Emmanuel Macron veut en rajouter une couche est ce bien nécessaire ? Déjà il faudrait se poser la question : quel type de « fake news » est concerné, les « fake news » de propagande, celles de complots ou les « fake news » commerciales. Dans son discours à la presse il a essentiellement ciblé celles de propagande et de complot, mais dans une telle loi il y a un risque liberticide non négligeable qu’il faudra bien évaluer lors de sa rédaction. Saisir un juge alors que les tribunaux sont déjà très encombrés, les délais d’intervention pour bloquer les fake news risquent d’être beaucoup trop long dans la mesure où leur diffusion sur les réseaux sociaux est hyper rapide.

En fait c’est un verrouillage de l’information pour les médias en ligne soutenu par les gros propriétaires des médias conventionnels qu’il prépare avec une reprise en main déjà en cours de l’audiovisuel; on se croirait revenu sous De Gaulle, lorsque son ministre de l’information Alain Peyrefitte  contrôlait chaque soir le contenu du journal télévisé afin que le journaliste ne présente que des bonnes « nouvelles »  comme on disait à l’époque ! Il en profite pour préparer une modification des règles du temps de parole télévisuel lors des prochaines élections européennes. Ces temps de paroles seraient attribués au prorata des parlementaires élus dans chaque parti. La manœuvre est grossière afin de réduire au minimum les interventions des partis d’opposition au gouvernement, quel mauvais joueur !

Macron mégalo jamais à court, de chasse !

15 janvier 2018

Il est favorable à la réouverture des chasses présidentielles, une survivance de la monarchie,  qui avaient été supprimées par Nicolas Sarkozy (pour une fois qu’il faisait quelque chose de positif). Elles servaient surtout à inviter lors d’une prestation de prestige des personnages importants comme des chefs d’états, des industriels influents ou des amis que l’on voulait flatter. Notre Jupiter en argumentant que les chasses représentent la culture française mais surtout pour faire plaisir aux fédérations de chasseurs a décidé de les remettre au goût du jour.

Ce projet est loin de faire l’unanimité; ainsi Laurence Parisot, la présidente d’honneur du Medef, que l’on ne l’attendait pas sur ce sujet, demande à l’inverse à Nicolas Hulot d’interdire la chasse à cour. Ce dernier avait d’ailleurs précédemment déclaré que la cruauté de cette activité le heurtait profondément; malheureusement il ne semble pas décidé à l’interdire dans la mesure où son président prône le contraire et les vigoureuses protestations de Brigitte Bardot, qui vient de lui écrire publiquement, comme celle de nombreuses autres associations de défense des animaux ne vont rien y changer; j’en ai peur car il est obstiné le gamin !

En se déclarant pour la réouverture des chasses présidentielles devant l’assemblée nationale des chasseurs le président du renouveau fait encore une fois marche arrière en se retournant vers le passé. Les chasseurs, il les avait déjà rencontrés et choyés lors de sa campagne électorale car plus d’un million d’électeurs cela ne se néglige pas.

Le faste de ces chasses qui se déroulent dans les propriétés de l’état comme le domaine national de Rambouillet où dans celui de châteaux comme celui de Chambord est l’occasion de recevoir des hôtes de marque et de traiter des affaires entre riches et puissants en toute discrétion. C’est Chirac le premier qui les a supprimé en maintenant cependant des battues de régulation dans ces grands domaines entourés de murs. Officiellement, les chasses n’existent plus, bien que tous les ans  discrètement des personnalités triées sur le volet et proche du pouvoir sont invitées à participer à ces battues.

Avec Macron ces activités vont retrouver leur faste d’antan, même si plus de 80 % des français y sont défavorables. J’espère que les français qui l’ont élu seront satisfaits de cette façon mégalomaniaque de gaspiller l’argent publique.

Macron a un nouvel ami !

8 janvier 2018

 

En recevant Erdogan à l’Élysée, Emmanuel Macron confirme son ambition : prendre le leadership au niveau européen. Cette visite officielle est argumentée par ses envies de faire de la « realpolitik » et de se placer comme le principal interlocuteur de l’Union Européenne au niveau international. Conscient que ce président turc, pourtant élu démocratiquement, est loin d’être un démocrate dans la mesure où prenant le prétexte d’un coup d’état raté, il a emprisonné plus de 55 000 personnes (journalistes, universitaires, militaires, etc.) et limogé plus de 140 000 fonctionnaires de tous les corps de métier, Macron assure qu’il abordera avec fermeté la question des droits de l’homme en Turquie; mais l’aspect relations économiques et commerciales ne sera pas négligé bien au contraire aussi bien au niveau européen qu’au niveau français (plus de 13 milliards de dollars d’échanges en 2016, ce n’est pas une paille !), Erdogan souhaitant amener ces échanges à 20 milliards.

Si l’une des priorités d’Emmanuel Macron est de maintenir la coopération avec la Turquie sur les questions migratoire et la lutte contre le terrorisme, d’après les observateurs il ne devrait pas céder sur la possibilité d’intégration dans l’Union Européenne compte tenu de la situation actuelle des droits de l’Homme en Turquie. Ce qu’il confirme avoir fait en fermant la porte à toute adhésion de la Turquie à l’UE, on est rassuré !

Les réactions à cette visite dans le monde politique ont été assez rares hormis quelques condamnations par la gauche ou du moins ce qu’il en reste (PC et Front de gauche) et une inquiétude de la maire de Paris. Seules les FEMEN ont marqué leur opposition en montrant leurs seins devant l’Élysée couverts de slogan culinaire à l’occasion du déjeuner officiel en proposant leur menu (étouffé de journaliste, émincé de kurdes, tartare de femme, etc.) avant d’être expulsé par la police.

Tardivement et à posteriori certains médias s’insurgent contre cette visite inopinée, mais bien dans le style de notre jeune président qui est un adepte des relations avec des dirigeants autoritaires, les recevant sous les ors (caissons dorés des plafonds)  de la république comme Poutine, Trump ou le président égyptien Al Sissi, pour maintenir le dialogue. Pour finir il a proposé un partenariat  entre  la Turquie et l’Union européenne en signant un contrat d’études au niveau de La Défense aérienne et antimissile impliquant l’achat de missiles sol-air à un consortium franco-italien, ce n’est pas très rassurant !

Les mauvais vœux de Macron pour 2018

1 janvier 2018

Il nous fait sans arrêt le coup du candidat qui tiens ses promesses voulant de démarquer de ses prédécesseurs, mais s’il a tenu ou s’apprête à tenir la totalité de ses promesses économiques qui ne sont pas vraiment de gauche, loin s’en faut, comme la suppression de l’ISF, le réforme du code  du travail, omettant quand même la lutte contre la fraude fiscale, il a glissé sous le tapis ses promesses relatives à la défense  de nos libertés en les restreignant encore plus avec sa loi sur la sécurité intérieure. On en viendrait presque à regretter ses prédécesseurs qui oubliaient très vite les leurs de promesses (moi, président, nana, nananère !).

Alors qu’il avait tenu un discours humaniste et ouvert à l’égard des migrants lors de sa campagne électorale, se félicitant de la politique migratoire d’Angela Merkel, la politique menée actuellement par son gouvernement est l’inverse avec un renforcement de l’approche sécuritaire. Cette politique très décriée sera officialisée par une nouvelle loi sur l’immigration au contenu très restrictif, déjà contestée par de nombreuses associations humanitaires, cela promet !

La réforme de l’assurance chômage essentiellement orientée vers la sanction, essayant de faire passer les chômeurs pour des fraudeurs voire des délinquants dans l’opinion publique comme ci ces derniers avaient choisi cette situation. En vacances à la neige, il a précisé que tous ne seront pas poursuivis, on est rassuré !

Réformer l’apprentissage en le privatisant afin que ce soit le marché et non les exécutifs régionaux qui le pilote comme actuellement; avec derrière cela un énorme enjeu financier une cagnotte de plus de un milliard et demi d’euros qui pourraient retourner dans les poches du patronat au détriment des régions, on comprend les motivations de certains ! 

Abaisser la limitation de vitesse à 80 km à l’heure sur les routes de campagne nationales et départementales ce qui est loin de contenter tout le monde et surtout pas les associations d’automobilistes qui ont lancé des pétitions contre ce projet et qui font un succès; à moins de ne pas être concerné; comme le disait jean Yann dans un sketch culte : « je hais les routes départementales, je n’y vais jamais, c’est plein de boue et ça sent mauvais » !

Réformer la justice, actuellement engorgée, mais en réduisant le nombre de cours d’appel ce qui semble contradictoire et inquiéte beaucoup les avocats. L’astuce étant de dématérialiser un grand nombre de procédures grâce à l’informatique et aux réseaux. Ce n’est pas innocent car cela devrait réduire les coûts en personnel, avec toutefois une augmentation du budget sur les 5 ans mais peut être pour acheter des ordinateurs !

Prendre position sur la laïcité, après les polémiques sur les prières de rue, l’affaire Tarik Ramadan, les crèches dans les mairies, il s’inquiète de la radicalisation de la laïcité, alors qu’il devrait plutôt s’occuper de l’organisation de l’islam en France afin de combattre les discours radicaux dans les mosquées comme il l’avait promis dans son programme présidentiel !

Déjà à l’américaine, parodiant Trump. il a signé, dans son bureau à l’Élysée et devant les caméras des télévisions, les trois dernières lois votées par le parlement dont celle très inquiétante pour les maires concernant la suppression de la taxe d’apprentissage. Quel cinéma, c’est vraiment le roi de la com ! Cela promet pour 2018. Pour ses vœux télévisés alors qu’il devait nous surprendre, il ne s’est même pas déguisé, c’est décevant pourtant avec un déguisement mi père Noël mi père fouettard, il aurait été aussi crédible qu’en aviateur ou en marin encore que banquier reste le costume qui lui va le mieux.

Quand Macron rime avec répression

25 décembre 2017

Je ne veux plus d’hommes ni de femmes dans la rue pour Noël (oubliant les enfants, mais il n’en n’a pas, qui sont quand même plus de 30 000 dans la rue)  avait promis Emmanuel Macron après son élection. Je veux partout des hébergements d’urgence, un traitement administratif rapide pour vérifier au cas par cas s’il y a possibilité d’asile ou non et derrière une vraie politique de reconduite à la frontière. Il semble que ce soit la dernière option qui prenne le dessus.

Considérant que la France ne pratique pas suffisamment la reconduite à la frontière des émigrés clandestins Emmanuel Macron prépare une nouvelle loi « Immigration et asile » pour début 2018 qui ne semble pas faire l’unanimité même dans son propre camp, c’est dire !

Mais sans attendre le ministre de l’intérieur Gérard Colomb décide d’accélérer les expulsions en transmettant plusieurs circulaires aux préfets leur demandant d’éloigner les personnes déboutées et plus précisément de contrôler la situation administrative des personnes présentes dans les centres d’hébergement d’urgence, ce qui a provoqué la protestation de nombreuses Associations.

Ce  gouvernement a fait encore pire en soutenant un projet de loi proposant d’anticiper leur expulsions en plaçant en centre de rétention  les dublinés (ceux qui doivent faire une demande d’accueil dans le pays européen où ils ont laissés une première trace, cela concerne une personne sur deux), pour une durée qui va doubler faisant dire à une député de la République en Marche que ces centres de rétention vont devenir des centres de détention !

On s’étonne que le même homme qui, il y a quelques mois, déclarait la main sur le cœur : « Accueillir les réfugiés, c’est l’honneur de la France » prévoit maintenant de durcir la politique migratoire de la patrie des droits de l’homme. Même Jacques Toubon (que l’on ne peut soupçonner d’être de gauche), le défenseur des droits, a réagi considérant que c’était déplorable.

LREM se positionne vis à vis des émigrés, en marche mais cette fois en arrière afin de les pousser à  rentrer chez eux, retour au point de départ, on avait pas tout compris des promesses de Macron !

Dans son interview péripatéticien (littéralement se parler en marchant), très complaisant, par Laurent de la mèche, pardon Delahousse, Emmanuel Macron insiste sur le fait qu’il tient ses promesses;  la fermeture des frontières aux migrants et leur expulsion en masse, c’était laquelle ?

Vauquiez ne fait pas l’unanimité même dans son propre camp !

18 décembre 2017

Vauquiez vient d’être élu président des républicains (LR) et pourtant personne ne l’aime du moins chez les élus de La République. Il n’est pas là pour plaire a-t-il déclaré récemment lors d’une interview.Théoriquement il sera sauf accident le prochain candidat de la droite à la présidence de la république car le coup de la primaire, à droite, ils ne le referont pas deux fois. Il va essayer  de remplacer Mélenchon comme principal opposant à l’actuel président de la république. Il est coaché par Sarkozy ce qui n’est pas bon signe. Il ment beaucoup sur lui même et s’invente une relation presque intime avec sœur Emmanuelle en Égypte. Il a tendance à réécrire son histoire personnelle en laissant croire qu’il a des origines modestes afin de faire peuple alors que c’est un premier de classe !

Normalien brillant (alors que Macron a échoué au concours), agrégé d’histoire, il est sorti major de l’ENA, et aussitôt rentré au Conseil d’État, il n’y a siégé que 2 mois mais depuis, en détachement, il cotise dans ce cadre pour la retraite depuis 13 ans; tout cela est légal. Mais il aurait été quand même plus glorieux et transparent avant de se lancer en politique de démissionner de la fonction publique comme l’on fait ses collègues  Bruno Le Maire, Valérie Pécresse et même Emmanuel Macron.

Bien au contraire le premier ministre vient de lui renouveler pour 5 ans son détachement  comme maître des requêtes au Conseil d’État; du coup en cas de défaite électorale il pourra réintégrer son poste, privilège de la fonction publique, le beurre et l’argent du beurre. Cette pratique est légale,  la loi Cahuzac n’oblige que les ministres et les députés à se mettre en disponibilité, pour les autres ce n’est qu’une question d’éthique personnelle.

Pourtant fan de l’éthique à tout les niveaux pour les autres lorsqu’il gérait sa région il ne semble pas se l’appliquer à lui-même. Tout ne va pas comme sur des roulettes, Bertrand quitte LR avec fracas et d’autres le suivent, le rassemblement de la droite ce n’est pas gagné. Et pas de chance, la clause Molière (qui impose la langue française sur les chantiers pour des raisons de sécurité) dont le but était surtout de limiter la présence de travailleurs détachés vient d’être annulée par le tribunal administratif. La préférence nationale thème récurrent de Vauquiez et petit pas vers le Front National, c’est raté.

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