Avec Macron tout fout le camp !

19 janvier 2020

 

EDP Sciences, une maison d’édition scientifique française de renom, dans laquelle j’ai publié quelques ouvrages, vient d’être rachetée en catimini par la société chinoise CSPM (China sciences publishing & média), c’est navrant. Elle avait été crée en 1920 par les savants et Prix Nobel de l’époque : Marie Curie, louis de Broglie et Jean Perrin entre autres.C’est à nouveau un peu de notre patrimoine culturel qui s’en va. Il est certain que l’édition scientifique est en difficulté avec l’apparition des documents en accès libres sur internet, mais il est navrant de constater que le gouvernement n’a pas cru bon d’intervenir financièrement afin que cette éditeur scientifique de qualité reste français. La défense de la francophonie, pourtant prônée par notre président, a été mise sous le tapis.

Il vend les bijoux de famille

Après les aéroports, les barrages hydroélectriques, la française des jeux, Encore un bijou de famille qui s’en va que restera-t-il quand Macron aura tout vendu et tout privatisé, il ne nous restera plus que nos yeux pour pleurer. De plus, à venir pleurs et grincements de dents s’il est remplacé par Marine Le Pen car avec la politique qu’il mène au profit de ses amis milliardaires et vu qu’ils sont beaucoup moins nombreux que les pauvres mathématiquement, il ne devrait pas être réélu. Malheureusement si les mathématiques sont une science exacte la politique n’en est pas une et loin de là, il ne faut jamais oublier qu’il a précédemment été élu avec seulement 25 % des voix.

Il détruit l’université française

Pendant ce temps concernant le monde universitaire, la loi de programmation pluriannuelle pour la recherche est en cours d’élaboration et va dans le sens d’une dérégulation des statuts des personnels (suppression de la qualification, de la référence horaire, modulation de service à discrétion des présidents, fusion du corps des maîtres de conférences et de celui des professeurs afin de réduire le nombre de titulaires et de ne plus recruter que des contractuels en premier emploi sous forme de faux CDI de 6 années). Tout cela se traduisant par une dégradation des conditions de travail des universitaires associée à une précarisation des emplois.

Même la recherche

En ce qui concerne la recherche, à l’inverse de ce qu’il faudrait faire, la priorité de ce gouvernement va à la recherche sur projets, porteurs de potentielles applications à court terme. Le dépôt de projet à L’ANR qui distribue les crédits aux équipes de recherche est une gabegie temporelle qui décourage et démoralise chaque année des milliers de chercheurs sans avoir l’impact escompté et souhaité sur le classement de la recherche française à l’international. C’est navrant !

Macron s’engage à sauver la planète

12 janvier 2020

 

 

Pendant que son premier ministre s’occupe maladroitement  des retraites, il vient de rencontrer 150 citoyens précédemment sélectionnés lors de la quatrième convention sur le climat et il a répondu à leurs questions pendant plus de 2 h en s’engageant à organiser un référendum sur les propositions qui sortiront fin avril de cette convention. Allant même plus loin en proposant que certaines de ces propositions soient transformées en texte de loi sans filtrage sauf si nécessaire pour en faire des textes réglementaires. Toutefois il met un garde fou en se réservant le droit de s’opposer à certaines propositions, on se disait aussi !

Destructeur de l’environnement 

Pourtant pour les écologistes il est classé parmi les destructeurs de l’environnement en prônant la croissance économique à tout prix comme assurant le bien-être des citoyens et la réussite du pays, alors qu’Il faudrait plutôt prôner la décroissance et suspendre la surconsommation et la surproduction. Dans tous les cas dans un futur plus ou moins proche la décroissance sera incontournable car la planète va imposer des limites qui commencent à se manifester comme le changement climatique et son impact sur la biodiversité. Il va falloir faire un choix entre le libre échange se traduisant par l’hyper-développement du commerce international et la préservation du climat.

Vision obsolète du monde 

Emmanuel Macron et son premier ministre avec leur vision obsolète du monde, fervents adeptes du développement économique responsable de la destruction du milieu naturel, sont complètement à côté de la plaque et ne répondent pas du tout aux demandes des jeunes qui se mobilisent de plus en plus pour l’écologie. Si Macron depuis son discours du nouvel an s’affiche comme un leader de la transition écologique en 2020, ce n’est pas l’utilisation d’une terminologie comme « urgence écologique » tout en maintenant en même temps les orientations ultra-libérales de son gouvernement incohérent qui les convaincra. Il est plus favorable à l’aménagement de la nature, en bétonnant les surfaces agricoles, qu’à sa protection et c’est bien regrettable.

 

Macron, L’illusionniste

5 janvier 2020

 

 

Macron soit disant droit dans ses bottes et renouvelant lors de ses vœux son engagement d’aller jusqu’au bout de son projet de réforme des retraites joue les illusionnistes. Déjà contrairement à ses dires plusieurs professions au moins vont conserver des régimes spécifiques (avec Macron on ne dit plus spéciaux et cela change tout !). Sont concernés les policiers et les gendarmes, les pompiers, les surveillants de prison, les militaires, le personnel des transports aériens, les chauffeurs routiers, les marins pêcheurs, les douaniers. Mais d’autres professions sont en train de négocier comme le personnel de l’opéra de Paris ou comme les sénateurs qui ne veulent pas perdre leurs énormes avantages (plus de 2000 € de retraite mensuelle après seulement 6 ans d’exercice).

Les perdants

Les grands perdants de cette réforme ce sont les fonctionnaires et plus particulièrement les enseignants car passer des 6 derniers mois à l’ensemble de la carrière pour le calcul de leur retraite se traduit par une baisse de 30 % de la pension qui leur sera versée. Tout en se prévalant d’une réforme juste, universelle et égalitaire et face à une importante contestation engendrant des grèves dures et continues,  le gouvernement fait semblant de ne pas céder, mais discrètement il fait des concessions au cas par cas, métier par métier. Ainsi les kinésithérapeutes comme les avocats garderaient leurs régimes indépendants. Même pour les cheminots, il revient en arrière sur certains points  comme sur les dates de mise en place du dispositif pour le personnel actuellement en fonction, mais il assure qu’il ne se pliera pas au mot d’ordre des manifestants concernant le retrait de son projet alors que 2/3 des français demande au minimum la disparition de l’âge pivot dans les derniers sondages. 

Tout vient à point ! 

Cette retraite à point que Macron qualifie de progrès social parce qu’il s’engage à ce qu’il n’y ait plus de retraite à moins de 1 000 €; toutefois cette somme est proche du seuil de pauvreté, quel progrès ! Cela semble malgré tout satisfaire le monde agricole dont pour certains la situation actuelle était catastrophique ! 

Plafonnement  

En plafonnant définitivement à 14 % du PIB les ressources publiques affectées aux retraites sous la pression de l’Europe le gouvernement ne prend en compte ni l’allongement de la vie, ni l’augmentation du nombre de retraités. L’application de cette règle aboutira à plus ou moins long terme à une baisse globale des pensions mais pour compenser Macron envoie un message fort en décorant de la légion d’honneur Jean François Cirelli l’actuel directeur de BlackRock le fond de pension. Il récompense ainsi par  anticipation son rôle à venir dans la mise en place d’une retraite par capitalisation dont rêve ce gouvernement.

Pour finir à méditer un proverbe revisité et adapté à l’actualité : « Qui sème le mépris social récolte une tempête urbaine » que Macron devrait méditer.

Glyphosate de proximité

30 décembre 2019

La décision récente prise par ce gouvernement à la botte des lobbys de l’agrochimie concernant l’épandage du glyphosate et des autres pesticides à proximité des habitations et des écoles est un nouveau scandale. Autoriser un épandage à moins de 10 m des zones habitées voire de  3 m dans certains cas, cela craint. La consultation organisée par le gouvernement sur ce sujet a été purement symbolique et nous n’avons pas vraiment été informé des résultats mais la question sur la distance de protection n’était même pas posée. Du coup nous allons continuer à nous empoisonner; fini le bon air des campagnes, il faut mieux habiter en ville mais loin des jardins publiques ! 

Dans les urines

Les tests urinaires réalisés sur plus de 5000 volontaires ont montré une contamination significative. On peut en déduire que nous sommes tous contaminés. Mais chose bizarre des tests réalisés sur des agriculteurs normands ont été négatifs, à priori utilisateurs de ce pesticide peut-être se sont-ils bien protégés conscient du danger, portant des masques ce qui expliquerait l’absence de contamination.

Cancérogène 

Ce produit, pourtant utilisé massivement depuis des années, a été classé cancérogène probable pour l’homme en septembre 2015. Sous la pression de la FNSEA suivant les directives européennes ce produit ne sera interdit définitivement qu’en 2022, par contre la vente aux particuliers a été suspendue en 2019 ce qui devrait réduire de façon importante l’épandage de ce désherbant pourtant bien pratique qui reste en vente libre sur internet.

Vieilles méthodes

Pour éliminer les mauvaises herbes dans les allées des jardins rien ne vaut les vieilles méthodes de nos grand mère qui consistait à balancer l’eau de cuisson des patates dans les allées. Pour éviter la binette, qui est pénible à manier à partir d’un certain âge, rien ne vaut l’eau bouillante, à tel point qu’un marché vient de s’ouvrir à la fois pour les agriculteurs et les jardiniers. Plusieurs sociétés comme Dynajet ou Oeliatec ont conçu des machines très efficaces pulvérisant de l’eau bouillante et leur avenir risque d’être florissant si l’Europe ne revient pas sur ses décisions. Comme quoi c’est toujours dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes ou autrement dit les vieilles méthodes restent les meilleures d’autant plus que si les mauvaises herbes existent depuis la nuit des temps et il y a moins de 50 ans que le Roundup a été mis sur le marché  par la firme Monsanto; était-ce vraiment indispensable de contaminer les sols et les humains afin d’enrichir cette multinationale ? Maintenant il va falloir s’en passer au grand dam des actionnaires.

Trêve de Noël

22 décembre 2019

A la SNCF cela semble mal parti car de nombreux trains vont être annulés, tant pis pour les passagers qui ne pourront pas fêter Noël en famille. Si l’on reste au premier degré à qui la faute ? On pourrait la faire porter par les cheminots et plus particulièrement les conducteurs de train. Mais si on regarde de plus près, à l’origine de cette situation dramatique il y a un projet de réforme des retraites ( à points et soit-disant universelle) voulu par notre jeune président encore bien loin de cette échéance. Dans tous les cas du fait de son statut actuel comme tous les autres élus et les policiers, il ne sera pas concerné par les nouveaux dispositifs de retraite qu’il met donc en place pour les autres !

Pas de négociations 

Mais pourquoi, après deux ans de négociations avec les syndicats qui n’ont pas abouti, prend-t-il  le risque de lancer son projet de loi à quelques semaines de Noël. La réaction des syndicats ne s’est pas fait attendre en lançant des grèves. Face à cette situation le gouvernement joue l’usure en espérant que les contraintes imposées à la population par les difficultés à se déplacer qui s’accentuent à l’approche des fêtes de Noël (pas de réveillons en famille pour des centaines de milliers de citoyens) vont déconsidérer le mouvement encore soutenu par plus de 60% de la population.

Âge pivot 

Parmi les nombreuses mesures négatives contenues dans la future loi, l’âge pivot de 64 ans définit comme l’âge qui correspond à l’équilibre financier global du système de retraite va obliger les gens à travailler plus longtemps pour obtenir une retraite à taux plein et cela progressivement mais va démarrer dès 2022, ce qui stigmatise même les syndicats les plus conciliant comme la CFDT.

Coup de poker

Les prochaines négociations sont reportées en janvier, même s’il réussi ce coup de poker en jouant la montre, Macron, mauvais père Noël, risque d’y laisser des plumes; après la démission de Delevoye d’autres vont suivre et il n’aura plus qu’à faire de même. Un cadeau de Noël qui ferait le bonheur de beaucoup ! Sinon il risque de laisser son nom dans l’histoire comme celui qui a gâché les fêtes de Noël 2019 de ses concitoyens. S’il veut rattraper le coup il a intérêt à peaufiner son discours du 31 décembre, et nous faire des propositions décentes. La balle est dans son camp, nous souhaiter ses meilleurs vœux pour 2020 dans la situation actuelle sera loin d’être suffisant !

Le scoop !

 Son annonce récente de renoncer à l’avance à sa future retraite de président de la république de plus de 6 000 € mensuel. Cela ne va pas suffire à combler les déficits ni à convaincre les grévistes  et le côté je donne l’exemple fait sourire. Il annonce aussi qu’il ne siégera pas au conseil constitutionnel et ne touchera pas non plus les 13 500 € d’indemnité mensuelle. Comme le souligne Ségolène il prévoit peut être après son ou ses mandats (par malheur) d’aller pantoufler dans le privé où les retraites chapeau sont d’une autre ampleur ! L’avenir nous le dira.

Changement de paradigme !

15 décembre 2019

 

Surprise, le directeur du CNRS, concernant la recherche et les chercheurs, prône l’inégalité !  il n’y avait déjà pas beaucoup de fraternité dans ce milieu et alors que la liberté dans le choix des thématiques de recherche se réduit comme peau de chagrin, la devise de notre république pourtant gravée dans la pierre au fronton de nos mairies, est mise à mal. Cet individu, ancien professeur de mathématiques à l’ENS, déclare lors d’une interview concernant le projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche annoncée par le gouvernement : «Je suis pour une loi inégalitaire, vertueuse et darwinienne ». 

Pauvre Darwin !

Se servir de ce pauvre Darwin, qui doit se retourner dans sa tombe,  pour cautionner et justifier une évolution aussi régressive du devenir de la recherche en France et de ses acteurs afin de se plier au dictat des classements mondiaux, c’est affligeant. Il devrait relire Darwin et surtout les travaux qui ont suivi  car la sélection naturelle basée sur la compétition entre individus n’est sûrement pas la meilleure méthode pour faire émerger une nouvelle espèce comme une science de qualité. Si dans la nature au cours de l’évolution. ce sont les individus les plus aptes à survivre et à se reproduire rapidement qui s’en sortent le mieux, dans le monde universitaire ce sont les chercheurs, qui ayant repéré quels sont les critères de sélection et s’y plient, qui bénéficieront dans l’avenir du jackpot financier de l’état  C’est déjà un peu le cas mais l’idée, c’est d’institutionnaliser la démarche et notre bon président qui n’aime que les meilleurs y est très favorable. Cela concerne les soi-disants plus productifs donc les plus publiants sans tenir compte du fait que le système d’évaluation actuel à base d’indices, principalement quantitatifs, est loin d’être satisfaisant.

 Sur-financer les petits génies !

  Il faudrait au contraire promouvoir une science de qualité rigoureuse. Inventive, originale et surtout coopérative plutôt que de sur-financer des centres dits d’excellences remplis de petits génies, se reproduisant entre eux, alors que les avancées scientifiques sont plutôt le fait de multiples équipes de recherche fonctionnant de façon collectives et échangeant travaux et idées. Nous sommes nombreux à penser que la démarche inégalitaire, plus de moyens aux équipes les mieux notées, proposée par ce «petit» directeur (dictateur !) du CNRS est un mauvais choix et sera en final contre productive. 

Camembert ! Le Petit ! Mauvaise blague mais je n’ai pas pu m’en empêcher.

Sauvons la planète

8 décembre 2019

 

 

La nouvelle conférence internationale sur le climat (COP25) « Conference of the Parties » s’est ouverte lundi dernier à Madrid et réunie les représentants de près de 300 états, ce qui est en soit déjà un exploit, mais rend difficile l’obtention de positions communes aussi les avancées de telles rencontres sont très lentes. 

Greta Thunberg !

Depuis 2 ans grâce à Greta Thunberg et a ses prises de paroles virulentes devant de nombreuses instances internationales, la problématique liée au réchauffement climatique a bousculé les hommes politiques au plus haut niveau, même les présidents et elle a sensibilisé les jeunes citoyens en lançant une grève scolaire pour le climat, qui est rapidement devenue mondiale et en les faisant descendre dans la rue le vendredi. Elle a reçu pendant la même période de nombreux prix et encouragements et devient incontournable pour beaucoup d’hommes politiques et d’intellectuels qui tout en acquiesçant devant elle face à ses propos n’hésite pas à la critiquer par derrière. Beaucoup d’attaques portent sur sa jeunesse et son autisme et dans d’autres temps, elle aurait été brûlée vive comme sorcière.

Les rapports de GIEC !

Depuis plusieurs années les rapports du GIEC sur l’impact du réchauffement climatique se succèdent et ont été abondamment publiés et commentés.  Le SMOC (Système mondial d’observation de climat) a été mis en place en suivant en permanence une cinquantaine d’indicateurs : les « variables climatiques essentielles » (ECV en anglais) afin de contrôler l’état de santé de notre planète.

Gaz à effets de serre !

On parle surtout des gaz à effets de serre, mais il faut savoir, (on l’a tous appris à l’école primaire), que notre atmosphère est essentiellement composée d’azote et de dioxygène pour 99 % et pour seulement 1 % d’autres gaz dont ceux dits à effet de serre. Ces derniers jouent pourtant un rôle important car sans eux la température moyenne au niveau du sol serait de – 18 °C. Parmi ceux-ci le dioxyde de carbone et le méthane sont issus en partie des activités humaines et s’ajoutent aux concentrations préexistantes issues de l’activité géologique et des cycles biogéochimiques qui se sont déroulés aux cours des millénaires.  Les émissions naturelles de CO2 et de CH4 correspondent à la biodégradation des végétaux qui lorsqu’elle se déroule en aérobie aboutit au dioxyde de carbone mais en anaérobie à la production de méthane; ce dernier provenant aussi d’un rejet par les déjections animales et en particulier des ruminants. A cela s’ajoute pour le CO2 le volcanisme et la respiration animale et humaine.

Avertissement !

le Programme des Nations unies pour l’environnement a lancé un avertissement aux 196 États qui sont  réunis actuellement à Madrid. En substance : vous avez perdu une décennie (2009-2019) à ne rien faire pour réduire les gaz à effet de serre, vous allez devoir en faire beaucoup plus et beaucoup plus vite dans la décennie à venir si vous voulez maintenir le réchauffement climatique à + 1,5 °C.

Des décisions à prendre !

La révision à la hausse des ambitions climatiques ne devrait pourtant pas faire l’objet d’une décision proprement dite à Madrid. En vertu de l’accord de Paris de 2015, les parties ont en effet jusqu’en 2020 pour soumettre de nouvelles “contributions déterminées au niveau national” (“nationaly determined contribution”, NDC), qui vont définir pour chaque État les efforts et les politiques à engager pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. 

Beaucoup de choses doivent changer !

Pour éviter de dépasser une hausse moyenne globale des températures de 1,5 °C d’ici la fin de ce siècle, il faudra changer profondément nos conditions matérielles et sociales d’existence aussi bien en matière d’énergie, que d’urbanisation et d’infrastructures (transport et bâtiments inclus) ainsi qu’au niveau de nos systèmes industriels qui devront réduire voir totalement éliminer les rejets de gaz à effets de serre. Autrement dit  « La croissance doit s’arrêter et la plupart des économistes ne semblent pas le réaliser et encore moins l’accepter ». Ce problème plus social que scientifique sera difficile à mettre en place, et devra durer. Sinon dans un temps plus ou moins proche on risquera de ne plus mourir de vieillesse mais de changement climatique !

 

 

 

 

Le black friday, vendredi noir pour l’environnement !

1 décembre 2019

 

 Le vendredi noir nous vient d’Amérique où il correspond au lendemain de la fête du « Thanks giving » lors de laquelle la dinde est la reine de la fête (si l’on peut dire) sous forme d’un plat traditionnel, servie rôtie et farcie sur les tables familiales en Amérique du Nord. Fête laïque donc non confessionnelle, très suivie avec la traditionnelle grâce présidentielle que n’a pas manqué de faire Trump devant un parterre de journalistes pour l’un de ces volatiles qui échappe ainsi au sacrifice suprême (de volaille !).

Sacrifice du consommateur pas des dindes !

En France on ne va pas encore sacrifier des millions de dinde le jeudi, mais le vendredi on suit depuis quelques années le mauvais exemple de nos amis américains en mettant en place un black Friday,  vaste fumisterie commerciale qui ne justifie aucunement dans notre pays. Le black Friday est partout, agressant les citoyens, se traduisant par un emballement du  consumérisme et des achats compulsifs assimilables à une forme d’addiction. 

Pas très écologique

Les jeunes des  mouvements écologistes s’inquiètent de cette situation. C’est tout le système économique qu’il faut revoir. Une alternative au black Friday s’est mise en place depuis 3 ans, le green Friday appelant les entreprises à signer une charte d’engagement pour une consommation responsable. Les entreprises qui y ont adhéré se sont engagées à ne pas proposer de réduction lors du vendredi noir, la Camif va jusqu’à fermer son site de vente en ligne ! La mobilisation est importante au niveau du réseau ENVIE initiateur du vendredi vert qui propose de réparer gratuitement les appareils ménagers durant cette journée. La mairie de Paris soutient cette initiative et même la ministre de la transition écologique Élisabeth Borne met en garde contre la pollution que génère la surconsommation du black Friday, avec en 2018 plus d’un million de colis livré dans Paris le lendemain !

Peut-être interdit l’an prochain !

Un amendement à la loi anti gaspillage proposant l’interdiction du black Friday sera discuté à l’assemblée la semaine prochaine, il n’y aura peut-être pas de vendredi noir en 2020. Pendant ce temps des militants se référant au block Friday bloquent des entrepôts d’Amazon. Un collectif fondé par Faguo une marque de chaussures écoresponsable « make Friday green again »  a réuni plus de 500 sociétés s’engageant à ne pas faire de réduction ce jour là. Bien au contraire cette société propose de venir déposer dans des bacs de récupération et de recyclage, mis à disposition dans ses magasins, chaussures, vêtements et sacs non utilisés.

Merci pour les patrons !

Quoi qu’il en soit toutes ces actions seront insuffisantes pour mobiliser le grand public très avide de faire de soi-disantes bonnes affaires en achetant des objets dont ils n’ont pas besoin. Les dépenses devraient atteindre 6 milliards d’euros durant ce week-end, les patrons des sites de vente en ligne et des grandes surfaces de ventes présentes dans le pourtour des villes se frottent les mains.

Macron gratte sous !

24 novembre 2019

 

Dans ses projets, Macron veux récupérer tout l’argent pour pouvoir tous les ans apurer son budget. D’un côté, il y a l’argent du chômage de l’autre celui des caisses de retraite, les deux seraient intégrés au budget de l’état. A partir de là il pourra disposer de deux variables d’ajustement pour combler les déficits budgétaires de son gouvernement et se plier aux dictâtes de l’Europe. En réduisant d’un côté le niveau des pensions de retraite et de l’autre la valeur du point de retraite, il aura une souplesse budgétaire,  le rêve pour un comptable, mais au détriment des citoyens et surtout des plus démunis.

Fillon visionnaire 

C’est ce qu’avait signalé François Fillion en 2016 sur la retraite par points dont la valeur pourrait être modifiée tous les ans, un visionnaire, pour une fois qu’il ne disait pas une connerie. Face à ce risque de totipotence de l’état qui concernera les nouvelles générations donc nos enfants et petits-enfants il nous faut réagir. Espérons que les manifestations du 5 décembre seront un signal suffisant pour que ce gouvernement antisocial revienne sur ces projets.

Mesures fiscales

En attendant les mesures fiscales du gouvernement n’ont pas eu les effets escomptés; si les plus riches ont vu leur pouvoir d’achat fortement augmenter de 10 000 € en moyenne par an, mais pas de surprise c’était prévu et pour les 10 %de citoyens les plus aisés d’environ 800 €. Les français les plus pauvres avec une augmentation inférieure à 50 € malgré les nombreuses mesures en leur faveur comme le chèque énergie ou la réforme de la prime d’activité sont les dindons de la farce dans la mesure où il ne payent ni impôts sur le revenu ni taxe d’habitation, les nouvelles mesures leur passent au dessus de la tête. Mais en 2020 ce devrait être les français de la classe moyenne qui seront les principaux bénéficiaires des baisses d’impôts prévues par le gouvernement, avec 3 % de revenu supplémentaire alors que pour les plus pauvres ce sera inférieur à 1%. D’un point de vue politique électorale la démarche est astucieuse les riches et les très fiches sont définitivement acquis au parti présidentiel, les plus démunis sont hors jeu, par contre il y a moyen de gratter des électeurs dans la classe moyenne, on verra aux municipales !

Rien n’a changé 

 Rien n’a changé avec Macron, comme avec ses prédécesseurs plus on est aisés, plus on profite des mesures fiscales. Mais  toute catégories confondues  le pouvoir d’achat moyen de l’ensemble des français augmentera de 1,1 % l’an prochain, un chiffre positif, les comptables et les journalistes économiques sont rassurés !

 


Macron, un Robin des Bois à l’envers !

17 novembre 2019

3,5 milliards d’euros, c’est ce qu’il prend aux pauvres, ceux qui ne bénéficient plus du droit au travail, les chômeurs, pour donner indirectement au riches en supprimant l’impôts sur la fortune. Pour régler le problème de l’emploi, il avait deux solutions s’en prendre au chômage ou s’en prendre aux chômeurs. Devinez ce qu’a choisi ce progressiste ? La solution ultra libérale en  mettant en place un dispositif s’attaquant  au chômeurs en réduisant leurs droits et leur nombre et en donnant cette mission purificatrice aux agences pour l’emploi.

En marche

 Dans la foulée, ce grand marcheur en profite pour préparer l’étatisation de l’assurance chômage dont l’argent serait transféré au budget de l’état afin d’avoir plus de facilité pour le gérer, tout au bénéfice des indemnisés, bien sûr, avec une variable au niveau des prestations qui serait la conjoncture économique ! Ce n’est qu’un premier pas vers la solution ultime qui serait de résoudre le problème en supprimant les droits des chômeurs.

Emmanuel : Dieu ou plutôt Jupiter est parmi nous !

Dans la réforme de l’assurance chômage qui est entrée en vigueur le jour de la Toussaint, y a-t-il une symbolique ? Il faudra avoir travaillé d’avantage pour prétendre à une allocation chômage, plus de 700 000 personnes seront touchés par cette mesure dès la première année. A quel saint vont-ils pouvoir se vouer ? Sûrement pas à saint Emmanuel, fêté le jour de Noël et qui leur a fait ce cadeau anticipé.

Poisson d’avril 

C’est le premier avril que les nouvelles règles pour calculer le montant des indemnités de chômage vont s’appliquer. On prendra en compte non plus le salaire moyen des jours travaillés mais le revenu moyen des deux dernières années, ce qui réduira fortement les allocations pour environ 800 000 chômeurs.

Jeune de moins de 25 ans 

Avec cette nouvelle loi toute une partie de la population fragile, les jeunes, les intermittents, les saisonniers, ne pourront plus percevoir d’indemnités de chômage. Pour le jeune de moins de 25 ans qui ne trouve que des petits boulots de courte durée ce sera pire, il risque de finir à la rue car le chômage et le RSA pourront lui être refusé.

Jeunes de plus de 25 ans

 Pour les saisonniers de plus de 25 ans qui ne travaillent que 2 mois par an, l’allocation chômage leur sera refusé et ils devront survivre le reste de l’année avec le RSA. Pour les «  permittents « qui alternent régulièrement période de travail et chômage leur allocation d’aide au retour à l’emploi sera fortement réduite car maintenant calculée sur le revenu mensuel moyen alors qu’elle était précédemment calculée sur le salaire journalier. 

Loin des promesses du candidat 

Tout cela n’est pas satisfaisant et mécontente fortement les partenaires sociaux qui n’ont pas réussi à négocier avec ce gouvernement. il y a un sursis dans la mesure où les décrets d’application ne paraîtront progressivement que durant 2020 mais l’épée de Damoclès est au-dessus de la tête des chômeurs et l’on est loin des promesses du candidat Macron de faire de l’assurance chômage un droit universel.

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