Coïncidence, hasard ou nécessité

20 mai 2019

 

Le jour du dépassement est atteint : c’est la date  où l’Europe a épuisé ses ressources pour l’année 2019.  Donc en un peu plus de 4 mois les européens ont épuisés toutes les ressources naturelles (arbres, poissons, etc.) du continent disponibles pour l’année. C’est aussi le jour où nos émissions de gaz à effet de serre dépassent ce que nos océans et nos forêts peuvent absorber.

Programme européen de Macron

Comme par hasard la veille est publié le programme européen de Macron qui est tout d’un coup très écologiste, une thématique pourtant jusqu’ici oubliée dans les discours d’un président pas très vert. Ce revirement très conjoncturel est difficile à croire et les principales mesures comme une taxe carbone aux frontières pour tous les produits provenant de pays ne respectant pas les normes environnementales européennes, souvent proposée mais jamais appliquée. Ou encore l’interdiction des pesticides, vœu pieu tout de suite démenti par le président lui même, ne ciblant l’interdiction du glyphosate que dans 3 ans et avec des réserves, etc.

20 % de la bio capacité

Avec 7 % de la population mondiale les européens consomment 20 % de la bio capacité de la terre. Si le reste du monde faisait pareil il faudrait presque 3 planètes pour subvenir aux besoins de la population mondiale. Inverser cette tendance est pourtant  indispensable. La campagne sur la réduction de la consommation de viande ou la campagne sur l’isolation gratuite des maisons sont une fois encore des voeux pieux.

« Quand je serais grand je voudrais être vivant »

Les manifestations des jeunes pour le climat, qui se sentent beaucoup plus concernés que nos dirigeants la plus part cinquantenaires, sont impressionnantes mais n’atteignent pas vraiment leurs buts. Le slogan « quand je serais grand je voudrais être vivant » résume bien leur revendications, mais elle étaient jusqu’ici peu prise en compte par l’actuel gouvernement qui avait déjà fort à faire avec celles des gilets jaunes. L’approche des élections européennes a changé la donne et soudain le programme de LREM prend tout d’un coup en compte tous les problèmes environnementaux, comme un battement d’ailes de papillon aurait dit Loiseau !

Scandale des votes

13 mai 2019

 

Un vrai scandale et une manipulation : l’assemblée nationale vient de voter la vente des bijoux de famille à 6 h du matin après une nuit de débat  par 42 voix contre 17 sur 577 députés, le compte n’y est pas. Où étaient les autres députés dans leur lits ou en boîte de nuit comme Castaner ? Suite à ce vote, c’est un paquet cadeau qui est proposé au privé avec comme produit d’appel « ADP aéroport de Paris », en deuxième lot « la française des jeux » et cerise sur le gâteau quelques reliquats d’ENGIE. Rien ne justifie ces privatisations hormis de combler le déficit des fins de mois de notre président.

 Votes discrets

Un autre vote discret de nuit reculant de trois ans la date d’interdiction des pesticides par 27 voix contre trois, on croit rêver nos députés sont des couche-tôt. Lors du vote pour l’interdiction du glyphosate, amendement qui a été rejeté par 63 contre et 20 pour,   491 députés étaient absents. On continuera donc à nous empoisonner et à hypothéquer l’avenir de nos enfants.

Députés inconséquents

 L’inconséquence de nos représentants du peuple grassement rémunérés est un scandale, mais il semble qu’il n’y ait rien à faire, car à l’assemblée il n’est pas prévu de quorum minimum pour les votes. Le taux moyen de présence aux votes est autour de 20 % ce qui choque beaucoup de nos citoyens . Pour lutter contre cet absentéisme chronique et la possibilité qu’ils ont de voter par procuration sans être présent dans l’hémicycle, dorénavant les scrutins indiqueront clairement le nom de ceux qui ont été effectivement présents dans la salle lors du vote. Il y a bien des sanctions financières prévues pour les absents récidivistes mais elles ne sont jamais appliquées. En commission pour plus de deux absences consécutives un prélèvement de 360 € sur leur indemnité est effectué. Une plus grosse amende est prévue, de 4320 €  pour une absence à plus de deux tiers des scrutins sur une session entière, mais elle n’a jamais été utilisée, quelle clémence !

Cela continue

 Le 10 avril il y avait en moyenne 70 députés présents, 90 la veille, le 8 une cinquantaine, pire le 29 mars une vingtaine, surprise le 26 ils étaient presque tous là pour voter la loi sur l’orientation et la transformation du système de santé (349 pour, donc soutien inconditionnel au gouvernement) mais cela a été la seule fois dans le mois. C’est navrant ! En février ce n’est pas mieux sauf au début du mois pour voter la loi visant a prévenir les violences lors des manifestations et à punir les auteurs. Même histoire en janvier avec une seule séance qui fait le plein. Inutile de regarder sur 2018 on trouverait la même chose. La majorité absolue de LREM fausse le jeu démocratique, les autres partis faisant de la figuration. Quid de la démocratie ! Difficile dans des conditions de motiver les électeurs pour aller voter pour leur représentants aux élections européennes !

 

 

La castagne

6 mai 2019

 

Avec Castaner c’est la castagne, la traditionnelle manifestation du 1er mai qui réunit les travailleurs dans beaucoup de pays, bien encadrée par les services d’ordre des syndicats, se déroule habituellement sans violences. Pourtant cette année notre ministre de l’intérieur avait prédit une tuerie avec plusieurs milliers de black block (formulation impropre car les black block ne sont pas un mouvement mais une technique de manifestation violente ou non, propre à un groupe d’individus qui se distinguent car ils sont vêtus de noir), détruisant tout sur leur passage et justifiant de la présence de forces de l’ordre importantes. Déçu par l’absence de violences les CRS ont fait de la provocation chargeant les manifestants sans raisons, pendant que Macron à l’Élysée offrait du muguet à ses amis les riches qui le soutiennent, les forces de l’ordre balançaient des châtaignes et des grenades qui n’étaient pas parfumées au muguet à ses ennemis, les gens qui ne sont rien !

Premier mai raté

Du fait de la présence massive des CRS, les syndicats et les associations organisatrices se sont senties dépossédées de leur premier mai et ont vivement protesté contre les violences policières et les provocations de Castaner qui a poussé le bouchon jusqu’à mentir en parlant d’une attaque de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière par les manifestants  alors que pris en tenaille par les CRS ils essayaient de rentrer dans un lieu publique pour se protéger des tirs de grenades lacrymogènes. Une fake New reprise par les principaux membres du gouvernement sans aucune vérification uniquement dans le but de monter la population contre les gilets jaunes.

Pétain le retour

 Reprenant une formulation de Pétain, notre président présente le 1er mai comme la fête de ceux « qui aiment le travail et le chérisse » selon ses propos, formule chère au gouvernement de Vichy, alors que la fête des travailleurs célèbre leurs droits et leurs acquis sociaux et rend hommage à leurs combattants tirant son origine dans l’histoire du mode ouvrier. Une boulette de plus, est-il inculte ou en fait-il exprès à moins que cela ne lui ait pas été enseigné à l’ENA ce qui justifierait la fermeture de cet école pleine de mauvais prof ! A moins encore qu’il ait été mauvais élève ?

Plein de Benalla

La place de la Contre Escarpe est restée calme comme l’an dernier jusqu’à l’intervention d’Alexandre Benalla et de son comparse qui trouvant, à l’époque, les forces de l’ordre trop passives sont intervenus violemment déguisés en policiers en arrêtant un jeune couple de manifestants. En souvenir de cet événement historique, sur cette place a été organisé un «Benalla bloc» les manifestants portant des masques de Benalla. Fait-il encore peur ?

Avalanche de dons

29 avril 2019

 

Les sommes récoltées pour restaurer Notre-Dame-de-Paris dépassent déjà de plus de trois fois le budget consacré tous les ans à l’entretien des monuments historiques par le gouvernement. C’est impressionnant et ce n’est pas fini. Si l’on compare avec les sommes d’argent reçues, sur un an, par les principales associations caritatives les plus connues  comme les Restaus du cœur, le Téléthon, le Secours Catholique, la fondation Abbé Pierre, la Ligue contre le cancer, la Croix rouge et l’Institut Marie Curie et en additionnant le tout on n’arrive même pas encore à une telle somme. A croire que les français préfèrent les vieilles pierres aux pauvres gens. Ce n’est pas du tout dans l’esprit de Victor Hugo !

Générosité sélective

C’est inquiétant pour l’avenir cette générosité sélective. Depuis Emmanuel Macron, les dons à l’humanitaire s’étaient déjà effondrés du fait de la suppression de l’ISF dans la mesure où les assujettis à cet impôt jouaient beaucoup la carte de la défiscalisation. De même les retraités ont compensés eux même la non compensation de l’augmentation de la CSG en réduisant leurs dons aux associations humanitaires. On peut s’étonner que des responsables politiques parisiens comme Valérie Pécresse ou Anne Hidalgo puisse débloquer si vite un « pognon de dingue » pour remettre un toit sur une cathédrale alors qu’il y a encore beaucoup de SDF dans les  rues de leur ville, qui passent leur nuit sans toit, et qu’il y a beaucoup de gilets jaunes qui n’arrivent pas à finir le mois avec le salaire ou les aides sociales qui leur sont versées. Faire des dons, pour des pierres mêmes si elles sont chargées d’histoire et laisse des traces, semble plus motivants pour les grandes fortunes que de verser de l’argent aux nécessiteux. N’en déplaise à Stéphane Bern l’humain est prioritaire alors que les grands groupes financiers prouvent une nouvelle fois leur inertie face à la misère sociale.

Cathédrales en chocolat

 Pour collecter de l’argent des pâtissiers ont eu l’idée de proposer à leurs clients des cathédrales en chocolat, initiative originale dans la mesure où ils s’engagent à reverser la totalité des sommes récoltées à la fondation du patrimoine. Surprise, parmi ceux-ci la maison Trogneux du Touquet,  maintenant bien connue, habituellement spécialisée en macrons, pardon faute de frappe, en macarons , commercialise une tablette de chocolat représentant Notre Dame. Brigitte y serait-elle pour quelque chose ?

Sites frauduleux

 Sentant la bonne affaire vu l’afflux des donateurs, des  escrocs ont aussitôt mis en place des sites en copiant celui de la fondation du patrimoine et en piégeant ainsi beaucoup d’internautes. D’autres fraudeurs se  sont lancés dans les envois en nombre de courriels sollicitant des dons en proposant de cliquer sur un lien menant à un site frauduleux. Une technique de démarchage de masse qui se développe aussi par téléphone et par courrier et qui pollue déjà largement notre espace de vie lorsqu’elle est légale et dont l’aspect frauduleux aggrave encore la situation. Des plaintes ont été déposées, que fait la police ? Plutôt que d’arrêter des gilets jaunes, elle ferait mieux de s’occuper des vrais délinquants.

 Combien cela va coûter ?

Enfin le coût de la reconstruction de Notre-Dame-de-Paris est estimé au maximum à 600 millions d’euros; compte tenu des sommes récoltées, il va en rester encore beaucoup, des sous, mais pour qui ? Pas pour l’état qui, du fait de la défiscalisation de tous ces dons qu’il a lui même augmenté pour les particuliers, va se trouver l’an prochain avec un sacré trou dans son budget du fait du moins perçu d’impôts. Pour un gouvernement qui veut réduire les niches fiscales, ce n’est pas très malin.

L’effet waouh, plutôt wallou

22 avril 2019

L’effet waouh désigne une action ou un message qui déclenche un effet de surprise ou d’admiration voire d’appréciation des spectateurs et qui s’exprime par cette onomatopée. En ce qui concerne notre président, la référence à l’effet waouh, ce graal du marketing commercial, le fait retomber dans l’un de ses travers, l’utilisation d’un vocabulaire à base de globish qu’il avait soigneusement évité au cours du grand débat, face aux gilets jaunes qui dans tous les cas n’auraient pas compris la subtilité du discours présidentiel. Il a ainsi remplacé le sreening de zone par un tour d’horizon territorial et le feed-back par la parole citoyenne, etc.

Discours raté

Quoiqu’il en soit son discours sur les réformes issues de son analyse du grand débat qui devait avoir lieu lundi dernier à 20 h a été reporté suite à l’incendie de Notre-Dame, pas de chance, pas d’effet waouh mais plutôt wallou, comme on dit au Maghreb, c’est à dire rien du tout. On est déçu, il va falloir attendre, l’impact médiatique risque de ne pas être le même. Il est reporté sine die, pour les non latinistes (comme moi) littéralement sans date, les gilets jaunes vont devoir patienter. Emmanuel Macron en profite pour se recycler en bâtisseur de cathédrale, y voyant une façon de marquer l’époque et de redevenir populaire en mettant sous le tapis tous les problèmes générés par la première moitié de son quinquennat. En fait il y a eu des fuites et les principales mesures de son discours plein de vide ont été dévoilées, fin du suspens il n’a plus qu’à refaire sa copie.

Problème pour Bercy

Mais il y a un problème, c’est le niveau de réduction d’impôts qui sera appliqué aux différents donateurs. Sans aller jusqu’à Alliagon dont la loi sur le mécénat prévoit 90 % de crédit d’impôts si l’édifice est classé trésor national, la niche mécénat classique prévoit 60 % de réduction d’impôts pour les sociétés et 66 % pour les particuliers. Un gouffre budgétaire pour le gouvernement qu’il faut éviter de creuser; aussi une réflexion est menée pour fixer le niveau de cette réduction qui reste aux frais des contribuables dans la mesure où l’impôt n’est pas perçu. Une solution pour tester la motivation des donateurs serait de ne pas proposer de réduction d’impôts pour ce cas précis. Le don serait vraiment alors un véritable acte citoyen. Mais c’est l’inverse qui est proposé par le gouvernement en augmentant la réduction d’impôts pour les particuliers avec quand même un plafond à 1000 €, ce qui avait précédemment été oublié pour les entreprises dans la loi sur le mécénat. Remettre en place l’ISF serait une bonne solution pour financer la reconstruction de la cathédrale par les plus riches, mais pour Macron ce n’est pas d’actualité et ça ne va pas dans le bon sens !

Il faut des sous

Du coup alors qu’il devait nous redonner des sous, Emmanuel va nous en demander pour reconstruire la cathédrale ! Et on va tous participer (peut être !), un grand élan national qui risque de faire oublier les revendications des gilets jaunes. Va-t-on suivre nos milliardaires planqués en Belgique ou en Suisse qui proposent des dons très importants : la famille Arnault (200 millions) comme la famille Bettencourt, un peu moins seulement 100 millions pour la famille Pinault, Le groupe Total pour la même somme, la ville de Paris pour la moitié, etc. Plutôt que la discrétion et l’humilité ils ont choisi faire le buzz et par la même de la publicité à bon compte pour leurs entreprises. Une ribambelle d’autres donateurs affluent du monde entier, ce flux d’argent doit exciter la partie comptable de notre président, du coup il semble délaisser le reste en reportant sa conférence de presse bilan du grand débat ! Et en plus il est pressé, 5 ans pour reconstruire la cathédrale, il va falloir rapidement donner nos sous. Pinault donne l’exemple en refusant la réduction d’impôts, les autres milliardaires vont ils le suivre ? Encore faudrait-il que leurs groupes payent déjà leurs impôts en France, mais c’est une autre histoire !

Pour conclure,  il y a un type qui veut reconstruire une cathédrale en cinq ans, ne serait-ce pas le même qui est en train de détruire notre pays en cinq ans, et il ne faut pas oublier qu’il n’y a pas que Notre-Dame qui a besoin d’un toit ! A méditer…

Le champion de la com, encore que !

15 avril 2019

D’un côté Il faut parfois reconnaître son talent ou peut-être celui de ses conseillers. Ainsi pour rendre visite à un SDF, scène immortalisée par sa photographe personnelle, sous sa tente il abandonne le costume cravate pour un djean et un blouson de cuir afin de faire plus peuple. Mais en réduisant de 58 millions d’euros les crédits affectés au financement des hébergements d’urgence alors qu’il s’était engagé à ce qu’il n’y ait plus de sdf à dormir dans les rues, il est loin de tenir ses promesses !

Gilets jaunes crise politique

 Avec les gilets jaunes, Macron a plongé notre pays dans l’une des plus grandes crises politiques qu’il ait connu depuis 1968. Une des causes, des choix calamiteux en matière de communication à son niveau. Il le reconnaît lui-même dans son discours du 10 décembre : » j’ai pu blesser certains d’entre vous par mes propos ». Ça  nous a coûté un pognon de dingues, 10 milliards d’euros de mesures sociales pour tenter d’éteindre les protestations d’une grande partie de la population, essentiellement les plus démunis, mais seulement ceux qui travaillent avec un salaire insuffisant. Mais c’est raté, 3 mois après les gilets jaunes sont toujours dans la rue et sur les ronds-points malgré une féroce répression.  Pour les empêcher de manifester le gouvernement réactive les brigadiers voltigeurs de triste mémoire lorsque l’on se rappelle le décès de Malik Oussékine. Alors qu’il faudrait discuter et négocier avec les protagonistes, ce gouvernement ne connaît que la répression comme action politique. C’est navrant !

Des erreurs de communication

Macron ce sont des dizaines d’erreurs de communication alors qu’il prônait l’avènement d’un nouveau monde suite à son élection. La mise en place à marche forcée de ses réformes donnant une impression de puissance, d’influence sur la vie des gens et une image d’autorité qui lui a été défavorable. Il a fallu longtemps à Emmanuel Macron pour comprendre qu’on ne peut diriger un pays en multipliant les vexations aux gens qui ne sont rien, aux ouvrières illettrées de l’entreprise Gad, en passant par les chômeurs qui n’ont pas le courage de traverser la rue, il a oublié que communiquer c’est gouverner mais sûrement pas de la façon hautaine et dédaigneuse dont il a le secret !

Départ de son conseiller

Le départ de son conseiller en communication Sylvain Fort ne va pas tout résoudre d’autant plus que sa directrice de la communication, Sibeth Ndiaye, au langage châtié continue à sévir. Elle vient même d’être nommée Secrétaire d’Etat porte parole du gouvernement, cela ne va pas être triste. Du coup avec la façon irrespectueuse dont il les traite, il n’est pas prêt de se débarrasser des gilets jaunes à moins qu’il finisse par accepter quelques unes de leurs revendications, mais j’en doute, trop orgueilleux pour les accepter comme interlocuteur et céder sur quoi que ce soit ! Il va terminer sa tournée des popotes, le grand débat, par la Corse qui l’a accueilli avec un mot d’ordre : île morte ! Pas terrible la Com !

Que va-t-il  proposer ce soir dans son discours bilan du grand débat aux gilets jaunes et à l’ensemble de ces concitoyens, le suspense reste entier, rien ne fuite, cela va être soi-disant une surprise disent ses communicants. Espérons que ce ne sera la pochette surprise de notre enfance qui le plus souvent ne contenait rien de bien intéressant !

Les SDF, problème non réglé !

8 avril 2019

En 2018, 566 SDF dont 6 enfants de moins de 5 ans sont morts sur le trottoir pourtant Emmanuel Macron s’était engagé à ce qu’il n’y ait plus un seul SDF dans la rue à Noël 2017. Non seulement il n’a pas réussi à tenir ses promesses mais cela ne s’est pas arrangé. Le nombre de décès augmente chaque année et les pouvoirs publics semblent incapables de gérer cette situation. Ce n’est pas nouveau et le gouvernement préfère l’oublier, mais le collectif les morts de la rue recense maintenant ces décès précoces, moyenne d’âge 47 ans alors que l’espérance de vie en France voisine les 80 ans. Le nombre de centres d’accueil est notoirement insuffisant surtout sur Paris aussi Anne Hidalgo veut prolonger de 5 ans celui qui avait été installé dans le XVIème arrondissement au grand désespoir de la droite locale qui pensait que cette verrue allait disparaître de leur quartier. 

Hivers difficiles

L’ancienne ministre du logement, Emmanuelle Cosse, en déclarant bien au chaud dans son ministère : » Si les hivers sont difficiles, celui la n’est pas plus difficile que les autres » botte en touche. Pourtant selon les ONG seulement une personne sur deux est prise en charge après un appel au 115. Ce que conteste bien sûr la Ministre qui donne le chiffre de 30%. Quoiqu’il en soit ce n’est pas un problème de chiffres mais le fait qu’un nombre toujours trop important d’individus soient obligés de dormir la nuit dans le froid de l’hiver. La déclaration du nouveau ministre du logement, un certain Denormandie (qui nous fait honte à nous les normands),  sur la présence de seulement 50 SDF dormant dehors la nuit dans Paris dont certains volontairement, n’a pas convaincu et pour cause. Afin d’éviter les polémiques le président n’a pas repris ce chiffre aberrant, bottant en touche en parlant de problème de méthodologie au niveau du comptage !

Manque de logements 

L’arrivée permanente de migrants aggrave encore la situation mais le problème n’est pas là, ce qu’il manque ce sont les offres de logement. Le vrai scandale, c’est l’accueil en chambres d’hôtels, un mode d’hébergement très coûteux pour l’état mais privilégié car facile à mettre en œuvre sans rien gérer, juste à payer des tarifs souvent exorbitants tout au bénéfice d’hôteliers, un peu crapuleux, propriétaires d’établissements bas de gamme en région parisienne. La maire de Paris a pourtant donné l’exemple en ouvrant des mairies et l’hôtel de ville afin d’accueillir des femmes SDF. Bel effort, espérons qu’il sera suivi par notre gouvernement, il y a sûrement de la place dans les bâtiments de la république.

La mort programmée des petits labos

31 mars 2019

Les établissements de la vague D ont eu une drôle de surprise, une circulaire du ministère les a informé de la fin de la labellisation des Équipes d’Accueil (EA) pour eux cette année et pour tous en 2020. Plus de reconnaissance ministérielle des activités de recherche de ces groupes. L’argumentation du ministère est très fallacieuse, consistant à parler d’une politique donnant encore plus d’autonomie aux universités. Les universités et leur président, enfin vrai chef d’entreprise, pourront ainsi déterminer librement les structures de recherches qu’elles entendront reconnaître et financer, mais aussi celles qu’elles pourront éliminer ! Mais tout cela avec quel argent, le ministère ne le dit pas et pour cause.

Recherche sous tutelle

En dehors de l’aspect financier, plus dramatique encore seront les arbitrages locaux avec une mises sous tutelle de la recherche et de l’enseignement supérieur par le marché, à la botte des

 bureaucrates et des économistes locaux. Fini les enjeux scientifiques extra-économiques, plus de critères nationaux qui étaient plus ou moins homogènes mais jusque là respectés, à la place un assujettissement aux industriels et aux bassins d’emplois locaux. Les  laboratoires SHS vont souffrir, mais pour les sciences molles, comme la biologie marine au Mans, l’avenir est dans les rillettes pour pas dire dans les choux !

Unités locales

D’après le ministère, ces nouvelles équipes ou unités locales seront quand même évaluées par l’HCERES et pourront accueillir des doctorants, mais quid des bourses ? Sans bourses ni financement leur existence risque d’être précaire, la seule solution sera de candidater puis d’émarger sur des appels d’offres régionaux, nationaux ou européens, mais l’absence de label risque d’être rédhibitoire déjà que précédemment, on nous le reprochait maintenant cela va être pire. J’ai peur que la référence à une université mondialement connue et renommée comme « Le Mans Université » risque d’être insuffisante alors que l’ancienne appellation «Université du Maine » en anglais laissait planer une certaine ambiguïté.

Une régression

 Si cette évolution, pardon régression, ne pourrira pas trop la fin de carrière de la génération des cinquantenaires qui vont avoir un argument tout trouvé pour se laisser glisser jusqu’à la retraite en se consacrant à leur enseignement et en ne faisant plus de recherche. Pour les jeunes collègues récemment recruté.es dont la carrière est en devenir, cette situation risque d’être catastrophique, une génération de jeunes chercheurs sacrifiée sur l’hôtel de l’ultra-libéralisme macronien. Une nouvelle fois la politique scientifique, comme le reste, de ce gouvernement est inacceptable et navrante !

Disparition programmée de la fonction publique

25 mars 2019

Les deux objectifs de ce gouvernement libéral concernant la fonction publique sont un recours systématique aux contractuels et la reconversion des fonctionnaires dans le privé. Souplesse et mobilité sont les mots clefs du secrétaire d’état Olivier Dussopt, exsocialiste reconverti, qui a trouvé la foi (en Macron) et présenté ce projet en conférence de presse. Le gouvernement veut mener très rapidement cette réforme alors que les syndicats y sont tous opposés. Elle va bien plus loin que la suppression des 120 000 postes de fonctionnaires promise par Macron dans son programme électoral. Comme par hasard la question du pouvoir d’achat des fonctionnaires, pourtant mis à mal depuis le début de ce quinquennat avec le gel du point d’indice et l’augmentation de la CSG non compensée, n’est pas abordée. Les syndicats ne peuvent accepter la mise en place d’une loi déjà ficelée et allant vers plus de précarité.

Mots clefs

Les mots clefs sont contractualiser, rémunérations au mérite, mobilité, départ volontaire, quel programme ! Mais à part cela les syndicats qui négocient depuis plusieurs mois se plaigne de ne pas avoir le texte de la réforme. Comment négocier dans ces conditions ?

Faire de grosses économies sur le dos des fonctionnaires

Le but est d’économiser 30 milliards au niveau de la fonction publique en augmentant la contractualisation et la durée des contrats en remplacement des titulaires, en incitant à la mobilité avec privatisation des missions et détachements d’office. L’idée de ce gouvernement est de supprimer une grande partie de la fonction publique, seule la haute fonction publique, les catégories A ou plutôt A+ seront conservées, par contre les corps intermédiaires comme les cheminots, les postiers voire les enseignants en feront les frais et c’est déjà en cours.  Si cela continue à ce rythme dans 5 à 10 ans la protection offerte par le statut de fonctionnaire aura disparu. La récente victoire du gouvernement sur les cheminots, bastion théoriquement imprenable, est un feu vert pour poursuivre le démantèlement de la fonction publique.

Il faudra payer plus pour obtenir moins

Le contribuable moyen risque alors de payer plus cher un service de moins bonne qualité. Bientôt, dans le domaine de la santé, pour prendre un exemple, plus on sera riche, mieux on sera soigné. Suivant l’avis de 60% des français (ceux qui ne sont pas fonctionnaire, bien sûr) Darmanin  annonce la fin de l’emploi à vie. C’était l’un des énormes avantages de la fonction publique, pas de risque de se retrouver chômeur et j’en ai profité comme beaucoup d’autres, dommage pour les générations futures dont la qualité de vie sera réduite d’autant.

Comme le serpent du livre de la jungle, Kaa et ses yeux ensorceleurs, Macron termine sa lettre aux français par « en confiance » : on peut être inquiet !

Face à l’Europe !

18 mars 2019

Chaque parti politique doit désigner une liste nationale de 79 candidats (il y 79 places de députés attribués à la France) avec une tête de liste qui se veut représentative. Pour le moment ce n’est pas enthousiasmant depuis plusieurs mois le rassemblement national faisait la course en tête avec comme outsider la république en marche au coude à coude. La reprise en main de la situation par Emmanuel Macron, car son grand débat est en fait une sorte de campagne électorale,  a permis à LREM de reprendre la tête dans les sondages. Cela génère d’ailleurs de vives protestations de Marine et de Jean Luc.

Figurants

En dehors de ces deux partis d’opposition les autres font de la figuration, se partageant quelques misérables pourcentages tous inférieurs au seuil de 10%, deux fois moins donc, autant dire pas grand chose, wallou, les plus touchés étant le PS qui n’a pas encore trouvé de tête de liste bien qu’Olivier Faure soit pressenti avec un petit 5%, et le parti de Benoit Hamon Génération.s avec à peine 2%, c’est misérable pour la gauche traditionnelle.

A côté, ce n’est pas beaucoup mieux, le PC avec un inconnu en tête de liste et trois petits gilets jaunes, cherchant des alliances mais hors Mélenchon, est à 2,5%; un peu au dessus, EELV à 7,5% avec Yannick Jadot comme tête de liste dont le discours me semblait intéressant jusqu’à ce qu’il mette en numéro 2 sur sa liste Michèle Rivasi proche des mouvements anti-vaccins .  « Debout la France » de Dupont-Aignan est retombé dans les sondages (5,5%) après une petite embellie; il comptait sur ces élections européennes pour se refaire une santé et récupérer les voix des gilets jaunes qu’il courtise abondamment. LR avec Laurent Vauquiez, le menteur patenté,  avec une tête de liste, François Xavier Bellamy, contestée même dans son propre parti, mais qui, après une « remontada » surprise, se place en troisième position avec 13% d’intentions de vote, au détriment de « La France Insoumise » de jean Luc Mélenchon (7%) avec qui il faisait part égale il y a peu. Ce dernier a déjà désigné sa tête de liste surprise, une jeune femme : Manon Aubry (rien a voir avec Martine), enseignante à Sciences Po et précédemment membre et porte parole de l’ONG Oxfam France.

Jeunes loups

A l’extrême droite le Rassemblement national (22%) toujours dans la course, le Poulidor des élections, a désigné un jeune loup de 23 ans aux dents longues : Jordan Bardella. LREM (24%) a repris du terrain et la tête, mais le président s’est donné de la peine bien que la tête de liste, une obscure Ministre des affaires européennes Nathalie Loiseau qui a réussi à tenir tête, voire à éclipser Marine Le Pen récemment à la télévision même si l’annonce de sa candidature en fin d’émission était un téléphonée; un bon coup de com. À droite il ne reste pas grand chose l’UDI à 3%, le modem reste associé à LREM, les Patriotes de Philippot stagne à 1,5% et Jean Lassale mènera la liste de son parti « Résistons »  avec un score de 1%, l’Union Populaire Républicaine de François Asselineau favorable à une sortie de l’UE, de l’OTAN et de l’euro est malgré tout crédité de 0,5%. Enfin l’extrême gauche ou du moins ce qu’il en reste, le NPA et LO refusent de se regrouper et vont stagner autour de 1%.

Gilet jaunes

Le dépôt d’une liste gilet jaune qui n’est plus créditée que de 3% ne va pas changer la donne. Tout cela va évoluer, certains partis vont encore y perdre des élus. Par contre il y a un fort rajeunissement des têtes de listes la plupart trentenaire, le plus jeune 23 ans étant celui du rassemblement national, c’est une tendance dans tous les partis. Où cela va nous mener avec des élus manquant d’expérience, on peut espérer qu’ils vont en acquérir sur le tas, mais cela va prendre du temps, on l’a précédemment vu avec les députés LREM souvent très incompétents à l’assemblée nationale.

Surprise, arrivée d’une nouvelle liste verte, écologique, « Place Publique » de Raphaël Glucksman qui oblige les autres liste de « gauche » à revoir leurs copies en rajoutant une ligne verte. Du coup Faure et le PS se placent derrière Glucksman, mais dans ce cas que restera-t-il du socialisme démocratique. Cela ne plait pas à notre maire du Mans, Le Foll qui a quitté le bureau national du PS. Tout cela devrait se décanter en laissant du temps au temps comme disait un ancien président socialiste !

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